Le nain se redressa et tenta d’épousseter son habit, le vent les avait tous surprit et ils s’étaient tous protégés tant bien que mal. Le phénomène avait été de courte durée mais chacun avait sentit la puissance impressionnante que le vortex de feuilles avait dégagée. Seuls quatre membres du groupe savaient finalement a qui ils venaient d'être confrontés, car ils ressentirent une sensation similaire à ce qu'ils ressentaient au plus profond d'eux même lorsqu'ils en appelaient leurs dieux respectifs pour leur porter assistance. Sans aucun doute, ce fut là une matérialisation d'Avhelia, Mère Terre appelée aussi Dame des Bois. La déesse qui régnait sur la nature et toutes ces composantes. Et on pouvait penser à la vue des évènements que le druide venait d'être "convoqué" pour une audition exceptionnelle.
Le nain se dirigea vers le tapis de feuilles qui couvrait la rive sur laquelle un des dieux d'Ishel venait de se manifester, suivit du demi-drow qui avait traversé le pont juste après que l'image de la déesse ait disparut. Il sonda du regard cette étendue épaisse de feuillage à la recherche de traces du lutin ou d'un de ses habits ou même de parties éparses du druide s'il avait eu à subir la colère de son dieu.
Il n'eut pas à chercher très longtemps, Feanor se trouvait au centre exact du tapis de feuilles, assis le regard dans le vide, à la limite de la béatitude. On voyait poindre une goutte de bave à l'extrémité de sa lèvre inférieure.
Belharut le sortit de sa torpeur, il était hilare...
- Alors druide un sacre tour de manège hein ? Ça tourne la tête hein....? Est-ce que ça va ? ....
Pour toute réponse, le lutin écarta les bras et les laissa retomber, l'air de dire : j'sais pas ....pas encore....Le demi-drow qui cette fois ci partageait la bonne humeur du paladin avança vers le druide et le remis sur pied.
- Fais moi voir ça, si tu as quelque chose de cassé...
Il le lâcha instantanément et fit un bon en arrière, défouraillant à la vitesse de l'éclair son épée qui se trouvait déjà sous la gorge de Feanor, qui s'était figé, plus du tout béatifié en cet instant
- Ce n'est pas notre druide !!!
Le paladin de Kaléus qui n'était plus qu'a quelques décamètres d'eux ne comprenait plus
- Comment ça...??? Je sais que tu n'as qu'un œil en état de marche mais même d'ici je vois bien que c'est lui !!!
le maître d'arme s'adressa au lutin sur un ton qui ne laissait aucune autre alternative
- Retourne-toi, créature du malin !!
Feanor s'exécuta, il se retourna, Belharut découvrit alors "l'objet" du délit. Le lutin avait une queue d'une demi-douzaine de centimètre semblable a celle d'un rat mais terminé par un petit panache de poils noirs. Belharut ne savait plus quoi penser....
- Si c'est toi ami, explique-toi, nous jugerons...
- L'incarnation du malin, c'est exactement ce que je pense !! Nous n