Les fêtes de la première lune étaient maintenant terminées depuis deux jours et toute la population de la ville allait, pour quelques jours, devoir récupérer de la semaine de festivités passée. Entre les cérémonies religieuses et les réceptions qui s’en suivaient les habitants de Morn venaient de clôturer une période orgiaque que tout le monde devait maintenant digérer.
Artemus, le tenancier de l’auberge "les trois vestales" était assez satisfait, son établissement avait affiché complet pendant près de quinze jours et les festivaliers n’avaient pas été avares en commandes et en pourboires. C’était seulement la veille au soir que la majorité des locataires avaient donné congé et réglé leurs ardoises, qui pour certains s’élevait à la moitié d’une recette mensuelle habituelle. Il avait compté et recompté toute la nuit les bénéfices qu’il avait tiré de ce nouvel an.
Il restait toutefois quelques occupants dans l’auberge, sûrement ceux qui avaient abusé le plus des joies " liquides " des auberges de la ville et qui ne se sentaient pas encore la force de partir.
Dans la salle commune ce soir là, il y avait : l’aubergiste donc, Artemus ; le cuistot, un gnome que tous le monde s’accordait à appeler Ro, diminutif de son vrai nom ; La fille de joie qui avait élu domicile dans cette auberge, non sans payer une "redevance" à Artemus ; son client du moment un humain dont on ne distinguait pas grand chose. tous deux étaient installés dans une alcôve sombre, aménagée de façon confortable.
Plusieurs autres races étaient aussi représentées, en effet la période de fête, favorisait les échanges entre peuples et certaines inimitiés s’estompaient pour un temps.
Pour preuve, il y avait même un gobelin. Tchak-Tchuk était assis au fond dans l’ombre d’un des quatre piliers de la grande salle. Pour Tchak-Tchuk aussi la semaine qui venait de passer avait été très lucrative. Il n’attendait pas les pourboires lui, il les prenait ! Et il était un fait certain que certains festivaliers avaient étés plus sages que prévu pour cause de bourse miraculeusement disparue se disait-il, peut être pour se mettre en accord avec lui-même. Enfin, il était là pour se divertir un peu, boire, écouter des chansons et dépenser un peu de l’argent qu’il avait volé.
Dans ce coin de la salle, le plus sombre, il y avait aussi une autre « créature » que l’on rencontrait assez peu sur Ishel, tant ils avaient peu envie de faire voir leur bâtardise. Un demi-elfe noir, assurément issu du viol d’une elfe par un drow. Il était habillé de cuir noir, presque comme sa peau. Nadrahir était adossé au mur et tirai de temps a autre sur sa pipe de « lotus noir » reconnaissable à sa fumé violacé et a son odeur acre. Le demi-drow n’avait rien à voir avec le festival, il était arrivé par hasard, en cette période et c’était logé dans cette auberge.
A ce moment de la soirée, Artemus trouva judicieux d’appeler, Loana. Elle entra et commença à chanter une balade entraînante. Elle se déplaça en dansant et alla plutôt du coté opposé à la table du gobelin, vers une autre « peuplée » d’humain comme elle. Il y avait là, surtout des voisins et habitués de l’auberge, mais aussi un paladin, qui regardait le spectacle de cette nymphe dansant devant lui avec un air circonspect. Bontyr était arrivé en ville une semaine auparavant, avait assisté aux offices quotidiens du temple de son ordre, il repartait le lendemain.
La danseuse continua son dédale et s’arrêta devant une autre table, elle ne s’y attarda guère. Effectivement, elle l’a cru vide. Mais Feanor était assis sur une des deux traverses qui tenaient les pieds de la dites table. Elle ne le vit pas. Le lutin la voyait danser plutôt qu’il ne la regardait, plongé dans ses pensés, qu’il était.
La danseuse se retourna donc et chercha. Un nain ! ! Il y avait à droite, attablé devant une chope, un nain, friands de ce genre de distraction normalement. Belharut avait sa hache accrochée dans le dos, il était coiffé d’un casque bizarrement ouvragé, orné d’une épée. Il vit la petiote se diriger vers lui en se déhanchant, puis il ne s’y attendait pas, mais elle commença à jouer avec la natte qui terminait sa barbe. Il ne voulait pas faire d’histoires mais les manières de la jeune humaine n’était pas trop pour lui convenir, alors il fit signe à la demoiselle de s’approcher et lui parla à l’oreille. Aussitôt elle se redressa et fila le plus gracieusement possible à la table voisine sous l’œil narquois du nain.
Elle tomba sur le coin élfique de la salle, en effet ils ne se connaissaient pas mais les trois elfes présents ce soir c’étaient rapprochés, peut être inconsciemment soit, mais le fait était qu’ils étaient assis dans le même coin de la salle peut être pour équilibrer les rapports de force avec la table d’humain à l’autre bout.
Elle commença à danser devant le premier des trois elfes mais n’insista pas réalisant qu’il s’agissait d’une femelle. Toutefois elle eut une désagréable sensation que quelque chose ou plutôt que quelqu’un touchait à son esprit lorsqu’elle croisa le regard de Riesz. Pourtant l’elfe grise n’avait fait qu’effleurer celui ci pour sentir si elle n’avait pas des intentions de vols en l’approchant.
Le deuxième n’était pas non plus digne d’intérêt, un mage sans aucun doute possible, vu sa dégaine, pensa telle, elle savait que les mages n’avaient que faire des distractions charnelles. Ils avaient toujours des choses importantes à faire. Falco n’était pas si occupé que ça finalement, il venait de passer une semaine assez bien remplie à rencontrer des confrères, des prêtres, des druides, des élémentalistes et prenait un peu de repos avant de repartir chez lui. Falco la regarda mais compris qu’elle n’était pas très motivée.
Elle passa au dernier, un male jeune, enfin un auditoire digne de ce nom, elle entama la fin de son numéro et finie renversée sur la table sous les yeux « intéressés » d’Aldebaran. L’elfe lui aussi clôturait sa semaine ce soir, après avoir jouit des festivités et s’être essayé à différents concours ou tournois d’archerie qui avait cours pendant la période de célébration. Il y avait eu meilleur que lui bien sur, mais il n’était pas trop mécontent de lui et s’était montré loin d’être ridicule.
Elle retourna à la table des humains recueillir moult remerciements et compliments puis se retira dans l’arrière salle d’où elle était sortie quelques minutes auparavant.
Le calme revint sur la salle de l’auberge des « trois vestales »
Alors qu’enfin la nuit avait recouvert toute la ville, alors que la journée ne demandait qu’à aller jusqu'à son terme sans évènement particulier, et contre toute attente, la porte s’ouvrit avec une violence rare. Le vent qui mugissait dehors s’engouffra dans la pièce, soufflant les bougies les plus proches, plongeant la grande salle dans une demi obscurité. Tous se retournèrent vivement pour assister à l’entrée de deux éttins, puis d’un humain, puis de trois autres colosses à sa suite. Les cinq éttins prirent positions ça et là dans la salle, l’humain, visiblement un pretre de l'ordre d'Oblitor, regarda tous les occupants de la salle un par un…. En se déplaçant lentement.
- Vous êtes tous en état d’arrestation ! Déclara-t-il. Suivez-nous sans résistance et rien ne vous sera fait si vous n’êtes pas celui que nous recherchons, Toi aussi le tenancier, tu viens avec nous ! !
La déclaration de l’homme encapuchonné déclencha une rumeur ambiante, produite par les commentaires faits, soit à ses voisins, soit dans sa barbe pour soi même.
A ce moment précis, la fille joie qui, comme tout le monde, avait écouté l’homme qui semblait être le chef des nouveaux arrivants, se leva et s’adressa à lui.
- NAN MAIS POUR QUI QU’VOUS VOUS PRENNEZ DONC !
Tous les éttins se retournèrent vers elle.
- VOUS VOUS RENDEZ COMPTE QU’VOUS NOUS DERANGEZ PENDANT NOS AFF… NOS AMOURS ? HEIN ?
Le geste du prètre fut presque imperceptible, mais l’ordre était donné. L’éttin le plus proche de la catin, défourailla. La lame de son épée décrivit un cercle dans l'espace qui ne s’arrêta que lorsqu’elle rencontra un tabouret, l’entamant sérieusement. En chemin la lame était passée au travers du frêle corps pratiquement dénudé de la « dame » sans s’arrêter, pénétrant à la base du coup et ne ressortant que sous l’aisselle opposée, emportant ainsi la tête et le bras droit qui tombèrent sur une table voisine, instantanément ensanglantée.
Tout cela, sous les yeux ahuris de son dernier futur amant. Celui ci se mit à hurler, lorsque L’éttin d’un coup de pied envoya valser le « torse » de la défunte toujours debout, comme figé.
- SILENCE ! ….. Tout le monde va nous accompagner pour une simple vérification.
L’homme encapuchonné dévisagea à nouveau chacun d’eux…..
- Vous allez l’un après l’autre chercher vos biens et nous partirons, si vous n’êtes pas d’accord nous vous tuerons, si l’un de vous tente de s’échapper nous le tuerons, s’il y parvient nous tuerons tous les autres et nous lui donnerons la chasse.
Un éttin sous l’ordre invisible de son maître se plaça à coté des marches qui menaient à l’étage, attendant d’escorter le premier qui se déciderait à obtempérer.
L’aubergiste encore sous le choc, de la disparition brutale de la ‘demoiselle’ qu’il avait fait reluire la nuit dernière encore, eut du mal à articuler, mais ordonna tout de même.
- Ro ! Va éteindre les fourneaux, nous suivons ces…. «Messieurs ».
Puis il s’adressa à ses clients, son visage n’était que supplication.
- Mesdames et messieurs, de grâce, suivons ces…. «Messieurs» et je suis sur que tout se passera pour le mieux….
Son sourire était plutôt forcé, vu les circonstances.
Le silence était maintenant pesant dans la salle commune de l’auberge "les trois vestales", il y avait eu un temps des chuchotements, mais tous en vinrent à la même conclusion il valait mieux coopérer pour l’heure.
Les voisins et habitués, autant dire la majeure partie des humains, sortirent directement, à priori, pris en charge par d’autres sbires au dehors, alors que les « locataires » montaient un à un à l’étage récupérer leurs affaires. "Toutes leurs affaires" avait bien insisté l’homme à la capuche noire.
Alors qu’il se rangeait dans la file d’attente et en passant devant lui, Tchak-Tchuk interpella l ‘homme.
- Excusez-moi, monsieur, je n'ai pas pour habitude de créer des embêtements inutiles, c'est pourquoi je vais vous suivre sans faire d'histoires. Simplement, pour satisfaire ma vilaine curiosité, serait-il possible de connaître votre nom, l'autorité à laquelle vous appartenez et l'endroit où nous allons ?
L’homme s’approcha du gobelin, sans montrer de stupeur ou de dégoût à le voir, il le considérait comme les autres,
- Mon nom est Korevas ! Gobelin, mais qu’importe qui je suis par Oblitor le tout puissant, je pourrai bien être l’ange de ta mort si tu ne te ranges pas avec les autres… je t’emmène c’est tout ou bien tu meurs sur place…
Le gobelin se rendit compte que les sourcils de Korevas étaient taillés en forme de corne tant il s’était approché de lui pour parler.
Un des éttins se rapprochait déjà de la scène au cas ou son maître aurait eu besoin de lui et de son épée… Le gobelin alla se mettre à la suite des autres, même s’il n’avait aucune affaire à prendre, il ne posa pas plus de questions.
Au bout d’un temps tous les locataires furent montés puis redescendus, le prêtre monta alors à l’étage et inspecta les chambres.
Puis, le signal du départ fut donné, ils sortirent dans la cour de l’auberge, la nuit était épaisse mais ils parvirent tout de même à distinguer deux charrettes à foin garées cote à cote qui avaient été équipées de portes et serrures à l’arrière. Une vide et l’autre chargée des habitués du bar. Celle dernière se mit en branle alors seulement que le deuxième groupe sortait. L’explication se dévoila lorsque la première charrette fut partit, un corps gisait à terre, décapité. Résultat du chargement un peu houleux des «soiffards» qui avait pris pas mal de temps en « discussions » et « bavardages » en l’absence de Korevas.
Le deuxième groupe monta calmement dans sa charrette sans qu’un mot ne soit prononcé.
Un éttin monta aux commandes de la charrette, le reste de l'escorte sur leurs chevaux et ils commencèrent un périple dans la ville. A l’évidence le convoi se dirigeait vers les pointes et flèches des temples du quartier religieux de Morn.
Au bout d’un moment le nain pris la parole :
- Messieurs, je suis désolé de vous avoir emmené dans cette histoire, je me présente, je suis Belharut, paladin de Kaléus et c’est moi que ces gens recherchent. Je ne peux pas vous dire pourquoi mais ce que je peux dire c’est que si je suis découvert, si nous arrivons au temple d’Oblitor, pas un de nous ne verra le petit matin. En effet ma mission est de nature tellement confidentielle que personne ne devait même connaître mon existence. Mais je suis bien obligé de vous en parler ma foi….
Il regarda tour a tour les occupants de la chariote pour jauger leurs réactions.
- Il nous faut absolument, sortir de là si nous voulons vivre, ils ne laisseront pas en vie des gens ayant eu vent de mon existence. Ensuite je pourrai vous apporter protection et vos vies seront sauves.
Le nain ne put aller plus loin, car l’humain qui avait faillit seulement passer un bon moment avec la défunte fille de joie se leva comme un ressort et se mit à débiter des paroles à un rythme fou
- Mais non c’est pas ça qu’il faut faire, c’est vous dénoncer c’qui faut faire, leur dire que c’est vous et surtout dire que l’on vous connaît pas, je vais de ce pas aller parler au conducteur et dans une heure au maximum nous seront libres, et vous mort si ça leurs chantent….
Il joignit le geste a la parole et se dirigea vers l’éttin assis devant, lorsqu’il passa devant Artemus celui ci l’attrapa par le bras et l’obligea à se rasseoir.
- Allons mon bon ami, ce monsieur nous explique que se serait signer notre acte de mort, reprenez-vous ! !
L’homme se rassit et ne parla plus, Artemus qui le connaissait bien avait un peu de d’influence sur lui.
- Enfin quoiqu’il arrive, je ne mettrai jamais les pieds dans un temple des disciples d’Oblitor et je mènerai combat à la porte jusqu'à la mort, vous après, je pense qu’il vous sera posé des questions dont vous ne connaissez pas les réponses jusqu'à ce que votre conscience ou votre corps défaille. Je tenais à vous prévenir. Mais je le répète, il nous faut sortir de là et leur fausser compagnie ainsi nous avons une chance.
L’humain alla dire quelque chose, mais n’en eu pas le temps…
A ce moment précis des cris, des chocs, des exclamations devant être des ordres criés dans l’urgence, précédèrent l’arrêt brutal du convoi.
Tous se levèrent et regardèrent vers l’avant. Le convoi était tombé dans une embuscade, à première vue cette affaire intéressait pas mal de monde.
Les trois éttins qui fermaient la marche les dépassèrent et se ruèrent au combat, seul le conducteur resta à son poste, debout et regardant au loin pour essayer de voir quelque chose a travers la nuit l‘épée à la main
C’est le moment que choisi l’humain pour reperdre les pédales
- IL FAUT LEUR DIRE !
Il se leva et se dirigea vers l’avant de la charrette en déblatérant
- IL FAUT LEUR DIRE QU’IL EST LA ET SAUVER NOTRE PEAU JE N’AI PAS ENVIE DE FINIR DECOUPE EN DEUX.
La bataille s'intensifiait, les compagnons le surent aux bruits qui allaient croissant mais aussi car des lueurs de plus en plus fortes émanait de l'avant du convoi. Signes de combats magiques. Les discussions avaient finalement abouties à la même solution : il fallait sortir de là. Le gobelin, s'approcha de la porte arrière et examina la serrure. C’est à ce moment que l'humain reprit ces revendications vociférantes...
- IL EST LA !!!!!
Le plus rapide à réagir fut le gnome de l'auberge, il envoya un puissant coup de pied a l'arrière du genou de l'homme qui plia, celui ci surpris, se retrouva déséquilibré et mis un genou a terre tentant de s'accrocher au paladin d'Ankhmar pour se rétablir. Bontyr, accueillit son frère de sang par un puissant crochet à la mâchoire. Les yeux du gueulard se révulsèrent et il perdit connaissance instantanément : k.o technique!!! Tous se retournèrent de concert vers l’ éttin cocher pour voir s’il avait entendu quelque chose. Il était, bien sur, absorbé par la bataille qui se déroulait un peu plus loin, bouillant de ne pouvoir y participer. Ce problème, temporairement réglé Tchak-Tchuk sortit sa pochette de crocheteur et s'affaira sur la serrure, tous se rapprochèrent pour le dissimuler. Au bout de quelques secondes, un petit bruit annonça que la serrure avait perdu la bataille. Le crocheteur se retourna arborant un sourire qui dévoilait ces dents "putréfiées"
- J'l'ai eu, c'était facile
Tous se reculèrent alors, découvrant pour la première fois l'haleine de leur libérateur
Pendant ce temps le druide était resté silencieux, tout à coup une aura verte l'enveloppa une fraction de seconde, signe pour les connaisseurs que son dieu avait répondu a Feanor.
Très peu de temps après un chat apparut de la rue perpendiculaire à la charrette et vint se frotter aux jambières d’un éttin initialement de l’arrière garde et qui s’était posté un peu en arrière du combat. Celui ci y jeta un œil et lui balança un coup de pied pour le faire partir. Le chat décrivit une parabole aérienne pour atterrir une dizaine de mètre plus loin. Un peu sonné, il se reprit et revint vers son nouveau compagnon le géant. Lorsqu’il fut de nouveau près de lui, une douzaine d'autres chats étaient arrivés et l'encerclait et d'autres arrivaient au loin
L’éttin était décontenancé par tous ces quadrupèdes autour de lui. Il ne le fut pas longtemps car il sortit son épée et commença à tailler dans ce qui était devenu presque une meute, pas très agressive, mais fortement gênante pour lui
Le cocher railla très certainement son collègue car il dit quelques chose de sa position élevée dans une langue inconnue puis partit à rire...
Pendant ce temps l'autre, semait la mort au sein des chats, mais ils paraissaient toujours être aussi nombreux...
Les compagnons se rendirent compte que l'accès à la ruelle perpendiculaire était maintenant rendue difficile car le combattant des chats se retournait sans cesse pour occire encore et encore...
Artemus, le bistrotier, regarda le gnome et le paladin d'un œil mauvais, mais ne dit mot, ne voulant pas subir le même sort que le gueulard... Il dit tout de même :
- Très bien, très bien, nous prenons la fuite mais lui, on ne peut pas le laisser là...
Personne ne réagit à cette affirmation, le sort de l'humain n'inquiétait plus personne maintenant, sauf peut être le nain.
- Tu as raison homme, il faut prendre une décision soit le tuer, soit l'emmener avec nous, il sait trop de choses et il parlerait si on le laisse à ces gens. Toi le paladin, tu parais être le plus fort de nous tous peux-tu le porter pour un temps nous déciderons de son sort quand nous serons hors de vue et en sécurité, pour l'heure il ne faut pas qu'il tombe entre leur main, si tu ne veux pas, je m'arrangerai pour qu'il ne puisse plus parler.....
Le paladin d'un signe de tête fit comprendre au nain qu'il acceptait de le porter pour un temps
Au dehors les combats, celui de l'avant et celui de l’éttin continuait, les humains de la première charrette conspuaient l’éttin qui tailladait chats après chats, sous les yeux toujours hilares de son collègue conducteur.
Le gobelin entreprit d'ouvrir la porte de la charrette, elle ne dit mot et ne les trahis pas...
Alors, tous se retrouvèrent dehors les petits comme les grands, même le gueulard renversé comme un vulgaire sac de patates sur l'épaule du paladin d'Ankhmar. Il attendirent une poignée de secondes pour voir s’ils n'avaient pas été repérés, puis se mirent en route longeant le mur de la rue qu'ils avaient emprunté pour arriver jusque là.
Ils trouvèrent en quelques minutes une ruelle qui tournait sur la droite et purent sortir du champ de vision de leurs ravisseurs.
Les deux membres équipés d'armes de jet qui avaient couvert leurs arrières pendant ces quelques minutes arrivèrent au niveau du reste du groupe et déclarèrent presque simultanément :
- On a un problème, les chats ! Ils se désintéressent de l’éttin pour se diriger par ici. Ça ne va pas nous aider à fuir discrètement ça.....
Au même moment un braillement leur parvint de la rue qui venait de quitter
Le nain passa un œil au coin de la maison, il vit l'éttin délaissé par les chats qui avait ouvert la porte de la chariote et regardait dedans, il continuait à hurler, très certainement des ordres à l'adresse du second qui n'était plus a son poste de conducteur, mais très certainement parti alerter Korevas
Le nain se retourna
- Voila ce qui devait arriver, arriva..... Ils ont découvert notre fuite, la chasse va être donnée dans peu de temps. Y'a deux solutions pour vous partir et vous cacher mais sachez qu'ils n'auront de cesse de vous rechercher jusqu'a ce qu'il vous retrouve pour voir si vous n'êtes pas un des "gardiens". Ou bien me suivre et tenter de rallier le temple de Kaléus ou nous serons en totale sécurité tant que nous n'en sortons pas. Là pour ceux qui m'auront suivit, je pourrais leur expliquer ce qu'il se passe.
Déjà des exclamations fusaient de l'autre rue, on devait s'organiser pour continuer la bataille et dans le même temps donner la chasse aux fuyards.
Le nain repassa la tête de coté pour jauger l'avancé de la situation, et découvrit que déjà une escouade était pratiquement prête à partir à leur recherche, ils allumaient des torches.
Il allait se retirer lorsqu'il vit, une boule de feu descendre du ciel, cela devait venir d'un toit de l'autre coté de la rue, et s'abattre sur la première charrette. Le bois, le bambou et les occupants s'enflammèrent instantanément d'un feu qui n'avait rien de naturel. Les flammes étaient vertes, les occupants de la chariotes de tête hurlèrent mais finalement pas très longtemps, passant de vie a trépas très rapidement, dans ce brasier magique.
Cet épisode, ralentit un peu l'avancé de la préparation de l'escouade perturbée par la violence du sort qui venait de s'abattre si près d'eux. Cela eut aussi un autre effet, il n'y avait plus un chat a 100 mètres a la ronde, tous terrorisés par le feu qui leur avait pour certains roussit les moustaches.
Le nain repris la parole
- Il est évident maintenant que ceux qui sont devant, ne nous veulent pas du bien non plus. Quelqu’un a t’il une idée pour nous permettre de rejoindre le temple de Kaléus sans trop de problèmes.....? Vite!! Aubergiste toi qui connais la ville peux-tu nous guider.....?
Pour toutes réponses Artemus, se retourna et fila entre deux maisons instantanément avalé par les ténèbres, il disparut à jamais.
- Très bien c’est son choix !!! D’autres propositions.... le temps presse !!!
Des bruits de pas cadencés, signe du départ du groupe de recherche, leurs arrivèrent aux oreilles...
Sous l'impulsion, du gobelin le groupe se mit en marche pour trouver un accès au égouts de la ville. En peu de temps, il de trouvèrent tous assemblés autour d'une plaque de bois goudronné. Les plus costauds, l'humain et le nain, l'empoignèrent et après quelques instants de lutte, la trappe bailla et finalement bascula sur son axe. Ponctué d'un grincement suraigu. Un relent pestilentiel s'échappa instamment de l'ouverture, tous reculèrent en portant leurs mains devant leurs nez. Tchak-Tchuk, lui, plongea la tête dans le trou noir.... pendant un très long moment. Il ressortit la tête, fendu d'un large sourire encore une fois, les membres du groupe conservèrent leurs mains en protection, il allait sûrement parler...
- C'est bon, y'a personne !! Faut y'aller !! Vite !!
Et il s'engouffra dans l'ouverture.....
Tous, restèrent un moment pantois, sachant que la seule voie était bien là devant eux. Mais ils étaient aussi conscient que cela allait être une expérience... "particulière" et ils s'y préparaient psychologiquement.
Puis, plus sous la pression de leurs poursuivants qu'ils entendaient arpenter le pavé quelques rues plus loin que par intention véritable, un par un ils entrèrent eux aussi dans les abîmes. Une volée de marches menait dans les sous-sols de la ville. La galerie était comme tous les autres égouts annexes de Morn : deux trottoirs assez larges pour qu'un humain puisse parcourir le réseau et un "canal" central large et profond d'un mètre ou se déversaient les rebus organiques de la cité.
Après un moment, d'adaptation qui amusa au plus haut point le gobelin, la compagnie se mit en marche à la suite de leur guide puisque la trappe avait été refermée et que les bruits de la poursuite s'étaient éloignés puis tus.
Tchak-Tchuk était le seul à le savoir, mais il ne savait pas du tout ou il était dans le réseau sous terrain et encore moins dans la ville en surface qu'il connaissait peu. Mais a coup sur, il allait tomber sur une intersection qu'il connaissait à un moment ou un autre. Il avait en effet en mémoire une bonne partie du réseau.
Au bout de vingt bonnes minutes de marche dans les ténèbres, ils arrivèrent à une intersection particulière.
Le gobelin se retourna et s'écria
- Ah! Enfin!! Je sais ou on est !!!!
Le paladin d'Ankhmar qui portait toujours l'humain et qui était le deuxième de la cohorte fut surpris et prit le F et le S de la phrase en pleine figure et grimaça.
Tchak-Tchuk pénétra dans le collecteur où se déversaient sept canaux en étoile. Un dernier était en contre bas, bien plus important que les autres. Il fut obligé de crier pour couvrir le bruit des "cascades".
- Venez ! C'est par-là !!
Et il pénétra dans une autre des sept galeries. Le reste du groupe eut du mal à faire de même. L’odeur au centre du collecteur était terrible, décuplé !! Et seul l'espoir de retrouver au plus vite la puanteur "normale " les fit progresser. La marche reprit pendant un temps inquantifiable, ils progressaient sans savoir où ils allaient, ni même où ils étaient.
En chemin, l'elfe fumeur décida d'allumer une pipe pour tuer l'ennui de cette marche sans fin. Au bout de deux ou trois longues et profondes bouffées recrachées, spontanément il éteignit sa pipe tant l'odeur des égouts combinée à celle du lotus noir était immonde
Enfin, ils stoppèrent.
- Il y a là au-dessus une place entourée de quatre temples et la population que je détrou…. qui y vient prier à plutôt l'air "fréquentable". Déclara le gobelin
Le nain gravit l'escalier et poussa la trappe de son dos pour pouvoir passer un œil. Il dut faire appel au paladin pour y arriver. Il faisait presque jour la lumière était entre chien et loup. D'où il était, il pouvait voir que deux temples, il reconnut Jorn, "seigneur de la guerre" et Ankhmar "glaive de la justice". Le troisième des temples qu'il aurait pu voir était masqué par un arbre. Le dernier devait être dans son dos puisque la trappe semblait être au centre de la place. A première vue il n'y avait personne à cette heure si tardive ou si matinale suivant les modes de vies.
Il en informa le paladin
Bontyr dit presque instantanément comme récitant une leçon par cœur
- Ankhmar et Jorn sont frères, se sont deux des quatre enfants de Banth " Le Roi soleil ". Les deux autres enfants sont Fhavia et .....Kaléus !!
Il n'y avait pas de temps à perdre
- Allez on sort !! Pousse !!
Les deux paladins gravirent les marches restantes et se retrouvèrent à l'air libre, il n'y eut pas de temps mort cette fois ci pour sortir, similaire a celui qu'il y eut pour entrer. Tous se ruèrent dehors aspirant une profonde goulée d'air pur.
Effectivement, ils étaient au centre de la place "des enfants de Banth" et il y avait bien là, le temple de Kaléus, sans un mot, sans même fermer la trappe, ils coururent spontanément vers la porte. Les premiers arrivés laissèrent le passage au paladin de Kaléus handicapés à la course par ces petites jambes.
Il frappa du poing sur la porte sans ménagement et pendant un temps bien plus qu'inconvenant. Au bout d'un moment une petite porte, à hauteur de nombril pour un humain s'entrouvrit.....
- il est trop tôt pour prier Kaléus.....dit une voix.
- je ne viens pas prier.....enfin si......je suis Belharut !!!! Paladin de Kaléus !!! Ouvre pauv' nain ramollit du bulbe par la prière liquide.
La porte s'ouvrit avant la fin de la phrase, le grade avait produit son effet
Le groupe traversa la cour sous les yeux moitié endormis et ébahis de la "sentinelle".... Des elfes au temple de Kaléus ....! Puis ils pénétrèrent dans le temple proprement dit.
Un humain assez âgé pris la parole alors qu'ils étaient encore au milieu du hall.
- Qu'est ce que....?
Belharut ne le laissa pas poursuivre
- L'église d'Oblitor a mis ces plans a exécution, j'en ai les preuves, démontrées astronomiquement.
Il exhiba un parchemin. Le visage de l'humain interrompu se figea et il parvint à peine à articuler.
- Il faut absolument retrouver les gardiens et récupérer les épées du temps avant eux, c'est notre seule chance. Belharut vous m'entendez, par tous les moyens.....!!!
Le gnome ne put s’empêcher de poser des questions, sans même se présenter.
- Que représente ce parchemin ? Que veut le prêtre d’Oblitor ? Que sont LES EPEES DU TEMPS ?
Les questions s'étaient enchaînées à une vitesse hallucinante... Le vieil homme fustigea celui qui avait osé prendre la parole sans prendre la peine de décliner son identité, sans même attendre que les deux disciples de Kaléus aient fini de s'entretenir
- Qui sont ces.......?
Il ne trouva pas le mot adéquat, demanda t il au nain.
- Ces....... "citoyens" m'ont aidé à fuir pour échapper à Korevas et à rallier ce temple, par des voies particulières, je me voyais mal les laisser à la porte.
Certains membres du groupe qu’on n’avait jamais considéré comme tels, eurent un sentiment d'existence encore inconnu jusqu'ici en tant que "citoyens"
- Il est en ville ? Je ne peux pas le croire....
- Demandez-leur.....?
Il ne le fit pas et commença à faire les cents pas, se plongeant dans une profonde réflexion.
Le nain se dirigea vers ses "compagnons" d'infortune
- messieurs, madame, je suis aux regrets de vous dire que temps que cette affaire ne sera réglée vous ne serez pas en sécurité si vous sortez de ce temple.
Il les regarda d'un air sincèrement désolé.
- Mais il est vrai que vous avez droit a une explication...ce parchemin est la preuve mathématique ou plutôt...astronomique....!?! Ne me demandez pas ce que cela signifie, que la vitesse rotation de la planète décroît. Et ce, d'après les sages que j'ai consultés, jusqu'a son arrêt définitif. Vous aurez très certainement compris que l'église d'Oblitor et derrière ce puissant sortilège.
L’humain sortit de ses pensées brutalement
- On ne peut rien dire à ses manants, il nous faudra les tuer ensuite !!!
Le nain se retourna et dit au vieil homme sans se préoccuper de sa remarque:
- D'ailleurs les disciples d'Oblitor qui nous détenaient ont été attaqués par une formation inconnue ce soir, ce qui signifie qu’il y a un autre "clan" au courant de l'histoire. De plus ils voulaient nous tuer pour m'empêcher d'arriver ici très certainement.
Le vieil homme oublia sa remarque lui aussi et repartit dans ses pensés, le nain sourit, ce vieux Tafkap n'avait pas changé depuis toutes ses années, il fonctionnait toujours de la même façon.
Belharut se re-retourna et poursuivit, laissant le vieux à ses pensés...
- Les épées du temps sont "l'antidote". Enfin, grâce à elles ont peut annuler l'effet du sortilège. Croyez-vous que les dieux laisseraient un sort si puissant sans contre pouvoir ?
Il adressa un coup d'œil à Tafkap qui déambulait toujours
- Voila, vous allez être les hôtes de ce temple, c'est la moindre des choses que je peux faire pour vous avant de repartir.
Le nain se dirigea vers le gobelin d'un pas décidé et se planta devant lui, il mis un genou a terre et dit en le regardant : voir en contre-plongée un gobelin n'avait rien de réjouissant, il le réalisa trop tard
- Merci citoyen de nous avoir libérés, puis guidés jusqu'ici. Mon ordre fera une demande pour que tu sois décoré et reconnu
Le gobelin chancelait de bonheur... lui ! Décoré !Le nain se releva et regarda tous les autres...
- Merci a vous aussi mes amis ! Je mangerai bien quelque chose !! Accompagnez moi a la cuisine nous allons réveiller le cuistot pour nous préparer quelque chose à manger.
Bocuz, le cuisinier du temple, y était déjà et s’affairait pour le plus important des repas du temple, le petit déjeuner. Il fit triste mine quand le paladin et toute la smala à sa suite déboula dans sa cuisine. Mais de bonne grâce il sortit deux jambons, quelques saucissons, trois miches de pain et une demi-douzaine de tonnelets.
Tous s’attablèrent et mangèrent sans se préoccuper de rien d’autre. Le cuistot les regardait avec contentement. Autant faire à manger, autant que se soit pour des individus qui aiment ça. Certaines plaisanteries faisant allusions à des chats fusèrent même accompagnés de rires sincères. Le gnome regardait partout, jamais il n’avait vu une si belle cuisine ! Petit a petit les habitants du temple apparaissaient dans la cuisine et faisaient tous à peut près la même tête en voyant les nouveaux venus, mais personne ne dit mot vu qu’ils étaient en compagnie d’un paladin.
Lorsque tout le monde fut repu, le paladin se leva alla vers le cuistot et lui parla à l’oreille, ce dernier lui répondit de la même façon et Belharut revint vers le groupe pour leur déclarer.
- Amis, je crois qu’il est temps de répondre à certaines questions
Et il pris la direction de la sortie, le cuistot sortit lui aussi, verrouilla la cuisine et les mena dans un dédale de corridors pour enfin arriver à une porte noire. Ils y pénétrèrent et se retrouvèrent dans une salle tapissée de carte. Un vieux nain trahit par la blancheur de sa barbe était assis là et étudier une topographie, il leva les yeux et reconnu Belharut. Un large sourire enjoliva sa face, le paladin fit un pas pour saluer. Après quelques gestes et paroles de retrouvailles le paladin demanda au cartographe
- Maître Hygéen dit-nous les rudiments de la cartographie et de l’astrologie
Le vieux nain regarda Belharut avec surprise, il crut à une plaisanterie
- Tu comprendras bien assez tôt pourquoi je te demande ça, j’ai besoin de ces informations maintenant.
Le vieux commença par ce qu’il pensait être le début, il passa dans une autre pièce et leur présenta une carte en relief d’Ishel, enfin de ce qu’il appelait les terres connues d’Ishel, énorme ! !
Le professeur se munit d’une fin bambou et commença à expliquer, où ils étaient, les différents royaumes connus etc.… puis il tira un rideau pour découvrir une grosse boule sur celle ci était dessiné la même carte que celle qui était en relief a cote d’eux et expliqua donc, que finalement Ishel faisait partie d’une sphère. Ensuite il traversa la pièce pour allumer une bougie représentant le soleil et commença un cours sur la rotation en faisant tourner la boule sur son axe et donc fit apparaître le rythme du jour et de la nuit. Les « élèves » étaient sidérés par cette explication, ça dépassait ce qu’ils auraient imaginé pour certains
Hygéen poursuivit et expliqua le phénomène des saisons, suivant que le soleil s’éloigne ou s’approche d’Ishel. Puis il commença à parler de satellites et d’autres termes incompréhensibles. Le paladin le stoppa
- Ca suffit, merci j’en sais assez
Il se leva, approcha de la boule et la lança pour qu’elle tourne sur elle-même, elle le fit pendant un moment, puis ralentit, puis s’arrêta. La carte d’Ishel n’était pas visible, elle était donc dans ce qu’il avait compris être la nuit. Ils comprirent tous que la rotation pouvait s’arrêter alors qu’Ishel était dans la nuit qui deviendrait une nuit éternelle.
- On aura de la chance si cela s’arrête comme ça, si Ishel reste en plein soleil jusqu ‘à la fin des temps, toute vie sera anéantie très rapidement
Entendant ça Hygéen, compris ce qu’il se passait
- Ils l’ont fait ? ! ? !
- Oui, répondit Belharut, oui ils l’ont fait voit ce parchemin c’est un calcul d’un de tes éminents confrères qui m’a affirmé que oui, c’était déjà en marche, mais nous avons au moins cet avantage, savoir avant qu’il ne soit trop tard…. Il faut absolument convoquer les gardiens et réunir les six épées du temps.
Le cartographe lut le parchemin et au fil de cette lecture son visage se refermait. A cet instant précis Tafkap fit irruption dans la salle des cartes et dit comme s’il avait participé à la réunion depuis le début.
- C'est une autre facette du problème les gardiens ne sont pas contactables...
Le nain qui leur avait fait le cours quelques minutes auparavant s'exclama :
- Comment ça ?
- Et bien le système de rappel ne fonctionne pas
Le nain répéta
- Comment ça ?
Tafkap allait commencer une phrase puis il se reprit pour en entamer une autre, puis finit par dire
- Suivez-moi !
Il sortit de la pièce et se dirigea par un autre dédale de couloir dans son bureau, plus aucun des compagnons d'infortune ne savait ou il était dans le temple et surtout personne n'aurait su retrouver la sortie. Arrivé dans ce que l'on pouvait décrire comme un capharnaüm, le mage sortit un coffret en bois scellé de cire, enfin qui avait été scellé mais qui ne l'était plus. Il posa le coffre sur son bureau et l'ouvrit, dedans il y avait une grosse pierre précieuse verte inséré dans un coussin de velours pourpre, les yeux de Tchak-Tchuk étincelèrent, elle était grosse comme ses deux poings réunis
- Normalement, cette gemme devrait étinceler de milles feux une fois le coffre ouvert, et chaque gardien ayant une petite partie de cette même pierre devraient savoir qu'il est temps de rejoindre l'endroit du rite de reprise du temps. Car chaque joyau, que tous gardien se doit d'avoir constamment sur lui devrait lui aussi briller. Mais là comme vous pouvez le voir rien ne se passe. J’ai réfléchit rapidement a ce phénomène et la seule explication possible est que toutes les expériences faites sur ces pierres, ont été effectuées alors que le temps était en marche. Tu nous apportes la nouvelle que le sortilège est déjà lancé et les pierres ne fonctionnent plus, je ne vois que cette relation de cause a effet.....
- Et comme la boule dans ma démonstration de tout à l’heure, l'inertie fait que la planète tourne encore, c'est ça ? Demanda le paladin à son vieux professeur.
- Oui, tout à fait, à la différence près que la planète pèse, je ne sais pas combien de fois, plus lourd que la boule, ça va mettre des mois à s'arrêter
Il y eut un moment de silence tous semblaient penser à ce qui venait de ce dire et à ses implications. Le gnome rompit le silence une fois de plus
- combien y’a t’il d’épées… ?
- il y a six épées. Deux représentants le jour " l'épée de l'aurore" et la nuit " l'épée du crépuscule". Les quatre autres sont liées aux saisons : "l'épée chaude " pour l'été ; "l'épée du déclin " pour l'automne ; "l'épée froide" pour l'hiver et "l'épée de renouveau" pour le printemps. Elles sont magiques et sont supposées donner des aptitudes ou des pouvoirs spéciaux à leur porteur. Une fois réunies elles peuvent relancer le temps après un rite compliqué. Finalement la rotation reprend, je suppose.
Belharut marqua une pause
- Il faut que je retrouve les gardiens et que je les persuade des se rassembler ou que je les tue s’ils refusent, mais il faut mettre la main sur ces épées avant les agents d'Oblitor
- Ils sont déjà à leur recherche, soyez en sur, mais ils partent avec un handicap majeur, ils ne connaissent pas leur identité.
- Cela ne nous avance pas beaucoup plus, si on ne sait pas où ils sont. Remarqua le paladin
- On peut savoir où ils sont. Mais cela comporte de grands risques, il faudrait aller voir les prophètes noirs
Le nain prit cette nouvelle comme un coup de poing violent au ventre mais ne dit mot. Tafkap poursuivit.
- Nous savons d'autre chose que l'ennemi ne sait pas, les gardiens ont eu pour consigne et ils la font passer à celui ou celle qu'ils ont jugé être leurs "héritiers", les techniques doivent être toutes différentes pour protéger l'épée qu'ils détiennent, donc certains ont put choisir une place forte, d'autres l'exil, d'autres encore l'anonymat le plus complet et très certainement des choses bien plus subtiles encore....
- Est ce vraiment un avantage...... ? Remarqua Belharut.
- L'ennemi attaquera peut-être uniquement nos casernes ou nos dépôts d'armes s’ils cherchent des épées, rétorqua Tafkap
Un autre silence s'en suivit puis au bout de quelques instants le nain conclut
- Je me mets à leur recherche dès aujourd'hui, après quelques heures de repos je partirais, pour rencontrer les prophètes noirs et ensuite je trouverai les gardiens des épées, il le faut
Il se retourna vers la troupe qui n'avait dis mot a part quelques murmures du gnome
- Quant a vous mes amis, vous êtes les hôtes de ce temple, vous aurez logis, pension et vous serez payé pour votre contribution si vous le désirez, jusqu'a ce que toute cette histoire soit terminée. Dehors la mort vous attend, après des tortures innommables si vous vous faites prendre par les disciples d'Oblitor. De toute façon il est impensable de vous laisser sans protection avec ce que vous savez maintenant l'avenir en dépend. J’espère que nous nous reverrons un jour, si je réussis dans mon entreprise de recherche des épées du temps. Bocuz vous fera voir vos quartiers, ils manquent un peu de confort mais sont sains. Encore une fois merci de votre aide, sans vous je pense que je me serai fait prendre, maintenant il faut que je dorme quelques heures, je vous reverrai avant mon départ, je ne pense quitter le temple que proche du crépuscule.
Sur ce il se retira dans ces appartements pour récupérer de cette nuit pour le moins agitée. Les autres furent conduit eux aussi dans leurs appartements, grand mot pour cette pièce de deux mètres sur trois qu'ils se virent chacun attribuer.
La matinée s’écoula sans qu’aucun évènement lié à ceux de la nuit précédente ne se produise, ils se retrouvèrent tous au repas de midi, pantagruélique, Bocuz avait fait du zèle, mais personne ne s’en plaint. Seule la cascade de rillettes de sanglier résista à une disparition totale.
A la fin du repas Belharut disparut à nouveau mais cette fois ci avec tous les plus hauts dirigeants se trouvant au temple ce jour là.
Il ne réapparut qu’en fin de soirée, il s’approcha du groupe qui flânait ça et la dans la grande pièce commune du temple. Tous se regroupèrent pour écouter ce que le nain avait à dire.
- Bien mes amis, je m’en vais. Encore une fois merci…
Comme pour ponctuer la fin de sa phrase un bruit sourd se fit étendre, du dehors semblait il…. Le nain s’arrêta de parler et attendit pour voir si le bruit recommençait et surtout pour essayer de le définir. Il allait reprendre la parole lorsque le bruit recommença, on aurait dit une sorte de déflagration. Il stoppa de nouveau et tendit l’oreille, bien décidé à ne pas parler jusqu’au prochain bruit. Pour toute réponse il n’eut que le vacarme de pas arrivant à grande vitesse dans le couloir principal menant à la grande salle
Un homme habillé d’un costume de garde, plus folklorique que militaire, roulait de gros yeux et déclara en voyant Tafkap :
- On attaque la porte messire, avec quoi je ne sais pas mais elle tremble de toute sa hauteur à chaque coup de………..
Il ne trouva pas le mot.
- Cette porte est indestructible, elle est protégée par des runes magiques sur sa face extérieure
Mais sous le regard paniqué du garde, le mage décida tout de même d’y aller voir, le paladin de Kaléus, ainsi que ses sauveurs de la veille le suivirent eux aussi très curieux mais assez confiant après les propos de Tafkap.
Ils traversèrent le temple de part en part pour se retrouver dans la cour qu’ils avaient traversée à la hâte au petit matin, d’ici le bruit était effroyable, d’une puissance qui en avait déjà fait douter plus d’un a l’intérieur du temple vu les mines déconfites des hommes chargés de la garde.
Au bout de quelques minutes le bruit recommença mais cette fois ci la porte céda, elle éclata en une myriade de petits morceaux de bois qui partirent dans tous les sens en emplirent la cour.
Une fois la surprise, les minuscules copeaux et la poussière retombée, ils découvrirent Korevas se tenant debout au milieu de la place des fils de Banth, accompagné d’une petite armée.
Instantanément Tafkap se mit au milieu de la cour et incanta, faisant de bizarres arabesques avec ses mains, très peu de temps après un déluge de feu et de matières incandescentes s’abattit sur la place. Certains des assaillants furent touchés mais les plus près de Korevas semblaient être épargnés
Le mage exécuta une nouvelle passe avec ses mains et en lieu et place de la porte, maintenant se dressait un mur de feu. La chaleur était insoutenable dans la cour.
- Ça devrait les ralentir quelques minutes, fuyez ! ! ! Passez par la porte de derrière……et emmenez tous ces gens avec vous, il ne faut pas qu’ils tombent entre leurs mains.
Il était clair que le temple n’était plus une place où ils étaient en sécurité. Le nain fit volte face et partit en courant vers le temple, suivit de tous, il retraversa celui ci à nouveau pour se retrouver devant une petite porte qui donnait sur l’extérieur mais dans une rue derrière le temple.
Il l’ouvrit et se glissa à l’extérieur puis entra de nouveau presque instantanément. Il s’en doutait mais fut tout de même surpris par le comité d’accueil qui s’y trouvait. Les disciples d’Oblitor avaient prévu la fuite par l’arrière et la rue était obstruée par quatre éttins, deux de chaque cotés et il était évident qu’ils avaient pour mission d’empêcher toute fuite par-là.
Des bruits de combats commençaient à se faire entendre dans le temple même, la colonne de flamme avait du tomber et les compagnons de Kaléus avaient pris les armes pour se défendre. Belharut décrocha sa hache de derrière son dos et resserra la lanière de cuir autour de son poignet
- Mes amis, m’est d’avis qu’il va falloir sortir en force si on veut sauver nos fesses de ce foutu bordel!
Ils se préparent tous, en défouraillant leurs armes blanches ou en préparant projectiles et projecteurs. Belharut franchit la porte le premier, descendit la volée de marche et stoppa quelques instant pour analyser la situation, elle n’était pas gagnée d’avance….
Il fallait choisir son éttin, ils avaient l’air tous similaires, le nain opta pour celui qui était sur sa gauche, de l’autre coté de la ruelle, c’était celui qui avait réagit et bougé le premier. A sa suite les plus prompts à être sortis du temple furent le paladin, le demi-drow et le gnome, lames au clair ils eurent le même temps d’arrêt avant de se décider, ils choisirent tous trois la droite de la rue. Derrière eux le reste du groupe était sortit, mais était plus prudent, observant l’action avant de prendre une décision.
A droite le gnome arrivait sur l'éttin, celui ci abattit sa lame sur le gnome qui esquiva habilement d’une roulade, il se retrouva derrière le géant et lui assena un coup de pied derrière le genou. L’éttin fut déséquilibré mais réussit à rester debout en prenant appui sur sa lame, il allait réagir et attaquer à nouveau Rohagus mais Bontyr arrivait sur lui l’épée brandit et il eut juste le temps de parer le coup du paladin, les deux lames se bloquèrent et commença un mano-a-mano entre les deux combattants. Voyant ça le gnome essaya une autre attaque mais en sautant cette fois ci pour atteindre des parties plus « sensibles ». Toujours aux prises avec Bontyr l'éttin le vit du coin de l’œil et étendit le pied pour l'accueillir. Rohagus pris le coup de pied dans le ventre a l’appel de son saut, il valdingua à quelques mètres de la et ne pu se relever de suite. Le duel de force tournait à l’avantage de l’éttin qui pesait de tout son poids pour faire plier le paladin, jusqu’au moment ou il reçut la flèche d’Aldebaran. Celui ci avait suivit toute la scène du haut de l’escalier, voyant le paladin faiblir et le gnome hors combat, il descendit les trois marches et pris l’éttin pour cible, cible assez facile car pratiquement immobile, figé dans l’effort du duel. La flèche alla se ficher à la base du coup et le sang coula au bout de la flèche, souillant les plumes d’empennages presque instantanément. Le paladin enfin libéré, fit faire un tour complet à sa lame pour l’abattre sur le crâne de l’éttin, son casque de cuir renforcé fendit, ainsi que le crâne qui était en dessous. Le colosse s’affala par terre, mort avant de toucher le sol
A gauche le nain avançait sur son opposant faisant décrire de grands cercles dans l’espace à sa hache au bout de sa lanière de cuir si bien qu’on ne savait jamais où elle était réellement. Le vrombissement que cela provoquait était inquiétant. l'assaillant ne s’y était pas trompé et s’était arrêté pour ne pas se faire surprendre pas la hache tournoyante. Riesz, La psioniste attaqua mentalement le colosse qui attendait la première attaque du nain en lui envoyant des images les plus désagréables possibles dans l’esprit, celui ci n’en fut pas vraiment affecté puisque habitué à voir toutes sortes d’horreur en compagnie des prêtres d’Oblitor, mais plutôt surpris de voir des images défiler dans sa tête, il eut de fait quelques secondes d’inattention qui donnèrent une ouverture au nain. La hache partit du bas pour aller se ficher dans le flanc gauche de l’éttin, la plaque d’armure céda, la lame entailla les chairs mais peu profondément, assez tout de même pour que le blessé n’ait qu’une idée en tête : la retirer. Le seul problème fut que ni lui, ni Belharut n’y parvinrent. La hache était coincée dans l’armure. Le nain lâcha la lanière et fit deux pas en arrière, désarmé. Devant un éttin qui s’acharnait à ôter ces quelques centimètres de métal enfoncés dans ces cotes de sa main libre, l’autre n’avait pas lâché son arme.
Dans le même temps, l’autre assaillant du coté droit, le seul qui n’était pas attaqué directement, c’était approché pour prêter main forte a son compagnon aux prises avec le nain, il avait déjà brandit son arme, mais fut incapable de frapper, immobilisé qu’il était. La raison elle aussi était sur les escaliers, Falco, le mage arcaniste avait les mains tendues vers l’éttin et marmonnait dans sa barbe, tenant sa «proie» figé à la force de son pouvoir. Voyant ça Tchak-Tchuk, jaillit de la porte du temple, longea le mur et passa derrière l’éttin comme statufié. Il était conscient car il roulait de gros yeux dans tous les sens mais ne comprenait pas pourquoi ses muscles ne répondaient plus. Le gobelin n’hésita pas une seconde et planta sa dague dans l’arrière de la cuisse de l’éttin et la retira en imprimant une brusque rotation a son poignet, cela eut deux effet, l’éttin poussa un cri horrible qui traduisait l’effet que pouvait provoquer dix centimètres d’acier taraudé dans le corps et le sort fut rompu. Retrouvant ses sens l’éttin voulu se retourner pour faire face au gobelin mais il en fut incapable, sa jambe ne pouvant plus le porter. Il lança donc d’un geste ample sa lame derrière lui. Lame qu’esquiva sans problème Tchak-Tchuk avant de se replier sur les escaliers bien content de son action. Les deux colosses étaient touchés et handicapés mais toujours dangereux et leurs faisant face il n’y avait plus que le paladin de Kaléus désarmé.
Le dernier combat, simultané aux deux autres, était à première vue déséquilibré entre Nadrahir et l’être qui semblait beaucoup plus puissant que le demi-elfe noir. Mais sa capacité à esquiver les coups rivalisait contre la puissance brute de l’éttin. Il y eut plusieurs attaques toujours évités par un retrait du buste ou un petit saut en arrière, jusqu’au moment ou l’éttin fut emporté par son élan et se découvrit un peu plus qu’a l’habitude, agacé sans doute de ne pouvoir enfin toucher son adversaire. Le demi-drow d’un geste précis et rapide, transperça l’avant bras droit du géant. Celui ci lâcha son épée, incapable de ne plus rien tenir. La lame que l’elfe avait lui aussi lâchée passait de part en part de son bras, maculée de sang.
Nadrahir perdit une fraction de seconde à changer son arme restante de main et ne vit pas venir le coup de poing gauche que l’éttin lui prédestinait. Il prit le coup en pleine face. Instantanément les ténèbres envahirent sa vision, ses jambes flageolèrent, et il sombra dans l’inconscience. L’éttin hésita entre le finir et ôter cette lame. La douleur lui fit prendre sa décision. Il attrapa le manche de l’épée mais n’eut pas le loisir de tirer dessus car une douleur encore plus vive envahit son flanc gauche, il se retourna pour voir un carreau d’arbalète fiché dans son armure et de moitié entrée en lui. L’elfe psioniste avait de nouveau frappé, de son arbalète cette fois ci. Le sang s’échappait de la blessure rapidement et tous mouvements que pouvait faire le guerrier faisait bouger le carreau à l’intérieur et provoquait une douleur terrible. Il lâcha l’épée et se saisit du carreau qu’il ôta d’un coup sec, ponctué d’un hurlement de bête, rauque et puissant. Après cela son attitude changea quelques peu, ses paupières papillonnaient et sa stabilité était mal assurée.
Bontyr qui venait juste d’occire son éttin non loin de la, réalisa qu’il était dans un état proche de l’évanouissement. Il bondit sur lui et abattit sa lame sur ses cervicales . Les vertèbres cédèrent dans un craquement sinistre. La tête désolidarisée du reste mais tenant encore au corps par la peau du cou tomba sur le torse de l’éttin et l’entraîna dans une chute qui se termina juste a cote du pauvre Nadrahir encore inconscient.
De l’autre cote de la rue, l’éttin avait renoncé à enlever la hache de son armure et s’était dirigé vers son congénère, ils se parlèrent rapidement et peu de temps après s’être retourné l’armure et la hache tombèrent à terre. La hache n'avait finalement pas fait beaucoup de dégâts, elle avait plus "épluché" l’éttin qu’autre chose qui avait la moitié des cotes a l’air mais rien de vital pour lui. Il repartit à la charge de Belharut.
Voyant cela l’archer de la troupe se déplaça rapidement, tout en portant la main à son carquois, pour se placer derrière le nain qui reculait à mesure que l’éttin avançait. Il banda son arc, stoppa et libéra la flèche instantanément. Elle alla se planter dans la poitrine dénudée du géant. Il arrêta sa course, la flèche tirée de si près était entrée très profondément et le fait seul respirer était une torture.
C’est à ce moment précis où la psioniste releva la tête après avoir rechargé son arbalète. Elle voulait tirer à nouveau sur l’agresseur de son frère elfe mais il gisait déjà a coté de lui, mort, déversant des flots saccadés de sang sur l’elfe inconscient qui commençait à reprendre ses esprits, réveillé par le bruit d’un l’éttin en armure s’étalant sur les pavés à quelques centimètres de ses oreilles.
Le paladin d’Ankhmar passa en coup de vent devant elle, se ruant déjà sur un autre éttin. Elle le suivit du regard, s’avança pour s’ouvrir l’angle de tir et lâcha son carreau sur l’éttin au torse pelé, il le prit dans le flanc opposé a la flèche et cela le stoppa plus encore, il faisait toujours face l’arme haute grâce à sa constitution mais était incapable de toute initiative de combat. Aldebaran pendant ce temps avait eu le temps de piocher à nouveau dans sa réserve. Il décocha cette fois une flèche qui alla droit a la gorge du colosse. Celui lâcha son arme, tomba à genou, porta ses mains à sa gorge puis s’affala sur les pavés, enfonçant plus encore les trois projectiles.
Le lutin lui, avait emboîté le pas du paladin qui arrivait sur le dernier des assaillants, celui ci immobilisé ne pu que parer le coup que lui assena Bontyr, le lutin passa derrière et tenta de planter sa dague dans le tendon du géant pour lui porter un coup décisif. L’éttin ne le vit même pas hypnotisé par la lame de l’humain devant lui. Feanor frappa de toutes ses forces…. La lame entra de quelques millimètres dans le mollet de l’éttin. Mais la jambe blessée de celui ci parant le deuxième coup puissant du paladin plia au même moment et le géant chuta. Aux yeux du lutin son coup avait été mortel, il avait frappé et l’éttin s’était écroulé pour ne plus bouger. Il exultait. Si l’éttin ne bougeait plus c’est que le gobelin avait suivit toute la scène le long du mur et avait jaillit pour égorger l’éttin quelques secondes seulement après qu’il est touché le sol. Tchak-Tchuk repartit aussi vite qu’il était venu un méchant sourire aux lèvres. En deux temps, Il avait tué un éttin a lui tout seul.
Durant toute la fin du combat le gnome et le mage n’avait pas bougé de leur position, éprouvés qu’ils étaient pour des raisons diverses et récupérant leurs forces
Le silence retomba dans la ruelle personne ne dit mot, écoutant ce qu’il se passait dans le temple, des bruits de combats faisaient toujours rage à l’intérieur les disciples de Kaléus semblaient vendre chèrement leur peau.
Tous se dirigèrent vers l’elfe encore groggy, excepté Belharut qui essayait déjà de récupérer sa hache à coup de botte. Nadrahir leva la tête, l’hématome qu’il avait à l’œil à demi fermé mettrait quelques jours à disparaître mais il paraissait lucide, couvert de sang éttin, un peu sonné mais vivant.
Ils se rassemblèrent une fois la hache récupérée et les forces de chacun plus ou moins retrouvées, Les tireurs récupèrent leurs traits respectifs et le gnome comme à son habitude posa une rafale de questions
- Où allons-nous maintenant ? Il faut qu'on s'en aille ! Vers où nous mène notre quête désormais ? Vers quelles nouvelles aventures nous emmènera le vent de la gloire ?
La situation ne prêtait pas a sourire mais le paladin de Kaléus lui en fit un tellement il était enthousiaste a l’idée de partir à l’aventure tous les dangers qu’il venait de croiser ne l’avait pas refroidit le nain lui répondit avec douceur.
- Tu n’as pas bien écouté ce que nous a dit Tafkap petit ami, nous devons aller voir les prophètes noirs, eux seuls peuvent nous renseigner sur l’endroit ou se trouve chaque gardien. Si nous acceptons d’en payer le prix. C’est pourquoi il nous faut quitter la ville au plus vite les prophètes ne se trouvent pas a Morn mais dans les marais sans fin et nous devons nous y rendre le plus rapidement possible.
La psioniste intervint à ce moment pour préciser
- Cela serait plus simple avec nos montures, il serait peut être intéressant de retourner à l’auberge pour les récupérer, non ?
- Des chevaux ! ??? Geignit Rohagus d'une voix criarde ! "Des chevaux ? Vous voulez vraiment aller chercher de ces gros trucs gigantesques qui vous écrasent une jambe de gnome sans même sans rendre compte ?! J'en connais même un, une fois qui m'a pris pour une pomme et a voulu me becqueter !... Non, sérieusement...
La voix du gnome est encore un peu trop aiguë pour la normale.
- Vous pensez vraiment que ça vaut la peine de retourner à l'endroit où les méchants savent que nous pouvons revenir à tout moment, et tout ça pour aller chercher des trucs patauds et moches qui vont faire clop clop clop sur les pavés de la ville et nous faire repérer encore plus facilement... ?
Il tira à nouveau sur la manche de Belharut :
- Vous, monsieur le paladin, vous savez où est le vrai danger et où nous mène notre quête : venez, fuyons à nouveau par la tanière du gobelin et dirigeons-nous vers un endroit de pure aventure et vers les épées du temps !
- Les égouts nous mènerons à la sortie de la ville mais après nous serons effectivement très handicapés pour nous rendre là bas…. Rétorqua le nain.
Les autres membres du groupe ne semblaient pas être opposés à retourner à l’auberge, donc décision fut prise de se mettre en route. Le gnome n’était pas content du tout mais il suivit le mouvement peut être que l’idée de revoir Artemus le fuyard ne lui convenait pas.
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Le prètre d'Ankhmar avait été tiré de son sommeil brusquement par la première déflagration, il mit plusieurs secondes à savoir ou il se trouvait, sa vie de nomade l'obligeait à dormir souvent dans des endroits différents et ces réveils étaient souvent confus, mais là, la déflagration avait été puissante et le souvenir de l'endroit ou il était lui échappait. Il avait ressentit l'onde de choc juste après le son.
La deuxième fut tout aussi forte et la courte lumière qu'elle produit illumina la chambre dans laquelle il avait passé la nuit. Il se rappelait maintenant, il était au temple de son dieu dans la capitale des royaumes : Morn. Il était arrivé la veille au soir et depuis il se reposait et méditait pour trouver les ressources de repartir. Il se leva précipitamment pour voir s’il apercevait la source de ces explosions. Sa chambre donnait sur la place des fils de Banth, place carrée dédiée aux quatre enfants de Banth, Jorn, Kaléus, Fhavia et Ankhmar. Tous représentés par un temple sur les quatre cotés.
Le spectacle qu'il découvrit, lui fit croire qu'il était encore endormi, une petite armée… des forces du mal, envahissait la place face au temple de Kaléus. Devant eux un homme en robe et capuche noire se tenait un bras en l'air. Lorsqu’il l'abaissa une boule d'énergie pure fusa et s'écrasa sur la porte du temple voisin. Le bruit puis l'onde de choc lui rappelèrent qu'il était bien éveillé. A la sixième boule la porte éclata en une myriade de petites échardes, laissant l'accès au temple béant. Quelques secondes plus tard, une nuée de météores miniatures, s'abattit sur la place faisant un nombre important de victimes au sein des assiégeants, surtout dans les rangs de ceux qui étaient loin du mage. Puis l'attaque fut donnée, les attaquants pénétrèrent dans le temple et la bataille s'engagea. Le prêtre s'habilla rapidement et descendit dans la salle commune ou déjà bon nombre de personne se tenait.
- Nous ne pouvons intervenir!! Disaient certains
- Il le faut pourtant !!! Rétorquaient d'autres
Tarabas, se garda bien de donner son opinion et se dirigea vers les cuisines. Quelques minutes plus tard il était dans une ruelle sombre derrière le temple et courrait déjà, vers le temple de ses frères qui subissaient une terrible attaque.
Il arriva sur la place qui s'était considérablement vidée et maintenant l'entrée était tenue par les assaillants. Il était sortit de son temple par une porte de derrière, il y'en avait sûrement une a celui ci. Il fit le tour du bâtiment au pas de course et trouva les cadavres de quatre éttins dans la ruelle de derrière et la porte grande ouverte il s'y engouffra.
Aussitôt entré, des bruits de poursuite se firent entendre dans le couloir devant lui, il prit l'escalier sur sa gauche. Arrivé à l'étage il fut accueillit par un hurlement venant d'une des pièces. Le prêtre fit une rapide prière à Ankhmar, avec les années celle ci était entrée bien profondément dans son esprit pour en faire partie intégrante. La lumière jaillit en entoura le prête pour se transformer en une aura lumineuse.
Tarabas en entrant dans la pièce il se trouva face à un mage en robe noire la main tendue vers un autre mage en robe rouge et or qui semblait, lui, comme hypnotisé. Celui en noir réagit, de suite à l'entrée de Tarabas et se cacha les yeux en le voyant approcher. L’autre s'écroula sur le sol. Le mage en robe noire remit sa capuche dis quelques mots et disparut, il avait pris conscience qu'il ne pourrait lutter contre un prêtre d'Ankhmar sans s'y être préparé auparavant et préférait fuir cette fois ci.
Le prêtre se rua sur l'homme à terre et lui apposa les mains tout en priant Ankhmar pour qu'il aille mieux. Il reprit connaissance après quelques secondes. Il était vivant mais n'allait pas fort. Il voulut pourtant parler malgré les ordres de Tarabas pour qu'il resta calme.
- Il faut que vous fassiez quelque chose pour moi avant que je ne trépasse, jurez sur Nexus que vous porterez un message pour moi !!!
L’homme parlait du père de son dieu et de tous les dieux. Le prêtre ne put qu'approuver de la tête et accepter de faire le messager, de plus, l'homme semblait être un haut dignitaire de son culte, il ne pouvait qu'obéir....
- Je m'appelle Tafkap, il y a un groupe d'aventuriers qui est partit, il a peu de temps, au tout début de l'attaque, par la porte de derrière. L'homme lui décrivit rapidement le groupe, ils sont partis pour une quête très importante pour les forces du bien, ils sont partis vers les marais du Nord mais ils ignorent une information que j'ai lue dans l'esprit de ce mage lorsqu'il essayait de savoir des choses dans le mien......
Tarabas repensa aux quatre éttins de la rue de derrière, ils avaient du passer cette première étape songea t-il
L’homme fut pris d'une quinte de toux et du sang perla dans sa bouche. Il continua pourtant...
- Ils ont déjà une épée en leur possession, il faudra leur reprendre, dites leur seulement qu'ils ont déjà récupéré une épée...
Ce fut la les derniers mots de l'homme qui disait se prénommer Tafkap. Il mourut dans l'instant suivant.
Lorsque Tarabas ressortit de la pièce les combats avaient cessé, tous les assaillants avaient battu en retraite et les morts se comptaient par dizaine des deux cotés. Le prête aurait bien voulut soulager certaines de ces créatures soit en leur donnant la mort, soit en priant Ankhmar, suivant dans le camp ou elles étaient, mais il n'avait pas le temps il fallait qu'il rattrape ce groupe. Il se dirigea vers la sortie, se retrouva dans la ruelle, fit a nouveau le tour des deux temples voisins et finalement déboula dans l'écurie du temple d’Ankhmar, Tarabas scella un cheval à la hâte et sortit du temple pour rallier la sortie de la ville la plus proche.
Il arriva à la sortie Est à peine un quart d'heure après, si ces aventuriers devaient aller plein Nord vers les marais il fallait qu'il traverse le fleuve et pour ça il n'y avait qu'un pont au nord. Le prête talonna son cheval et chevaucha ainsi pendant deux bonnes heures a travers champs et forêts. Il atteignit le pont au levé du jour, le passa pour se retrouver sur l'autre rive. Il examina le sol, il n'était pas expert mais personne n'était passé par-là depuis un bon moment et certainement pas une troupe de huit cavaliers.
Il décida donc de les attendre là.
Au bout d'une demi-heure, Tarabas entendit les sabots de plusieurs chevaux arriver au loin, il se cacha dans un bosquet et attendit.
Un groupe de trois cavaliers encapuchonnés de noir arriva. Ils s'arrêtèrent là devant le pont sur l'autre rive et ne bougèrent plus, semblant attendre eux aussi quelque chose ou quelqu'un et peut être bien les mêmes personnes que Tarabas.....
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Ils errèrent dans la cité une bonne partie de la nuit, progressant à pas de loup et faisant bien attention à ce qu’il y avait devant et derrière eux à tout moment. Le quartier où se trouvait l’auberge des « trois vestales » était à l’autre bout de la ville et ils avancèrent à l’instinct jusqu'à ce que Rohagus reconnaisse une place. De là, il les guida un peu contre son gré. Il les amena derrière un tas de bois, la réserve de l’auberge pour les fourneaux.
- C’est juste derrière…
Ils passèrent tous la tête discrètement pour découvrir un spectacle assez perturbant. Belharut et d’autres au sein de la troupe commençait à comprendre l’attaque du temple. Artemus mais aussi le gueulard étaient crucifiés sur la porte de l’écurie, chacun son battant de porte. Une tente siégeait au centre de la cour et un éttin en surveillait l’entrée. On pouvait penser que les deux malheureux avaient été torturés pendant des heures pour livrer le peu d’informations qu’ils détenaient vu leur état.
- Il faut trouver une solution pour récupérer vos montures, mais il faut aussi que l’on trouve une solution pour sortir de la ville sans se faire remarquer car s’ils sont là, on peut être sur qu’ils surveillent les portes de la ville.
Les messes basses derrière le tas de bois commencèrent pour mettre au point un plan d’action. Le gobelin et le druide devraient aller reconnaître la sortie de la ville, le gnome s’introduirait dans l’écurie par les toits pour libérer les chevaux en ultime solution si tout se déroulait mal. La psioniste, demeurée derrière la réserve de bois en compagnie du mage et de l’archer, sonderait l’esprit de l’éttin pour tenter de savoir s’il est seul ou non, une fois cela fait Falco tenterait par un sort de son choix de neutraliser l’éttin pour un temps, l’archer derrière lui en couverture. Dans le même temps le reste du groupe, le maître d’arme momentanément borgne et les deux paladins, auraient fait le tour des bâtiments pour prendre l’éttin à revers et tenter de l’assommer ou de le tuer si cela s’avérait nécessaire. Pour ce faire Nadrahir inspecta le tas de bûche et en sélectionna une, la soupesa et la tendit à l’humain le plus grand de l’assemblée.
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Les premiers à se mettre en action furent le gobelin et le druide. Ils repartirent tous deux par la route d’où ils venaient pour ne pas se faire voir de l’éttin de garde et firent le tour du pâté de maison pour retrouver la direction du sud. Il fallait trouver le mur d’enceinte de la cité avait dit le gnome et le suivre jusqu'à la porte.
Tckak-tchuk aurait préféré être seul mais la présence du lutin finalement n’était pas un handicap, sa petite taille jouait pour lui. Il leur fallut progresser prudemment, certains habitants se levaient déjà, le jour arriverait dans une bonne heure et les boulangers, barbiers et aubergistes vaquaient déjà à leurs occupations. Ils durent se cacher dans une sombre alcôve ou derrière une grosse barrique à quelques reprises pour les laisser passer avant de reprendre leur chemin mais au bout de quelques minutes de marche dans les rues ils trouvèrent le fameux mur.
Le visage du gobelin s’éclaira une fois de plus d’un sourire majestueux, il n’était jamais descendu si au sud de la ville en surface et ignorait que les habitants se servaient de la large avenue et surtout du mur comme décharge ou grenier ou cave ou brocante c’était finalement difficile à dire. Il y avait adossées au mur toutes sortes de choses, laissées là à l’abandon. Des vestiges de chaises, tables lits, tonneaux, attelages ; des stocks de bois, foin, paille ; mais aussi des déchets organiques ou ménagers. Le tout formait un gigantesque bazar fort nauséabond.
Le voleur plongea dans cet enchevêtrement et commença à y progresser sans bruit, pratiquement invisible de la rue. Il s’arrêta, le druide n’était plus derrière lui. Effectivement, Feanor avait eu quelques hésitations à y pénétrer tant l’odeur était terrible, mais l’expérience des égouts et du collecteur qu’il avait du traverser avait été bien pire se dit-il, là au moins il pourrait respirer un peu d’air frais de temps en temps. Il rejoignit rapidement le gobelin qui l’attendait avec un certain amusement sur le visage.
Ils continuèrent à progresser. Bizarrement il n’y avait là personne dans les rues, et de fait pas un commerce dans la longue avenue qui longeait le mur. Tout le monde devait encore dormir à une heure de l’aube. Il leur fallut encore un bon quart d’heure pour apercevoir la lumière de la porte sud de Morn.
A partir de là, leurs mouvements se firent plus lents et chaque geste était calculé à l’avance pour ne pas se trahir. Ils avancèrent jusqu'à un morceau de pressoir qui avait du éclater lors d’une vendange passée et observèrent la porte. D’abord ils crurent qu’il n’y avait personne, mais le son du piétinement nerveux d’un cheval les alerta. Dans l’ombre de la porte opposé se tenait une silhouette encapuchonnée de noir et pratiquement immobile et invisible.
Au bout d’un court instant, une escouade de trois cavaliers arriva. Ils stoppèrent au niveau de la porte et l’homme encapuchonné de noir s’avança, les autres le questionnèrent. Les deux qui étaient cachés ne pouvaient pas entendre ce qu’ils se disaient mais ils virent la créature faire non de la tête puis se remettre à sa place, dissimulé dans l’ombre de la porte. Les trois cavaliers sortirent de la ville au triple galop
- Brrrrrrr .... Il ne m'inspire pas confiance ce type là ! Bon sang si je suis poursuivi toute ma vie par ce genre de type, tout ça pour avoir bu un coup de trop à l'auberge !! Je n’y crois pas ! Feanor, je crois qu'on est d'accord, croiser le regard de ce prêtre maléfique de trop près n'est pas dans mes intentions..... On dégage !! Chuchota le gobelin
Les deux "aventuriers" rebroussèrent chemin avec beaucoup de précautions, beaucoup plus que pour s'approcher car maintenant ils savaient avec certitude qu'il y avait un danger potentiel. Ils s'arrêtèrent tout de même, quand une charrette arriva d'une autre rue se dirigeant vers la sortie.
Le cavalier sortit de l'ombre et se plaça au beau milieu du chemin pavé. La charrette fut contrainte de stopper. L’homme aux commandes commença quelque peu à s'énerver, jusqu'au moment ou l'encapuchonné leva la tête. Le conducteur pu voir son visage et un rictus de dégoût apparu. Il resta le regard fixé sur ce qu'il voyait sous la capuche. Puis le cavalier reprit sa place et l'homme passa son chemin sans poser plus de question, comme s’il ne s'était rien passé.
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Dans la cour, le plan était mis à exécution, la psioniste passa la tête derrière le tas de bois pour voir sa cible et s’immisça dans l’esprit de l’éttin. Le résultat ne fut que partiel, elle y décela que fatigue et lassitude. Rien ne laissait paraître qu’un supérieur ou qu’un de ses comparses était aux alentours l’éttin n’avait qu’une envie se reposer.
Le signal fut donc donné, le gnome escalada prudemment le tas de bois attrapa le haut du toit de la réserve et s’y hissa. De là, il put attraper une a une les pierres du mur de l’auberge pour grimper, arrivé en haut il bascula sur le toit et devint invisible pour les autres.
Rohagus se retrouva donc sur le toit, le vent lui gifla le visage, il s’aplatit sur les tuiles et progressa vers l’écurie. Arrivé à l’autre bout du toit, il passa la tête et put constater que le toit de l’écurie n’était qu’a un mètre à peine en dessous. Il se laissa tomber en silence tel un chat, et entreprit d’enlever quelques tuiles. Il fit un petit tas d’une dizaine, le trou lui parut assez grand pour qu’il puisse passer.
Il passa la tête dans le trou, il l’a ressortit aussi sec, agressé au niveau des narines, il régnait dans l’écurie une odeur de cochon grillé d’une force incroyable. Rohagus pensa de suite « ils avaient prévu notre venue et ont immolé les chevaux ». Il prit une grande goulée d’air frais et pénétra dans l’écurie. En dessous il y avait la réserve de paille et de foin, il le savait pour y être déjà venu bien des fois, il se laissa donc tomber dans le trou. Il atterrit comme prévu sur l’énorme tas de paille. Il s’approcha du bord et passa une nouvelle fois que la tête.
Ce qu’il découvrit, lui fit presque avoir la nausée, les chevaux étaient bien là, vivants mais a leur cote se tenait une dizaine de corps calcinés et entassés les uns sur les autres. Sur qu’il n’y avait personne maintenant, le gnome se laissa glisser sur le sol et s’approcha des corps en couvrant son nez et sa bouche de sa manche.
Ils étaient tous brûlés a un point qu’on ne pouvait dire si c’était des hommes ou des femmes mais ils avaient tous le même signe distinctif une énorme entaille dans le crâne
C’est ce moment que de derrière un râtelier à foin le gnome perçu un bruit il s’approcha et tomba nez a nez avec un de ces corps calcinés mais celui ci était encore debout et « en vie ». Lui n’avait pas cette entaille dans le crâne.
Rohagus comprit rapidement, un nécromancien avait du « réanimer » chaque corps après que ceux-ci aient péri par le feu, pour voir s’il détenait des informations qu’ils n’avaient pas donnés de leur vivant et on les avait « re-tuer » d’un coup de hache dans le crâne. Probablement tous les clients de la charrette qui avait pris feu devant eux la nuit precedante. Celui que le gnome avait face à lui avait été oublié…
Rohagus ouvrit de gros yeux ronds : il n'avait encore jamais vu de mort-vivant de sa courte existence... Perplexe une petite seconde, il tendit tout d'abord l'oreille pour savoir ce qu'il se passait dans la cour. Pas de bruit au dehors, aucun. Un éclair, mais pas de tonnerre
Rohagus examina le mort-vivant pour voir s'il paraissait agressif. Il s'approcha doucement pour tenter de lui parler. Rohagus voulait tenter de savoir ce que lui avait demandé les inquisiteurs et accessoirement ce qu'il avait répondu. Après la salve de questions du gnome, la créature sembla s'arrêter et "réfléchir". Elle se tourna vers Rohagus et après avoir ouvert la bouche un long moment il dit d'une voix d'outre tombe qui glaçait le sang car elle était décalée par rapport aux mouvements de la demi-machoire du macchabée.
- .............feu......?
Il tendit le doigt vers lui en posant la question et reposa la question
- .............feu......?
Puis il prit une position défensive attendant la réponse du gnome....
Rohagus analysa rapidement la question du mort vivant....puis il chercha une source de feu et n'en trouva pas. La seule était la lampe a huile qui brûlait à quelques mètres au-dessus de lui. Il revint vers la créature
- Tu veux mourir définitivement, c'est ça ?" dit il...
Le calciné, n'eut pas l'air satisfait par la réponse puisque il recula, mais son "expression" avait changé, il réfléchissait...le gnome changea de tactique.
- Je te protègerai, n'inquiète pas ! Je suis un ennemi de ceux qui ont mis le feu à ces gens ! Que t'ont-ils demandé ? Dis-le moi et je te vengerai !! Lança t'il.
Le macchabée leva la tête rapidement de sa voie grave et décalée, il dit lentement
- plus de questions..... Trop de questions.....les prophètes, les épées, les....gardiens. Je ne sais pas......
Puis brusquement, il changea d'attitude et s'approcha du plus rapidement qu'il put vers le gnome, son visage s’était fermé, il semblait déterminé.
Rohagus recula donc pour ne pas se faire agresser par le mort tout en continuant à parler :
- Vous connaissez donc les gardiens, Ecoutez, n'avancez pas, là dehors se trouvent les gens qui vous ont fait ça. Ce sont mes ennemis et si vous m'agressez, ils vont venir ici et vous faire souffrir encore plus. Alors, d'accord, je ne poserai plus de questions et je vais faire ce que vous voulez. Tout ce que vous avez à faire pour ne plus avoir de questions c'est de me dire tout ce que vous savez sur vous, ces gens et... sur les questions qu'ils vous ont posées. Et après ça, vous aurez enfin la paix !
Le macchabée n'avait plus d'autres motivations que de te taper sur le gnome
- questions !!!!! Ajouta t'il
Rohagus compris que s’était vain, il ne dirait rien, il se dirigea alors vers la porte évitant les très lentes attaques du zombie.
La porte de l'écurie ne s’ouvrait pas elle était fermée et le système semblait bloqué par quelque chose, probablement un des deux corps "punaisé" sur l'autre cote de la porte...
Le gnome décida de remonter sur le tas de paille pour se mettre hors de porté du mort vivant et pour voir ce qu’il se passait dans la cour pas l’œil de bœuf.
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L’archer, le mage et la psioniste restés seuls attendirent quelques minutes avant de passer eux aussi à l’action le temps que tous leurs compagnons se mettent en place. Puis le mage sortit de derrière la réserve de bois et s’approcha de l’éttin doucement, à sa suite les deux armes de jet étaient prêtes à faire feu si le sort n’opérait pas.
Au moment même où l’éttin tourna la tête, sentant un mouvement sur sa droite le mage leva une main et un éclair jaillit de celle ci pour aller droit sur la poitrine du garde. Ils ne virent pas de suite le résultat, aveuglés par la lumière qu’avait produit l’arc électrique pendant un court instant en pleine nuit. Il leur fallut quelques secondes pour récupérer un semblant de vision et une bonne minute de combat avec le milliard de petites étoiles qui se baladaient devant leurs yeux avant de pouvoir voir le résultat de sort.
Ils furent fort surpris, l’éttin n’était plus là, disparu, envolé…..
- Cela ne devait que le sonner un moment…. Je ne comprends pas. Dit le mage a voix basse
Dans l’incertitude il décidèrent de reprendre leur place en attente derrière le tas de bois, mais ne quittaient plus des yeux cette fois ci l’endroit ou se tenait l’éttin quelques minutes auparavant
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Simultanément à tout cela, Nadrahir, Bontyr et Belharut contournèrent les bâtiments et allèrent se placer à l’endroit prévu au coin sud de l’écurie. Il ne voyait plus le coin du tas de bois d’où le mage allait surgir d’un moment à l’autre pour lancer son sort. Ils étaient donc aux aguets, attendant le moindre signe de faiblesse du garde.
Tout à coup une lumière déchira la nuit pendant un très court instant, ils eurent l’impression que quelque chose frappait l’éttin mais ils ne purent dire quoimasqués qu'ils etaient par le coin du batiment. Instantanément après le garde était plus très sur d’où il était, ni de comment on tenait debout, ni même ce qu’était une éttine.
Le paladin d’Ankhmar jaillit de derrière l’écurie ses deux compagnons a sa suite et asséna un coup puissant de sa bûche sur le haut du crâne de l’éttin qui avait mis un genou a terre dans l’intervalle. Il s’effondra sur le sol sablonneux de la cour.
Les trois le saisirent et le firent entrer dans la tente pour que personne ne le remarque, il découvrirent une table ensanglantée, équipée d’entraves au centre de la tente, ils comprirent alors pourquoi la toile formant la tente était rouge…
Nadrahir pris la parole.
- On pourrait essayer de fouiller la tente vite fait, voir si les chefs de l’éttin n'ont pas laissé quelque chose. On ne sait jamais. On peut aussi l'attacher pour l'interroger, mais là c'est plus de ton ressort que du mien. En effet je crois savoir que les religieux ont développé des techniques d'inquisition assez efficaces...
Devant l'air offusqué des paladins, il continua sur sa lancée:
- Oh! Ne faites pas croire que vous n'en savez rien, surtout toi, Belharut. Tu as un rang élevé dans ton ordre, et tous sont au courant des pratiques de l'église, qui n'hésite pas à tuer les non-croyants. Vas-tu me prétendre que ce n'est pas le cas de la tienne? Ou que cela appartient au passé? Maintenant que nous sommes seuls, je vais vous le dire à vous deux, je ne vous prends pas pour autre chose que ce que vous êtes. Des tueurs semblables aux éttins, prenant abri derrière la religion pour massacrer des innocents n'ayant pas les mêmes idées que vous. Je combattrai donc à vos côtés, car l'existence de ce monde est en jeu, et vous pourrez me faire confiance sans hésiter. Cependant, ce n'est pas pour vos dieux que je combats, mais pour les autres habitants de ce monde, ne vivant pas sur la souffrance et la perdition de leurs compatriotes. Maintenant faites ce que vous voulez,
Belharut ne dit mot mais n'apprécia pas du tout le discours du demi-drow sur la religion et surtout sur les religieux et leurs méthodes, le "bâtard" avait de la chance qu'ils n'étaient pas sur de pouvoir faire du bruit a loisirs, il se contint. Cette histoire se réglerait ultérieurement mais elle se réglerait, on ne pouvait pas impunément souiller le nom de Kaléus ainsi......
Il fouilla donc la tente en surveillant l’éttin du coin de l'œil il trouva quelques instruments de tortures usagés, quelques dents et une note chiffonné dans un coin : Ordre de Korevas pour faire parler les morts et les vivants en ne négligeant aucune information quelles que soient les méthodes employées.
Tout a coup, au moment même ou le paladin d'Ankhmar tournait les talons pour sortir de la tente, une tête apparue furtivement dans l'ouverture de celle ci, puis disparue...
Après un premier mouvement instinctif de recul, sa lame jaillit. Puis il réalisa...
- c'était l'archer...notre archer...?
Effectivement, au dehors Aldebaran, après avoir eu un mouvement de surprise lui aussi, réalisa la chose et fit signe aux deux autres qu'ils pouvaient venir.
Ils pénétrèrent dans la tente alors que le paladin qui avait remit sa lame au fourreau s'apprêtait une nouvelle fois à sortir. Ils faillirent se télescoper à nouveau, mais le groupe du dehors motivé par la découverte de l'intérieur refoula le paladin qui ne put sortir encore cette fois ci...
Ils découvrirent l’éttin, respirant lourdement, toujours avachi sur le sol, ainsi que la table équipée de ses entraves et les instruments de torture...
Belharut leur tendit la note trouvée par terre donnant ordre de torturer morts et vivants pour obtenir des renseignements, sans préciser lesquels...
Ils sortirent un a un de la tente, le paladin d'Ankhmar le premier, suivit des autres membres de la troupe.
Un bruit sec provenant de la tente les arrêta, Belharut ne les avaient pas suivit. Ils se ruèrent de nouveau dans la tente pour découvrir le nain en train d'essuyer le tranchant de sa lame de hache sur le vêtement de l’éttin qu'il venait d'occire. Sans gloire... il avait tout simplement décapité le colosse d'un seul coup, vu l'air étonné des ses compagnons devant tant de barbarie, il déclara :
- Je ne laisse pas une source d'information à notre sujet derrière nous messieurs, il faut bien que quelqu'un fasse le sale boulot. Mais cet être au service des mages d'Oblitor avait vu certains d'entre vous. Et il l'aurait dit une fois rétablit
Ils ressortirent donc, définitivement cette fois ci. Ils avancèrent dans la cour en direction de l'écurie. Ils tendirent l'oreille pour écouter si le gnome était parvenu à ses fins. Puis Falco, sans éclat de voie inutile dit :
- Il est là.
Effectivement, Rohagus était à quelques mètres au-dessus d'eux, la tête dépassant d'un œil de bœuf, il avait l'air "vivant" mais à l'expression de son visage, il semblait préoccupé...
- Hep, fit Rohagus! Ca roule pour vous ?
Sans attendre, le gnome leur expliqua.
- Il semble que la porte de l'écurie soit bloquée de l'extérieur par je ne sais quoi : vous pouvez arranger ça ? Et d’ajouter. Vos canassons sont bien à l'intérieur, ne vous inquiétez pas... D'ailleurs, on dirait qu'ils se sont fait quelques grillades pour passer le temps. Au fait, Riesz, sais-tu lire dans l'esprit des zombies ?
- Tu pourrais être plus clair, Ro? Pourquoi tu parles de zombies? Et c'est quoi cette histoire de grillades? Les chevaux vont bien, rassure-nous? Demanda Nadrahir
- Attendez une seconde, fit Rohagus en se retournant
Le gnome sembla se baisser et disparu de leur vue.
Après un examen rapide, mais consciencieux des corps affreusement carbonisés, le gnome avait en main deux bourses trouvées sur deux des cadavres. Elles étaient lourdes mais ne faisaient pas de bruit lorsqu'on les soupesaient pour entendre ce bruit si reconnaissable sur tout Ishel du tintement de pièces d'or. Les pièces avaient fondues et formaient maintenant deux grosses pépites d'or brut.
Le macchabée regarda Rohagus comme s’il le voyait pour la première fois instantanément il dit de sa voix si particulière :
- ........feu........?
Puis il recula d'un pas.
Réfléchissant à la réponse qu'il allait donner au mort vivant cette fois ci, Rohagus se mit à fouiller l'écurie pour trouver des indices sur les personnes qui avaient perpétré ces atrocités. Au bout de quelques minutes il n'avait pas trouvé d'indices mais des cordes, deux toiles de tentes, une batterie de cuisine de campagne, une charrette a bras conçue pour être tirée par un seul cheval, quelques outils : Pelle, pioche, hachette et deux barriques pleines, au bruit qu'elles faisaient lorsqu'on tapait dessus, grosses comme des citrouilles.
Après avoir fait l'inventaire Rohagus jeta un œil au macchabée. Il était toujours à la même place, immobile, regardant dans le vide. Le gnome remonta sur son perchoir
- Ouf... Heu... Les chevaux ? Non, ils vont très bien, enfin, on dirait, je ne m'y connais pas trop.
Puis, Rohagus se retourna à nouveau et sembla gémir de sa voix bizarre :
- Nooooon, pas les grillades !!
Et il se retourna avec de gros yeux surpris :
- Heu, non, je veux dire, non, c'est pas des grillades, les chevaux... Enfin... Non, ils vont bien.
Rohagus sourit et essaya de passer la tête par la lucarne pour voir ce qui bloquait la porte de l'écurie :
- Alors, qu'est-ce qui bloque la porte ? J'aimerais bien pouvoir m'échapper d'ici, moi...
Ceux qui étaient dehors se résignèrent à décrocher les deux dépouilles, celle d'Artemus, l'ancien tenancier des "trois vestales" et celle du gueulard dont on ne sut jamais le nom qui avait vu son idylle "écourtée" un peu plus de 24 heures plus tôt. Ces deux crétins n’avaient rien trouvé de mieux que de revenir à l’auberge. Ils étaient tous deux en bien mauvais état. Une fouille rapide ne révéla rien d'intéressant. Les deux corps furent posés là pour l'instant.
Bontyr actionna le loquet de la grande porte de l'écurie. Celui ci, cette fois ci ne rencontra pas d'obstacle dans sa course et permis l'ouverture. Dès les premiers centimètres d'ouverture l'odeur s'échappa, aigre, sure. Une odeur de....."cochon grillé" disait-on habituellement. Mais le spectacle que le groupe découvrit leur ôta tous les doutes qu'ils pouvaient avoir sur la provenance de l'odeur.
Ils tombèrent face à un mort, ça, ça ne faisait aucun doute, son aspect le certifiait, il était brûlé au dernier degré sur toute la surface du corps sa mâchoire était déboîtée du coté gauche et pendait donc du coté droit. Le seul fait troublant était que ce mort là, se tenait debout et bougeait.
Effectivement, il tourna la tête vers les nouveaux arrivants, Rohagus qui se tenait non loin de lui, accueillit ses compagnons d'un large sourire et déclara :
- Laissez moi vous présenter : Philibert, mon zombie de compagnie.
Tous restèrent là, le souffle coupé par cette déclaration : son zombie de compagnie !?!
Il n'eurent pas le temps de rester longtemps dans cet état car une autre surprise arrivait et par derrière cette fois ci, quelqu'un venait et sans prendre de précautions pour ne pas se faire entendre.
Ils se retournèrent tous d'un seul homme pour découvrir un gobelin suivit d'un lutin, Tchak-Tchuk et Feanor revenu de leur expédition.
Le Lutin fit un rapport qu’il ne put développer car le mort vivant avançait sur eux. ils se retournèrent tous à nouveau pour faire face à cet être qui n'inspirait pas vraiment confiance même s’il était le sbire d'un gnome qu'ils connaissaient plus ou moins.....
Il stoppa a deux bons mètres d'eux et dit d'une voix qui faisait froid dans le dos tellement elle était glaciale et grave.
- ..............feu.............?
Puis il recula d'un pas et se mit sur la défensive, attendant une réponse....
- Oui, alors, Philibert à quelques problèmes d'arriérations mentales, il ne faut pas vous inquiéter. Et par exemple, quand il dit "...Feu ?.., Je ne peux que vous conseiller de ne pas lui en proposer justement car il aurait tendance à vouloir ensuite vous chicorer les mollets. Par contre, vas-y Riesz, si tu arrives à le motiver à la parlotte... Ah oui, une chose : Philibert semble particulièrement allergique aux points d'interrogation : évitez donc de lui poser des questions directes, ça le fout en boule. Et pour finir... Belharut, ô formidable paladin, quand est-ce qu'on s'en va ? Ca pue ici...
- Par la barbe des anciens !! Le gnome, peux-tu m'expliquer clairement qui est Philibert ? Tu le connaissais auparavant ? Après qu'il se soit transformé en Zombie ? Les deux ? Pas du tout ? Je ne comprends rien !!! Intervint Tchak-Tchuk
- De toute façon, on n'a pas le temps de philisof..... euhhh .... folosof ..... euuhh ... de discuter !!! Nous pouvons être découverts à tout moment ! Des cavaliers ratissent les rues à notre recherche, la sortie de la ville est contrôlée par une créature.... euhhh.... un prêtre ..... ou je sais pas trop quoi !! Mais bon, elle est contrôlée, impossible se sortir par-là sans subturfug ..... euhhh .. supterph .... euhh ... sans être vraiment malins ! Alors, au lieu de rester là au milieu de la cour, on ferait mieux d'aller se planquer quelque part !
- Il nous faut pourtant sortir avec des montures, être en dehors de la ville sans montures et vivres nous rendraient plus vulnérables que maintenant, remarqua le paladin de Kaléus
- BON SANG JE COMPRENDS RIEN A TES SALADES LE GNOME !!!!!!!!! S’écria le gobelin, Je veux juste savoir une chose, et en vitesse : faut-il oui ou non se débarrasser de Philibert le Zombie ? Si oui je propose de le liquider sans traîner, car nous sommes recherchés en ville ! Et même en dehors si j'ai bien compris !!! Alors GROUILLONS-NOUS !!
- Absolument pas ! Surtout pas, Tchak-Tchuk, blêmit Rohagus ! Philibert est, on peut le dire, dans notre camp, puisque ses ennemis sont nos ennemis... du moins s'il arrivait à bien mettre ses pensées en ordre... Comme vous le voyez, le pauvre n'a pas d'intention belliqueuse, à moins que vous ne l'embêtiez... Non, au pire, Philibert pourra toujours ralentir nos agresseurs, mais au mieux...... Vous ne voulez qu'on l'emmène avec nous, dites ? C'est que je m'y suis attaché, moi...
Puis le gnome se tourne vers Riesz :
- Au fait, belle psioniste, ne vois-tu rien venir dans son esprit
Le paladin de Kaléus entra dans la battisse pour inspecter les chevaux. Il passa devant "Philibert", celui ci regarda Rohagus qui était plus ou moins son repère et demanda :
- ........feu.......? En parlant de Belharut vu les "regards" affolés qu'il dirigeait vers le nain qui avançait.
Belharut n'y fit pas attention et découvrit ce que Rohagus avait déjà trouvé et rassemblé. Il regarda le gnome d'un air entendu, avec ça on serait plus équipé pour une longue route hein ....?
Il se retourna vers les autres et déclara.
- Le gobelin a raison il faut trouver un "subterfuge" pour sortir incognito, ça nous donnerait une longueur d'avance. Tous entrèrent dans une réflexion profonde....à part Riesz qui paraissait absente, le regard dans le vide
- Mais monsieur Belharut, demanda Rohagus, quels types de questions ces tortionnaires peuvent-ils bien avoir à poser à ces pauvres gars pour que ça vaille la peine de les ressusciter ainsi ?? Pourraient-ils savoir des choses importantes ? Philibert est-il un érudit lui aussi ?"
Le paladin regarda "tendrement " le gnome.....
- vu la méthode, qu'ils ont employés, ils savaient que quelqu'un était dans cette taverne et que ce quelqu'un avait des informations qui prouvaient que le temps c'est arrêté. Mais il ne savait pas qui exactement donc ils ont "questionné" tout le monde, votre Philibert doit être rien d'autre qu'un soûlard. Et puis lorsqu’un vivant ne veut pas coopérer même sous la torture, on le supprime et un nécromant prend le relais pour faire parler son cadavre après réanimation. Les âmes entre deux mondes sont bien plus malléables…
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Riesz pénétra dans l'esprit du zombie et là, surprise! Il n'y en avait plus, d'esprit ou que très peu... puisqu'il était mort . Finalement elle parvint à trouver des lambeaux de pensés disparates ressemblant plus a des souvenirs récents. Elle ne perçut que la méfiance et la crainte de se voir répéter les questions.....
Le problème fut au moment de sortir de son esprit. Comment sortir de nulle part....?
La psioniste fut donc bloqué dans le non esprit du mort et ce jusqu'a ce que quelqu'un lui parle directement, la touche ou la secoue. Elle était contrainte au silence jusque là et ne pouvait entreprendre aucune action.
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- Dites, les gars, fit Rohagus. Je pense qu'il vaudrait mieux profiter de la nuit pour quitter Morn, non ? Alors ce serait pas mal que vous vous décidiez sur la méthode pour quitter la ville, car moi je n'ai pas envie de rester encore longtemps planté dans cette écurie à côté de ces bêtes à dents que vous semblez prendre plaisir à monter.
- on avance lentement vers la sortie avec les chevaux Quand on arrive, on essaye de leurrer le garde au pire on l’occis et on quitte la ville !!! proposa Nadrahir
le gobelin perdait patience.
- Bordel, vous ne comprenez donc pas !!!!!! Si on commence à batailler pour sortir de la ville on n'aura jamais assez d'avance pour penser fuir. Nous adversaires sauront immédiatement au courant de nos faits et gestes !! Au contraire, si on fait une sortie plus discrète, on peut en profiter pour prendre un maximum d'avance ....... et puis le personnage qui garde la porte de m'inspire VRAIMENT pas confiance !
Les solutions diverses et variées fusaient de toutes part et la tendance était de sortir sans trop se faire remarquer, sans se faire remarquer du tout serait même mieux. De plus l'idée de se séparer, pour ne pas se faire prendre tous d'un coup, probablement, était avancée. Il était vrai que la constitution du groupe devait être connue. Mais des interrogations demeurèrent.
- Est-ce qu'on peut passer par les égouts ? Demandèrent certains
- Ma foi je n'en sais rien, chers amis mais qui ne tente rien a rien, répliqua Belharut. Il est sur que les égouts se déversent dans le fleuve et le fleuve dans la mer...mais cette idée et tout de même très biscornue. Morn est une ville portuaire il suffit de se jeter dans l'eau du port si on veut atteindre la mer, non ? Inutile d'entrer à nouveau dans ces conduits ignobles....enfin se sera sans moi, parce que la mer jamais ne me prendra puisque c'est de l'eau si je ne me trompe et moi j'aime pas l'eau et l'eau ne m'aiment pas d'ailleurs. Et puis un nain qui se respecte n'a pas de rapport de près ou de loin avec cet élément.
Le nain s'emporta
- Alors foutez-moi la paix avec la mer, l'eau et le reste !!!
Le gnome lui, voulait carrément escalader le mur d'enceinte
- Alors, on fait quoi ? j'escaladerai bien le mur d'enceinte personellement... Vous venez avec moi ?
La question du gnome adoucit le nain qui répondit.
- Mon jeune ami, je vais mourir bien assez tôt et je préférerai que se soit au combat et pas en a glissant sur une pierre a quelques mètres du sol
Déçu, le gnome ajouta...
- Alors, je propose de combiner nos solutions. Ceux qui veulent tenter leurs chances par les égouts, au risque de se retrouver coincés, tentent de le faire. Moi, je reste sur mon idée d'escalader la muraille, ça me semble le plus sûr à mes yeux. Et pour les chevaux et ceux qui les montent, on peut mixer les solutions de discrétion.
- Pourquoi, la meilleure solution pour ne pas se faire remarquer est d'être le plus remarquable possible. Deux ou trois d'entre nous pourraient jouer les marchands de chevaux en partance pour les villages voisins avec des bêtes à vendre, tandis que les autres passeraient par des voies différentes... avança Bontyr
le nain se retourna vers le reste du groupe
- Qu'en pensez vous... ça nous donnerai la possibilité d'emmener le matériel les chevaux et la charrette et de ne pas passer tous au même endroit.
Ils plongèrent dans une réflexion immédiate soupesant la proposition du nain, mis à part la psioniste qui ne réagit aucunement aux propos du nain le regard toujours dans le vide, ne regardant rien de précis.
- Ecoutez, fit le gnome. Soit vous vous décidez pour vous bouger d'une manière ou d'une autre, soit on se retrouve dehors. Feanor, Nadrahir, Riesz, Aldebaran, vous décidez quoi, vous
- Me revoilà enfin! J'étais bloquée dans l'esprit de cet être à moitié mort, déclara la belle Riesz, je ne pouvais donc réagir... Lorsque mon nom fut prononcé, je pus enfin sortir du vide de son esprit. Pour ce qui est de la solution pour sortir d'ici, je me propose pour jouer les marchants de chevaux même si je n'ai presque jamais fait de cheval... De plus, mes charmes pourront à l'occasion nous sortir du mauvais pas si jamais nous sommes découverts bref, je joue la vendeuse de chevaux qui se rend dans une autre ville et on se retrouve à 1 kilomètre après les portes principales de la ville. Je pense que pour faire marcher ce plan, il faut que nous opérions à 3, et que nous nous occupions de tous les chevaux, qui transporteront également s’il y a assez de place le barda de notre petit ami.
- Bon, ben très bien alors, fit Rohagus. Je crois qu'on va pouvoir se souhaiter bonne chance. A ce que dit Tchak-Tchuk, passer devant le gars aux portes de la ville ne semble pas une partie de plaisir. Feanor, pense-tu aller avec Riesz et les chevaux pour peut-être user de tes sorts pour détourner l'attention ?
Là, le gnome semble réfléchir.
- Et si on payait des gars pour foutre le bordel pas loin des portes de la ville ou tout simplement se faire passer pour nous et se faire pourchasser le temps qu'on passe ? Bon, s'ils se font passer pour nous, ça va clairement alerter nos ennemis, mais... Enfin, c'était une idée comme une autre simplement car passer devant ce gars que décrit Tchak-Tchuk me semble vraiment risqué. Quoiqu'il en soit, en ce qui me concerne, et je sens que je vais me répéter : je passe par la muraille, j'ai besoin de refaire un peu d'exercice.
le gnome se tourna vers Philibert :
- Quant à vous, Môssieur Philibert, mon amie Riesz m'en apprend de belles sur vous ! Ah ! Quelle déception ! Alors, si vous ne comptez même pas nous aider à sortir de la ville discrètement, et bien, allez-vous-en ! Je ne veux plus vous voir ! Déçu, déçu, déçu.. Bouh, allez, ouste
- J'aime pas vraiment l'idée de se faire passer pour des marchands...déclara Nadrahir Qui nous dit qu'on va pas se faire arrêter et torturer par les types à la sortie??? S'ils cherchent vraiment des infos, ils n'hésiteront pas!!! Pourquoi nous laisseraient-ils partir comme si de rien n'était?? Il y aurait toujours la solution de charger avec les chevaux, avec l'effet de surprise on pourrait peut-être passer sans trop de dégâts...
- Nadrahir a raison. Rétorqua le gnome, se faire passer pour des marchands ne trompera sans aucun doute pas le gars louche de Tchak-Tchuk. Et quant à charger, il ne suffit pas de passer, mes amis, mais aussi ensuite de ne pas se faire courser sur toute la région par nos ennemis qui ont sûrement aussi des chevaux, voire pire. D'où mon idée de détourner l'attention des surveillants de la porte pendant que vous passez dans leur dos. Je peux aussi aller chatouiller les méchants dans le dos après être passé par les murailles, qu'ils me poursuivent et que je me cache, mais. Non ! Non! Non! Non! Je n'aime pas cette solution
Après un conciliabule assez confus, un plan fut arrêté, tous le monde se mit à faire quelque chose de constructif, seller un cheval, charger tout le matériel dans la charrette : Les outils, les ustensiles de "camping", un peu de bois, les deux barriques. On ne savait pas de quoi demain serait fait.
Rohagus eut un éclair de génie et disparu un instant, il revint avec quelques jambons qu'il balança dans la charrette un sourire entendu sur le visage... il repartit.
- Y'en a d'aut' !!
Quelques minutes plus tard tout le monde était près à partir. La cohorte s'ébranla et rapidement ils virent que Philibert ne suivait pas le mouvement. Bontyr descendit de son cheval attacha la bride a la charrette de Belharut et s'approcha du zombie.
Il s'arrêta un moment, il réfléchissait qu'elle question il allait lui poser.
- vous vous prénommiez bien Philibert.....avant ou cela n'est qu'une invention de notre gnome...?
Pour toutes réponses Philibert porta une attaque d'une lenteur pathétique en beuglant :
- ..............Questions !!!!!
Cette fois ci le départ était donné pour de bon, leur cheminement était des plus chaotique, avec le paladin d'Ankhmar qui précédait le mort vivant essayant de le terrasser. La charrette était souvent obligée de stopper pour attendre le couple. A ce rythme il fallut un bon moment avant d'arriver au mur d'enceinte de la ville guidé par les éclaireurs et encore plus avant d'apercevoir au bout de la large avenue les deux tours bordant la porte sud de la ville.
A ce moment précis le groupe se sépara, sachant tous ce qu'ils avaient à faire....
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Après la séparation, les incendiaires se faufilèrent, ils entendirent un cri strident déchirer la nuit dans le ciel mais n'y portèrent pas d'importance il poursuivirent leurs chemins a travers les jardins, coursives et passages en tous genres, de sorte à atteindre les abords de du bâtiment choisi sans être vu.
A cette heure matinale, il n'y avait encore pas grand monde de réveillé, le demi-drow et la psioniste purent raser les murs et atteindre les portes de l'écurie, il entrouvrirent juste le battant et se faufilèrent à l'intérieur. Ils ressortirent très peu de temps après et firent chemin inverse et rejoignirent Aldebaran.
- Il n'y a que deux chevaux là dedans mais je les ai détachés et la porte n'est pas fermée dit Nadrahir....
L’archer put sans aucun problème décocher sa flèche sans se faire voir de quiconque. Une minute après, le feu commençait à se rependre sur le toit à une vitesse phénoménale, il n'avait pas plu depuis bien longtemps et les toits étaient secs. Une dizaine de minutes de plus et c’est tout le versant visible du toit qui flambait.
Cette partie du toit tomba dans l'écurie même, quelques minutes après les deux chevaux affolés sortirent en défonçant la porte et en hennissant furieusement. Quelques secondes de plus et c'était tous les habitants éveillés de l'auberge qui faisaient leur apparition dans la cour.
A partir de ce moment là, ce fut le chaos tout le monde criaient dans tous les sens des
- A LA GARDE !!! A LA GARDE !!!!! AU FEU !!!
Les vociférations augmentèrent encore quand les flammes de l'écurie, attisée par le stock de paille et le peu d’huile que les deux lampes de l'écurie contenaient, léchèrent le toit de la taverne, qui prit feu au bout de quelques secondes lui aussi.
Des petites flammèches retombaient ça et la, portées par le léger vent matinal. Bientôt le dépôt menaçait de prendre feu vu le nombre de flammèches qui tombait sur son toit.....
c'est à ce moment que la garde arriva dans la cour, composée de sept hommes en armes, ils donnèrent rapidement des ordres pour qu'une chaîne soit constituée...
L’écurie avait été abandonnée au feu pour sauver l'auberge, mais rien n'était acquis pour son sauvetage, les flammes gagnaient du terrain.....
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Bontyr continua son chemin le long du mur avec son poursuivant qui n'était malheureusement en état de poursuivre personne... mais les « Comment t'appelles-tu ? » Réguliers de Bontyr maintinrent l'envie de vengeance de Philibert. Chemin faisant, ils entendirent un cri strident déchirer la nuit dans le ciel derrière eux
Arrivé proche de la porte, Bontyr pris une bonne avance, allongeant le pas et il bifurqua rapidement a droite, puis a droite et attendit quelques instants avant de tourner à nouveau a droite. Il passa la tête il était derrière le zombie qui marchait droit vers la porte sud.
Philibert ne le savait pas, mais tapit dans l'ombre le gobelin le suivait pas a pas.
Soudainement, des cris se firent entendre non loin de là, un homme déboula dans la ruelle par une coursive entre deux maisons en hurlant
- A LA GARDE !!! AU FEU !!! IL Y A LE FEU A L'AUBERGE !!!
Philibert réagit pour une fois assez rapidement et s'écria :
- ........feu ...!!!
Et il entreprit de taper l'homme a son passage près de lui, il le loupa bien sur mais l'homme eu le temps de le voir et il partit encore plus vite en hurlant comme s’il avait vu la mort en face ........le mort vivant se mit à le suivre arrivant directement sur la demi place de la porte sud. Le cavalier encapuchonné ne s'était pas montré.
Tout à coup, ce n'était plus un Philibert mais une bonne douzaine qu'il y avait sur la place. Falco debout sur la charrette gênerait ces illusions pour un temps.
L’effet fut instantané, tous les gens qui étaient venus pour aider à éteindre le feu, partirent dans tous les sens lorsqu'ils découvrirent des zombies juste à cote d'eux.....
Un seul cri retentissait
- A LA GARDE!!!
Mais elle était occupée à éteindre le feu la garde..... C’est à ce moment la que le toit de l'écurie tomba en totalité sur lui-même provoquant un souffle de chaleur que chacun ressentit y compris Philibert qui devint "hystérique". Ce fut donc tous les Philibert visible qui devinrent hautement agressifs à leurs manières.
Le cavalier fit sortir son cheval de l'ombre, la pauvre monture était pourtant à l'arrêt derrière le poste de garde depuis un moment mais il écumait et fumait comme s’il avait couru toute la nuit. Il s'avança pour ne pas manquer une miette du spectacle en cours et se retrouva à quelques mètres de Tchak-Tchuk qui avait retrouvé son demi-prèssoir, l'endroit à couvert le plus proche de la porte.
Pendant ce temps le brasier c'était propagé à l'auberge même et les gens arrivaient réveilles par l'alarme et découvraient une scène d'horreur. Rapidement on entendit des exclamations tel que : les anges de la mort !! Les chevaliers de l'ombre !! Les prophètes noirs !!! Et le vent de panique s'amplifia. Le point d'orgue arriva au retour de la garde dans le dos de la foule, hurlant au dispersement.
Un mouvement de foule s'amorça vers la sortie emportant tout sur son passage, le cavalier noir ne put éviter ce raz de marée et fut emporté à l'extérieur, tous se ruèrent dans la vague pour profiter de la masse et passer inaperçu.
le gobelin et le paladin y arrivèrent facilement et se retrouvèrent dehors eux aussi, la charrette elle arriva en retard et sortie après la foule qui s'était massée près de la porte pour voir la garde décapiter quelques mort vivants qui disparaissaient une fois a terre...
Belharut déclara à la volée :
-On aura au moins sauvés les chevaux.....
Le cavalier noir lui était au beau milieu de tout ce petit monde, toujours entouré d'un halo de vapeur produit par son cheval, et arpentait la foule regardant tour a tour chaque individu dans les yeux.
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Rohagus au moment de l'éclatement du groupe, repartit sur ces pas. Il avait repéré en venant un tas de barriques vides, stockées là, qui lui permirent d'atteindre une bonne hauteur avant d'attaquer l'escalade qu'il restait pour atteindre le haut du mur. Celui ci était large de cinq pas de gnome que Rohagus fit avec précautions
Il se pencha par-dessus et de ce qu'il pouvait voir, une descente sans corde était risquée, le mur était beaucoup plus régulier du coté extérieur, pour éviter les ascensions justement....
il fallait prendre une décision, attacher la corde et l'abandonner....incapable bien sur de la détacher une fois arrivé en bas ou tenter la descente sans filet....
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Le lutin laissa tout le monde partir dans des directions différentes, pour ce qu'il avait à faire lui n'avait pas besoin de se déplacer. Il ferma les yeux et commença sa prière a "Dame Nature" A peine avait-il commencé que ce halo vert l'entoura qu'une demi seconde, invisible de jour mais que l'on pouvait tout juste apercevoir la nuit, signe que son dieu exauçait son vœu. Presque instantanément un cri strident déchira la nuit venu du ciel.
- C’est bien, merci....tout semble se passer comme prévu, se dit Feanor
Sauf que..., à partir de ce moment les choses commencèrent à le dépasser
D’une violence extrême, il fut décollé du sol, un aigle royal avait piqué d'une hauteur impressionnante pour arriver dans le dos du druide. Les serres puissantes du volatile lacérèrent les deux épaules du lutin avant de se refermer sur son vêtement. Le lutin grogna de douleur. L’animal pourtant puissant eu beaucoup de mal à rompre l'inertie. Les trois premiers battements d'ailes furent laborieux mais finalement ils prirent de l'altitude péniblement mais sûrement. Feanor vit le mur de la ville se rapprocher rapidement mais ils passèrent au-dessus sans encombre.
A ce moment, le lutin se sentit soulagé, il était sortit de la ville, l'aigle continua son vol, mentalement il lui dit d'atterrir à couvert, mais rien ne se passa l'oiseau continuait à monter pour retrouver l'altitude qu'il affectionnait pour planer.
Le druide vit la ville s'éloigner peu a peu et en quelques minutes, elle n'était plus qu'une tache au loin.....
Le lutin se concentra, encore et sur un ton un peu plus autoritaire demanda à l'aigle de se poser; sans effet.....
Une bouffée de chaleur malgré l'altitude envahit le druide, la panique de ne plus pouvoir respirer, que l'aigle le lâche ou le ramène à sa progéniture comme petit déjeuner......
Dans la pénombre le lutin cru apercevoir une lueur qui grossissait, au sud de la ville, mais si haut on ne pouvais entre sur de rien.
Feanor s'agita du plus qu'il pouvait pour faire réagir le volatile, mais rien n'y faisait, l'aigle avait retrouvé son altitude habituelle et décrivait maintenant de grands cercles dans le ciel. De cette altitude Feanor pouvait voir que le jour se levait. Il regardait ce paysage éblouit par la beauté du spectacle de la nature qui s'éveillait.
Cela dura cinq bonnes minutes ainsi, puis le lutin sentit un changement s'opérer en lui. Il savait comment communiquer avec le grand aigle royal. Il ne dit mot mais poussa seulement un cri strident et bref.
Dans les secondes qui suivirent les grands cercles se faisaient descendant, l'aigle ne pouvait effectivement pas piquer, car alourdit par la charge, il n'aurait jamais put redresser son vol avec la vitesse acquise de cette hauteur.
Pour Feanor c'était magique, la panique n'était plus qu'un mauvais souvenir, il découvrait la nature comme jamais. Chaques détails grossissaient petit à petit.
il découvrit aussi que la Capitale était en flamme enfin tout le quartier d'où il avait décollé n'était plus qu'un brasier digne de l'enfer, leur plan avait peur être un peu trop bien fonctionné....
Quelques circonvolutions plus tard, le druide poussa un autre cri a l'adresse le l'aigle pour lui signifier ou il voulait qu'il le poser. Il avait repèré une clairière dans un bosquet juste a coté de la route que ces compagnons emprunteraient pour quitter la ville
Subitement, l'aigle piqua. Lors de la descente tout se rapprochait très vite et à sa grande surprise le lutin discerna une foule compacte massée hors de la ville. Tous ces gens fuyaient l'incendie qui ravageait le quartier sud de Morn.
L’aigle rasa les arbres, piqua à nouveau dans la clairière pour presque toucher le sol et lâcha Feanor. Celui ci fit plusieurs roulés boulés avant de s'arrêter dans un buisson de fougères. A travers elles, il voyait le ciel et l'aigle qui remontait vers les cimes.
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Bientôt, quelques habitants, chargés de peu de choses arrivèrent sur la place et se ruèrent hors de la ville, rapidement le flux augmenta pour devenir compact et régulier, il y avait là des familles entières souvent en tenue de lit, a priori tirés du sommeil avec précipitations.
Aldebaran monta sur une puis deux puis trois barriques vides pour voir ce qu'il se passait. Ce qu'il découvrit lui glaça le sang, malgré la vague de chaleur ressentie.
Derrière le dortoir, tout le quartier sud s'embrasait. Ce n'était plus deux mais une bonne trentaine de maisons qui avaient pris feu. Le vent venant de la mer poussait encore les flammes vers l'intérieur de la ville et tous ces gens fuyaient l'incendie
Belharut se retourna pour voir ce qu'il se passait, il ne voyait que partiellement a travers la porte de la ville, mais celle ci semblait s'être embrasée en quelques minutes. Toutes les maisons qu'il voyait étaient victimes des flammes et les visages noircis qui l'entouraient, confirmaient l’hypothèse que leur diversion allait réduire en cendre un quart de la ville.
Presque aussitôt il donna l'ordre au cheval d'avancer pour ce sortir de la foule grossissante, on allait rapidement chercher des responsables. Le nombre d'habitants augmenta à un tel point que déjà des groupes s'éloignaient pour rejoindre une autre porte de la ville ou trouver un abri naturel pour finir cette nuit. Le nain comptait sur ça pour passer inaperçu, il pris bien garde de passer au large du cavalier noir qui continuait son inspection. Au passage près du paladin d'Ankhmar il lui fit un petit signe pour qu'il récupère son cheval, la manœuvre fut presque imperceptible. Le paladin pris une direction différente de la charrette. A une distance raisonnable il monta sur sa nouvelle monture et rattrapa la route par un chemin détourné.
Pendant ce temps le gobelin lui attendait, se faufiler dans la foule sans se faire remarquer, ça le connaissait, s'était comme qui dirait : sa spécialité. Il fut donc un des premiers à quitter la foule et s'était posté avec d'autres badauds sur un rocher pour voir la ville brûler de plus en plus profondément.
Au passage de la charrette, bien trop longtemps après, d'après son jugement, le gobelin ne broncha pas, il ne quittait pas le cavalier des yeux. Celui ci continuait à se déplacer dans la foule. Puis apparut Bontyr, au petit trop, il passa assez près du rocher pour que le gobelin puisse sauter derrière lui.
A quelques encablures la route tournait autour d'un petit bosquet et ils seraient à couvert. Le paladin accéléra et doubla la charrette sans s'arrêter pour passer le bosquet en tête.
Il y parvint rapidement et découvrit une route dégagée et vide de tous dangers en apparence, les hommes dont avaient parlés Tchak-Tchuk étaient plus loin. La charrette arriva quelques instants plus tard.....
- on est passé !!! Dit Belharut. Et il n’a rien vu .....Bon, on a foutu le feu à la ville, faudra en répondre un jour devant les hautes instances....... mais bon par la forge de Kaléus, on est passé. Tu peux sortir l'elfe il ne peut plus nous voir.
Falco apparut de l'interieur de la charrette.
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Les deux elfes et le demi-drow étaient revenus sur leur pas une fois leur forfait accomplit. Ils avaient estimé l'étendue des dégâts, peut être un peu démesuré mais bon l'objectif était atteint, c'était la panique.Ils se fondirent dans le flot de personnes qui fuyaient l'incendie et se retrouvèrent rapidement par delà les murs de la ville. Ils se retrouvèrent tous trois dans une foule, peut être aussi importante que la nuit du solstice d'été sur la grande place de Morn. Chacun semblait perdus, égarés, désempares....
Ils repérèrent rapidement le cavalier pour la simple et bonne raison que c'était le seul sur leur droite a une vingtaine de mètres d'eux. Celui-ci semblait inspecter la foule minutieusement.
Aldebaran, Riesz et Nadrahir s'éloignèrent instinctivement de lui, effectivement le gobelin avait raison cette créature inspirait le mal et la méfiance. Ils se retrouvèrent en périphérie de la masse compacte de sans abris qui regardait brûler la ville et essayèrent de repérer la position du cavalier et les autres membres de la troupe.
Le cavalier était loin d'eux maintenant et l'archer repéra au loin la charrette où seul siégeait Belharut qui faisait déjà route au Nord sur le chemin avec d'autres commençant l'exode.
Tous trois fendirent la foule pour prendre la même direction et rejoindre au moins le paladin qui avait semblait-il réussit à passer sans se faire remarquer.
Après quelques minutes ils le perdirent de vue puisque la route tournait derrière un bosquet. Ils hâtèrent le pas pour rejoindre le nain au plutôt. Il leur fallut un moment pour atteindre le bosquet.
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Les premiers sortis attendaient déjà depuis un bon quart d'heure au point de rendez vous et commençaient à se demander si leurs compagnons n'avaient pas péri dans l'incendie de la ville qu'ils avaient eux même allumés.
Finalement le premier à apparaître fut le gnome qui n'avait pas l'air content, il ne comprenait pas comment le groupe de la charrette avait pu faire plus vite que lui pour arriver jusque là.
Belharut ironisa en le voyant arriver
- Tiens voila notre ami le crapahuteur, alors ce mur....amusant? Ah! Au fait Philibert est mort et bien mort cette fois ci, Falco a fait apparaître plein d'illusions de Philibert, la garde s'en est occupée, as-tu vu les autres.....?
Le gnome n'eu pas le temps de répondre que les trois pyromanes faisait leur apparition eux aussi au coin du bosquet. Ils arrivèrent et de suite s'excusèrent, non du retard mais de l'ampleur de la diversion.
- On a pas fait exprès m'sieur l'paladin, mais tout s'est mis à brûler et.....
- ....et finalement vous avez détruit un bon quart de la ville, il faudra en rendre compte quand tout ça sera fini, mais pour l'instant nous sommes dehors et si le lutin ne s'est pas fait prendre, personne ne nous a remarqué
Effectivement, seul le druide manquait à l'appel. Les réfugiés ou sans abris affluaient sur le chemin maintenant cherchant un endroit pour s'établir provisoirement. Jusqu’a ce que les autorités de la ville ne leur donne l'autorisation de reconstruire, c'est à dire après l'enquête certainement. On allait chercher à savoir ce qui avait provoqué de tels dégâts.
Soudain, dans un buisson à une vingtaine de mètres plus loin sur le chemin, il y eut une agitation comme si un animal farfouillait frénétiquement dans les branchages de la forêt.
Les neo-aventuriers s'arrêtèrent de parler et les bruits dans le buisson aussi.....
- Ca doit être Feanor… oui c’est ça il s’est transformé en porcelet pour passer les portes de la ville et il cherche des truffes en nous attendant.
Falco, tenta de figer à l'aide de sa magie le buisson et tout occupant si trouvant. Mais l'effort qu'il avait du fournir pour faire apparaître la douzaine d'illusions de Philibert sur la place lui avait drainé beaucoup de ses ressources. Le sort n'eut pas d'effet puisque autre chose que le vent faisait encore bouger le feuillage du "dit" buisson.
Le paladin et le demi-drow décidèrent de fouiller ce buisson. Nadrahir qui avait entreprit de se faire une pipe de lotus noir rangea tout son matériel et défourailla. L’archer pris donc position, pour les couvrir en cas de soucis, Les deux "explorateurs" arrivèrent au buisson, ils stoppèrent, examinèrent, scrutèrent.....mais rien ne se passait. Ils pénétrèrent donc à l'intérieur.
Très peu de temps après les feuilles et les branches frémirent, puis elles furent prises d'une croissance soudaine, elles s'allongèrent à une vitesse vertigineuse. Bontyr et Nadrahir furent enlacés par les branches et décolèrent du sol emmené par la croissance du buisson qui était maintenant un arbuste. L’épanouissement de celui ci s'arrêta quant il fut arrivé à l'état d'arbre adulte. Il portait cependant deux fruits assez particuliers, un humain et un demi-drow se débattant pour tenter de se défaire des branches qui les emprisonnaient.
Ils ne réalisèrent pas de suite puisque leurs regards étaient portés vers le haut, médusés qu'ils étaient de voir les deux hommes fort du groupe ainsi, mais au pied de l'arbre le lutin Feanor était hilare, il regardait le groupe sur la route et les deux "prisonniers" tour a tour. Il parvint à s'arrêter de rire jute un instant pour placer :
- Vous verriez vos têtes !!!!!!
Tous fustigèrent du regard qui était repartit à rire de plus belle.....
- Feanor! Etes-vous devenu inconscient? Vous auriez pu les tuer!! Qu'est ce qui vous est passé par la tête? Nous n'avions pas déjà assez d'ennuis? J'exige que vous leur présentiez des excuses! Et maintenant! S’exclama Riesz outrée
- Lààà, fit Rohagus ! Je vous l'avais bien dit que c'était Feanor... Tssss... On ne veut jamais me croire...
Et il se tourna à nouveau vers les fruits de l'arbre
- Si vous voulez, j'ai une corde, leur crie-t-il. Vous voulez que Riesz vous l'envoie, accrochée à un carreau de son arbalète ?
Puis il se tourne vers Falco :
- Au fait, Comment ça, vous avez fait apparaître plein d'illusions de Philibert ?
Falco se retourna vers Rohagus et lui déclara
- Et bien on m’en a tellement parlé, de ce vaillant mort-vivant, que je n'ai pas pu m'empêcher d'en faire apparaître quelques clones.... voila tout ... mais oui oui, je vous assure c'est précisément ce que je... Je voulais faire... C’est... C’était parfaitement volontaire ...Et maîtrisé ! Surtout... erm....
- Aaaah boooon ? Mais alors c'était une sorte d'hommage !
Le gnome paraissait radieux et soulagé :
- Oh, ben, je suis admiratif : Je n'y aurais même pas pensé. Ouaaah ! Oh oui, oh oui, plein de Philibert partout !
Le gobelin sortit la tête de la charrette
- Hé, Rohagus, dis ! Je peux entamer un des jambons, dis ?! Ils ont l'air bien bon !
Sur cette bonne demande, Tchak-Tchuk sortit sa dague et un des beaux jambons qu'il avait repéré. Il s'installa tout en haut de la charrette, se découpa une belle tranche et commença son festin ...
- Mais qu'est-ce que c'est que ces âneries Feanor??? Dit enfin Aldebaran. On a autre chose à faire que s'amuser avec la nature!!! Fais descendre tout de suite nos deux compagnons!!! Et pourquoi as-tu les épaules en sang???
- Je... je... je suis confus ! Je suis désolé de ce qui est arrivé, mais j'ai trouvé l'occasion trop belle, en vous voyant arriver comme ça je n'ai pu résister aux charmes de vous faire une blague ! Mais franchement... si vous aviez vu vos têtes, je crois bien que ça en valait le coup ! Enfin bon, c'est vrai qu'on est bien embêté maintenant mais que voulez-vous, c'est tout moi.... je réfléchis toujours après.... excusez-moi ! On va essayer de trouver une solution tous ensemble, hein ? Mais de votre coté comment ça s'est passé ? J’ai vu une grande lueur du coté de la ville était ce du de votre fait ? C’est vous qui avez fait flamber toute la ville ? Si c'est le cas, je vous prierais Mr Aldebaran de ne pas me parler d'ânerie... dites.... heu......est ce que..... Enfin je peux goûter de votre jambon ? Demanda le lutin.
- Toutes mes excuses Feanor pour les "âneries". Renchérit l’archer Il est vrai que j'ai fait partir en fumée un quart de la ville... Mais il faut me comprendre, je suis un peu sur les nerfs avec cette mésaventure. Dites, votre jambon, vous ne voulez pas le manger PLUS TARD?? Je vous rappelle qu'il y a certaines personnes qui ne nous veulent pas que du bien pas loin d'ici!!! Alors libérons nos 2 amis et dégageons en vitesse!!! Belharut, faites quelque chose!!! On ne s'en sortira pas avec cette bande d'inconscients!!!
- Boaaahhhh ! La mission peut attendre maintenant que l'on ne court plus aucun danger .... Et puis d'abord, un peu de repos nous fera du bien !! Mmmm .... Vraiment excellent ce jambon ! déclara le gobelin, en coupant une nouvelle tranche
Rohagus fila vers la charrette, inquiet du sort de ses jambons dans les mains du gobelin
- Viens ! Assied toi avec nous et raconte-moi ton histoire au tour de ce jambon, ce sera bien plus agréable que de te tracasser pour rien et puis.... on a un peu de temps, le temps qu'ils descendent ! Hihihihihihi. Crut bon d’ajouter Feanor
Le nain fulminait. il se rendait compte qu'il était partit sauver le monde connu d'Ishel avec des insouciants qui pensaient à se faire des blagues et a manger du jambon....Pour toute réponse a la question que venait de lui poser l'archer, Belharut descendît de la charrette et détacha les montures de chacun. Ceci fait, il remonta à la place du cocher et fouetta sa monture. La charrette démarra sur les chapeaux de roues sur la route qui allait vers le Nord en direction des marais leur destination finale. Les occupants dégustateurs de jambons roulèrent au fond de la carriole, victime de l'accélération soudaine. Le paladin n'avait plus de temps à perdre en enfantillage, ces garnements lui avaient été très utiles en ville mais s’ils voulaient continuer avec lui ils avaient plutôt intérêt à le suivre. Les évènements commençaient à s'accumuler et ce dernier épisode finit d'agacer le paladin. Il ne se retourna pas et mis le cheval au grand galop.....La mission pouvait attendre !!!......alors que l'église d'Oblitor était à leurs trousses.....ou peut être même en avance sur eux.....affligeant !!!!
Le gnome l'avait échappé belle : il n'aurait vraiment mais vraiment pas aimé être obligé de monter à cheval ! D'ailleurs, ses jambes auraient été trop petites pour atteindre les péd... les étriers... Bref, Rohagus se ramassa au fond de la charrette, se relèva et se tourna vers l'arrière de la charrette
- Hé les gars !! Venez vite ! Vous allez nous perdre ! Et si vous n'arrivez pas à descendre de votre arbre, vous n'avez qu'à l'emmener avec vous ! Vite !
- Bah, ils nous rattraperont bien assez vite, ne t’en faîtes pas .... De toute façon, moi, je suis là, c'est le principal ! Encore une tranche de jambon ? Interrogea Tchak-Tchuk
- S'il vous plait Belharut, attendez les autres ! Ils nous seraient d'un grand secours dans notre quête ! J’admets que nous avons abusé mais sincèrement il faut bien décompresser non ! Et puis.... je n'ai jamais demandé à être entraîné dans cette aventure ! Ce que je veux moi c'est m'amuser en faisant des farces et la fête Belharut! STOP! S’iiillll vous plaîîîîîîît! Les autres sont forts et vigoureux et bien plus apte aux combats que nous autres !!
N’arrivant pas à convaincre le nain, Feanor poussa un hennissement plus vrai que nature pour parler directement au cheval et le faire stopper !
La charrette ralentie d'un coup sec. Tous les occupants qui se trouvaient à l'arrière se retrouvèrent à l'avant en un instant. Le paladin après un vol plané se retrouva sur l'encolure du cheval. Il entra dans une colère violette
- Qui a fait ça ? Dit-il en regardant fixement le druide. Faites redémarrer cette bestiole de suite qu'elle nous éloigne de nos ennemis les plus proches......allez !!!!!
- Non Monsieur le paladin, ce cheval n'ira nul part tant que nos amis ne nous aurons pas rejoint ! Que cela soit bien clair !
"chanter, rigoler, comme si nous allions rigoler. Par la barbe de ma grand-mère, ils sont inconscients.......et c'est peut être ce qui va nous sauver, ils feront des choses que personne d'autre ne penserait à faire. » il regarda le lutin encore indécis « rigolo !!! planté là que nous sommes.... » De vilaines pensées passèrent par la tête de Belharut a ce moment là....mais il les chassa.
L’énervement du paladin de Kaléus n'avait pas servit à grand chose puisqu'il était bloqué là. L’idée d'écraser le lutin du plat de sa lame lui était passée par la tête mais cela lui aurait fait perdre un temps précieux, il aurait sûrement du faire appel à Kaléus pour les tuer tous et ne pas laisser de traces.... Mais, ils lui avaient été utiles, il ne l'oubliait pas et le seraient encore, par la force des choses, il avait besoin d'eux.....
Finalement tous montèrent plus ou moins aisément sur une monture et se portèrent à la hauteur de la charrette ou se trouvaient déjà quelques-uns uns des membres de la troupe. Une fois tout le monde réuni, le lutin qui murmurait à l'oreille des chevaux demanda humblement au cheval de redémarrer
Le cortège se mit en marche, suivant la route Nord, s'éloignant de Morn, une ville parmi tant d'autre pour certain, leur ville pour d'autre. Mais tous savaient qu'il ne fallait pas qu'ils y reparaissent avant que cette histoire soit terminée, au risque de tomber sur les serviteurs d'Oblitor y résidants.
Ils firent route ainsi pendant une bonne heure et la bonne humeur s'installa de nouveau, le gobelin coupant tranches de jambons sur tranches de jambons pour ses camarades. Le nain se détendit lui aussi et le climat d'insouciance reprit ses droits, comme s’ils partaient pour un pique nique hobbit.
Ils faisaient toujours cap au Nord, le jour c'était levé sur une journée grisâtre. Peut être du aux cendres de la ville qui retomberait.
Ils arrivèrent près d'un fleuve qu'ils suivirent pendant encore un moment avant de le quitter pour contourner des arbres qui bordaient la rive. La route longeait l'orée du bois touffu et sauvage, le druide leur décrivit arbres, herbes et plantes. Au coin du bois le pont apparu, leur objectif pour continuer à se diriger vers les marais.
il y avait la, devant le pont, trois silhouettes habillées et encapuchonnées de noir. Ils étaient à deux cent mètres d'eux, tous trois immobiles. Des qui les virent les cavaliers se mirent en mouvement, l'un d'eux talonna son cheval et partit vers l'Est suivant la rivière. Un deuxième traversa le pont et partit plein Nord
Le dernier se plaça au milieu du chemin à quelques mètres seulement du pont et fit face aux arrivants qu'il avait très certainement identifiés. Attendant leurs réactions pour lui aussi agir. l'issue était encore incertaine....
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Le prêtre d'Ankhmar commençait à s'agacer et pensait sérieusement à rebrousser chemin. La grenouille avec qui il avait sympathisé manquait finalement de conversation. Tout à coup un groupe de cavaliers assez hétéroclite déboucha au coin du bois.
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Le cavalier à l'autre bout du chemin ne bronchait pas, tout pour l'instant jouait en sa faveur, le plan avait d'ores et déjà réussit, les deux messagers étaient déjà loin, et il serait porté au rang des heros ou des martyrs d'Oblitor sous peu.
La psioniste se concentra sur l'esprit de la silhouette au loin, elle entra lentement car il y avait cette fois ci une haute résistance de la part de sa cible. Mais après quelques subterfuges mentaux Riesz pénétra enfin l'esprit de leur opposant. Le noir prédominait. Ses intentions étaient simples, pire que ça, elles étaient conditionnées et répétées : personne ne devait franchir ce pont. C’était la seule pensée que l'elfe put trouver. Comme si toutes les autres avaient été gommées pour ne laisser place qu'a cette mission.
Elle en fit part à ses camarades.
Les idées fusèrent alors :
- On fonce tout droit, charrette en premier, et on force le barrage !!! Proposa le demi-drow qui n'avait pas pris leçon de son œil encore tout gonflé du coup pris la veille.
- Arrêtez!! On ne va pas foncer comme des tarés sur ce type, on ne sait même pas ce qu'il nous veut. Essayons de nous la jouer une peu plus finaude cette fois-ci. Je vais aller voir ce qu'il nous veut, rétorqua Aldebaran, l'archer plus ou moins sage.
- Des gars habillés en noir chargés de surveiller notre arrivée en patientant sur un pont, ils sont sûrement pas amicaux; à moins qu'un sadique veuille le chopper pour le faire parler, je sais par expérience que les paladins adorent ça, je propose de tracer tout droit insista du tac au tac Nadrahir
- Oh là, intrépide Archer, laisse moi t'accompagner ! L'identité de cet homme m'intéresse et je voudrais être prêt à intervenir s'exclama le paladin d'Ankhmar.
- Aldebaran si tu veux que je tente de l'enchevêtrer avant que tu ailles lui parler. Dit le druide. Il joignit le geste à la parole et pria dame nature d'exaucer son souhait mais rien ne se passa. Peut être qu'Avhelia s'était aperçu que l'on l'avait dérangée en faisant appel à elle pour une plaisanterie et ne répondit volontairement pas à l'appel du lutin.
Les deux volontaires s'avancèrent lentement sur le chemin et l'archer s'arrêta à mi-chemin et demanda au cavalier toujours immobile.
- Présente-toi cavalier et dis-nous quelles sont tes intentions. Nous sommes pressés, parle vite!
Et il allait parler. L’archer le vit porter ses deux mains ont sa bouche en porte voix pour lui répondre. En lieu et place de la réponse attendue, le cavalier déclencha un sort d'une rare violence que lui accordait Oblitor son dieu pour son dévouement sans faille. Il libéra une vague d'énergie destructrice sous la forme d'un long hurlement.
Les deux médiateurs furent bien sur les premiers à en subir les effets. Le premier fut le son impressionnant de puissance et la douleur instance qu'il gênerait aux oreilles bien sur mais aussi a l'intérieur du crâne tellement il était pénétrant. Le deuxième effet, le plus violent, leur arriva très peu de temps après l'apparition du son. Telle une onde de choc, la vague d'énergie les heurta, eux et leurs montures, de plein fouet.
Ils furent tous deux désarçonnés et tombèrent au sol. L’archer de par ses racines maîtrisait mieux ces animaux que son compagnon et réussit à accompagner sa chute. Le paladin quant à lui partit dans une retro-envolée spectaculaire. Il atterrit sur le dos deux mètres derrière le cheval. Son insouciance ou sa trop grande confiance en lui, puisqu'il n'avait demandé aucune aide ou protection a son dieu Ankhmar, se retourna contre lui à ce moment précis puisque les ombres, royaume d'Oblitor, l'envahirent. Il perdit connaissance les bras en croix sur le chemin
Le groupe resté en arrière eut à peine le temps de se protéger de l'onde puisque tous subirent l’attaque de longues secondes. Seuls Feanor et Rohagus protégés à l'intérieur de la charrette et Tchak-Tchuk blottit derrière le nain ne la subirent pas. Les autres : Belharut et Falco debout sur la charrette, ainsi que Riesz et Nadrahir sur leurs montures l'encaissèrent sévèrement eux aussi.
Les deux occupants du devant de la charrette se retrouvèrent à l'arrière, étalés respectivement sur le gobelin pour le nain et sur le gnome pour l'elfe après être passé lui pas dessus le lutin. Les deux autres maîtrisèrent leurs montures et demeurèrent en selle mais choqués.
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Le nain avait reçu l’onde de choc de plein fouet. Celle ci l’avait projetée au fond de la charrette, à peine remit du choc, une deuxième force le projetta vers l'avant, produit par le gnome sous lui. Celui ci se rétabli rapidement et se rua vers les reines de la carriole. Il imprima un sévère coup avec celles ci sur la croupe du cheval pour le faire démarrer. Il n’avait aucune idée de comment cela "fonctionnait" mais il avait la ferme intention de foncer sur le hurleur.
Belharut qui tentait de se relever, fut déséquilibré à nouveau au moment du démarrage et se retrouva une fois de plus dans les jambons et autres denrées les quatre fers en l’air, bougonnant de plus belle. Le gobelin qui avait mieux géré la force d’inertie de son corps, arriva lui à rejoindre le " cocher " improvisé pour l’aider dans sa tentative, mais n’ayant pas plus de notions sur ce sujet que Rohagus, il ne fut pas d’une aide efficace, car le cheval fonçait tout droit, directement vers la rivière, affolé par l’onde de choc qu’il avait reçu comme les autres, mais prompt à partir au galop pour fuir cet endroit.
Le mage arcaniste avait compris instantanément la manœuvre qu’entreprenaient ces deux là, il sauta pour ne pas risquer de finir dans la rivière…. Mais aussi et surtout pour être debout sur quelque chose de stable s’il devait incanter quoique ce soit.
Ce fut l’intervention du druide qui finalement dirigea la course du cheval " fou ". Il tenta d’entrer an contact avec lui par l’intervention divine d’Avhelia. Il poussa un hennissement qui surpris ces deux voisins qui le regardèrent d’un air de dire : qu’est ce tu lui as dit … ?
Finalement il n’avait pas pu dire au quadrupède de foncer sur un de son congénère, c’était contraire aux percepts druidique de faire du mal a d’autres animaux, il avait seulement demandé à ce qu’il traverse le pont, au plus vite et quoiqu’il arrive. De fait la collision serait incontournable, il n'était pas possible de passer à deux de front sur ce pont.
La trajectoire de la charrette obliqua pour faire face au pont, ce qui fit tanguer dangereusement celle ci. Le nain se retrouva collé contre le coté gauche toujours incapable de se relever et le gnome éjecté de son poste de pilotage, le gobelin et le druide réussirent a s’accrocher pour ne pas tomber
Le cavalier compris a cet instant quelles étaient les intentions de ces vermisseaux, il s’en amusa, ils voulaient une collision ils allaient en avoir une. Mais sans lui. Il bondit de son cheval, sur le parapet puis sur la rive.
La collision entre les deux équidés n’eut finalement pas lieu, l’arrivant réussit à passer entre le parapet et le cheval du cavalier. La charrette, elle, ne put passer. Elle heurta violemment le cheval resté statique. L’arrêt ne fut pas complet car le cheval continuait à tirer pour passer de l’autre coté du pont comme convenu, mais la décélération fut violente
Dans la charrette le nain se retrouva bien entendu à l’avant, suivit de tout le matériel et des vivres qui lui arrivèrent dessus. Il aurait du être aux pieds de Feanor et de Tchak-Tchuk, mais voilà, ils n’étaient plus là. Envolés sous le choc, dans le sens littéral du terme. Le lutin avait atterrit sur l’encolure du cheval, pas trop malchanceux. Le gobelin lui, atterrit directement dans l’eau, dans une gerbe majestueuse.
Le mage qui avait suivit cela de loin tenta de distraire le gardien du pont pour laisser un peu de répit aux occupants de la charrette qu’il imaginait bien mal. Il fit quelques gestes assez rapides avec ses mains, remua doucement les lèvres. Soudainement au centre du champ de bataille, apparut un prisme de couleur flamboyante et tournoyante. Le prêtre d’Oblitor se méfia tout d’abord de ce que pouvait générer ou engendrer cette « chose ». La chose lumineuse qu’avait invoqué le mage avait eu un autre effet, l ‘archer avait eu le temps d’encocher une flèche. Il tira sur le prêtre tant bien que mal, ayant du mal à bander au maximum dans son état de choc. Celui-ci portait ses deux mains à sa bouche pour attaquer à nouveau de son hurlement. La flèche effleura son bras, sans le blesser gravement mais le sort fut stoppé.
Il défourailla de sous ses robes une arme qui était à mi-chemin entre le katana et le cimeterre. Une longue lame effilée mais quelque peu recourbée. Elle était censée rappeler une corne d’Oblitor. Il se mit en garde. Près à les affronter uns a uns.
Le demi-drow s’avança enfin, là on jouait dans sa cour, les lames et les combats c’était son rayon. Il arrivait presque au contact quand le prêtre dévoila encore une carte que personne n’attendait. Derrière lui, de l’eau, un être boueux recouvert d’un peut de végétation aquatique. Tous s’arrêtèrent pour observer le nouvel arrivant, il semblait bien réel, se pouvait être une illusion mais elle paraissait tangible.
Le gardien du pont semblait ne pas comprendre pourquoi, ils n’attaquaient pas, enfin ceux qui restaient en état de la faire. Il sourit, attendant pour riposter au coup par coup. La créature émergea de l’eau totalement lentement et sortit un fléau. Celui ci fit à peine un tour complet dans l’espace avant de se fracasser sur l’arrière du crâne du prêtre qui s’effondra. Mort sur le coup.
- Salutations ! Mon nom est Tarabas, je suis prêtre D’Ankhmar et porteur d’un message de la part d’un certain Tafkap qui me le délivra quelques secondes avant de mourir. Je vous attendais…. Certains ont-ils besoin d’assistance … ?
Nadrahir s'avança vers l'être et lui dit:
- C'est quoi ce message? Et c'est qui ce Taf... truc?
L’humain, tout fraîchement sortit de l'eau, eut l'air surpris voir offusqué de la manière dont le bâtard lui adressait la parole. Il allait répondre tout de même tant ce que lui avait dit Tafkap semblait capital, lorsqu'un craquement suivit d'un hennissement venu du pont qui leur glaça à tout le sang se rappelant la minute précédente, l'en empêcha. C’était le cou du cheval a terre qui avait enfin cédé, la première roue passa donc l'écueil qui la bloquait depuis un moment car le cheval de la charrette avait pour consigne de passer le pont. La deuxième roue passa, elle aussi, finissant le "travail". Une fois la charrette de l'autre cote de la rive, le cheval du feu ex-cavalier était dans le même état que son maître, mort. Encore secoué de spasmes nerveux mais assurément, mort...
Comme a son habitude le gnome à peine debout commença à déblatérer, posant des questions sans même attendre de réponse avant d'enchaîner sur une autre et ainsi de suite.
- Mais !? Mais où est-ce qu'il s'est barré quand on a heurté le cheval ? Où ce chevalier noir de mes 2 joues a-t-il trouvé la place sur ce minable pont pour ne même pas être effleuré par notre folle cavalcade ?!
Le gnome tentait de réfléchir et ça le mettait une fois de plus en colère. Puis il découvrit enfin la scène, le cadavre du prêtre d'Oblitor et les 2 créatures boueuses sorties des eaux.
Dans l'une des deux, il reconnut un gobelin
- C'est toi Tchak-Tchuk ? Ben, qu'est-ce que tu fais là ?
Le gobelin ne répondit pas, d'ailleurs cette question n'avait pas besoin de réponse et pourtant une autre question était déjà sur les lèvres de Rohagus
- Qu'est-ce que vous êtes, monsieur, demanda Rohagus, circonspect ?
C'est à ce moment là que le gnome entendit quelque chose bouger et ronchonner dans la charrette. Il se retourna vivement pour regarder.
- Oh, vous êtes là, Belharut, fit-il ! La forme ? Bon, quand est-ce qu'on repart... ?
Le nain se leva doucement, descendit de ce maudit attelage et fit face au gnome, enfin presque car il y avait une petite différence de taille tout de même, mais le paladin se baissa pour que son visage soit bien en face de celui du gobelin. Il ne semblait pas avoir envie de rigoler
- N'y avait-il pas une solution moins risquée que celle ci ......? VOUS AVEZ FAILLIT NOUS FAIRE TOUS TUER MISSERABLE GNOME !!!!!!! Si ce monsieur ne nous avait pas prêté main forte ne serions dans le même état que ce canasson !!!
Puis il réalisa la portée de ces mots
- C'est vrai ça qui êtes-vous.....? Que venez-vous donc faire ici par l'enclume de Kaléus? Qu’est ce que c'est que cette histoire de message encore, Tafkap avait l'air tout à fait sain d'esprit quand nous l'avons quitté pourquoi diable y aurait-il quelque chose à ajouter à la situation.....la manie de Rohagus, le gnome qui pose des questions plus vite que son ombre, semblait être contagieuse
Le prêtre d'Ankhmar répondit enfin.
- Mon nom est Tarabas et je suis prêtre d'Ankhmar, vous ai-je déjà dit messire paladin, j'étais dans le temple voisin de celui de Kaléus quand les disciples d'Oblitor ont attaqué et .....
Aldebaran entendant que l'humain était prêtre et de surcroît qu'il servait Ankhmar lui coupa la parole
- Merci de ton aide! Nous étions dans une situation critique. Si tu as des dons de soins, vois ce que tu peux faire avec notre paladin, c'est urgent dit-il, montrant du doigt Bontyr
Le prêtre encore ruisselant aperçut l'homme a terre derrière un cheval qui ne bougeait pas du tout.
Il s'en approcha et reconnu un des paladins de son ordre, il se précipita à son coté et invoqua l'aide d'Ankhmar pour lui apporter son soutient et sa force par une prière mélodieuse et rythmée. Une lueur blanche et aveuglante se forma autour de ses mains qu'il apposa sur la tête de Bontyr. Celui ci reprit connaissance en quelques secondes et commença l'inventaire de ce qu'il pouvait encore bouger avant de s'asseoir sur place, il devait récupérer maintenant.
Les autres pendant ce temps fustigèrent l'archer du regard, ils ne savaient toujours pas ce que l'étranger avait à dire....et cela par sa faute. Il aurait pu attendre que ce dernier ait fini de s'expliquer. Bontyr était dans le cirage, quelques secondes de plus, on lui aurait raconté voila tout. Maintenant ils étaient tous là à attendre
Ils patientèrent donc, que le prêtre finisse de remettre Bontyr sur pieds et vu le vol plané, il devait y avoir du boulot et seul Ankhmar savait quand cela pourrait se terminer.
A peine la lueur qui recouvrait les mains du prêtre éteinte, le vent se leva brutalement. Toutes les feuilles qui étaient à terre voltigèrent en l'air et tous se protégèrent de leurs bras pour ne pas être aveuglés. Les feuilles semblaient toutes aller dans la même direction elle se rassemblèrent et formèrent un conglomérat mouvant de l'autre coté de la rive a proximité de la charrette.
Ils fixaient tous ce phénomène du mieux qu'ils pouvaient qui petit à petit dessinait, ou plutôt non, sculptait un visage de femme qui une fois achevé leur sembla d'une étrange beauté. Ils étaient captivés, subjugués.
Le lutin eut beau tenir la crinière du cheval sur lequel il était, on ne pouvait pas dire assit mais plutôt accroché, le vent généré par cette chose l'emportait petit a petit vers elle. Tous luttaient pour ne pas être aspirer, mais le druide handicapé par sa morphologie et sa proximité, lâcha prise et fut engloutit par cette tornade assez particulière.
Tout le monde se regarda....
Que pouvait-on faire pour lui et surtout que pouvait-on faire contre ça ?
Avant qu'il n'ait eu le temps de commencer à chercher une réponse, le chaos s'arrêta aussi brusquement qu'il était venu, en quelques secondes toutes les feuilles retombèrent, le visage disparut et ce fut fini...
- Ca alors ?!Hurla Rohagus les yeux grands ouverts. Qu'est-ce que c'était que ça !? Feanor ? Où es-tu passé ? Ta femme est venue te rechercher : la fête est finie pour toi ?
Le gnome se tourna vers les paladins encore conscients derrière lui :
- Messire Belharut, Messire Tarabas, connaissez-vous ce phénomène ?
Puis il tourne la tête vers Falco, l'air de réfléchir :
- Vous... Vous êtes magicien, vous : vous n'avez pas idée de ce dont il s'agit ?
Et finalement, Rohagus put enfin reprendre son souffle en attendant sa prochaine volée de questions.
- Hélas, Rohagus, j'ai bien peur d'avoir reconnu ce visage qui est nous apparu à tous...
Il s'agissait d'une variante de puissant sort "Tourbillon de Wazzaaa !", qui convoque des élémentaires au sein d'une tempête... Mais le plus inquiétant dans ce phénomène, c’est le visage, il s'agissait d'un esprit elfe, peut être un druide des vents ou encore un élémentaire violemment projeté sur notre plan... En fait, je ne sais pas si cet esprit était en fuite, quelque part en exil sur notre monde, tandis que nous nous trouvions sur sa route... ou s'il cherchait à volontairement entrer en contact avec nous... En tous cas c'est de bien mauvais augure. Il y sûrement un puissant sorcier derrière tout cela, nous n'avions pas besoin de çà!
- Comment qu'il sait tout ça, celui-là ?! Murmura Rohagus, complètement abasourdi. Heu... Ce n’est pas des blagues ? Il est passé où Feanor, alors ? Il ne s’est pas fait manger quand même ?
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Une fois entré dans le vortex de feuille Feanor fut surpris du contraste, tout n'était que calme et douceur. Il était dans une grande pièce surmonté d'une coupole formée de feuilles et uniquement de feuilles.
De toute sa vie il ne s'était jamais sentit aussi petit même devant les plus grands bâtiments de Morn il n'avait pas eu ce sentiment.
Ce n'était pas du tout ce a quoi il s'attendait, il fut assez décontenancé, tout a coup une silhouette se matérialisa juste devant lui une femme d'apparence humaine d'une beauté extraordinaire lui faisait face. Elle semblait âgée mais pas trop et était vêtue que d'habits qui semblaient être fait uniquement de végétaux.
Fait assez remarquable pour être noté cette "apparition" était à sa taille
Au moment où elle parla, Feanor sut. A qui il avait à faire, il était bel et bien face à Avhelia, Notre Mère la Terre, la Dame des Bois, la "Déesse aux Quatre Visages qui règnent sur les saisons". Sa déesse !!!
Il resta bouche bée....
Sa voix était paradoxale, d'une douceur infinie mais d'une fermeté tout aussi infinie.
- FEANOR !!! AS-TU OUBLIE LES PRECEPTS DRUIDIQUES FONDAMENTAUX ? D'ABORD TU ME DERANGE ET TU FAIS APPEL A MOI POUR FAIRE UNE FARCE, ENSUITE ET SURTOUT TU ORDONNES A CE CHEVAL DE CONTINUER SA ROUTE !? TU AURAIS DU STOPPER SA COURSE AU PLUS TOT POUR EVITER QU’UNE DE MES CREATURES NE SE BLESSENT. AU LIEU DE CA UNE DES MES AMES A DISPARU PAR TA FAUTE. IL TE FAUDRA FAIRE PENITENCE POUR TON ACTE FEANOR. D'AILLEURS CA A DÉJÀ COMMENCE. REGARDE DERRIERE TOI MON BON LUTIN
Feanor se retourna mais ne vit rien derrière lui... il regarda à nouveau la "dame des bois" et écarta les bras d'un air de dire : quoi...? Incapable qu'il était de prononcer le moindre mot.
- REGARDE BIEN, J'AI DIT DERIERE TOI....
Il passa donc la tête par-dessus son épaule et découvrit avec horreur ce qu'il y avait à découvrir. Il possédait maintenant une queue qui dépassait de son habit comme celle d'un rat mais terminée celle là par un petit panache de poils noirs
- REABILITE TOI A MES YEUX ET ELLE DISPARAITRA....
L’instant d'après il était assis sur un tapis de feuilles et sur son nouvel appendice donc, a qu'elle encablures de la charrette tout semblait calme autour de lui.
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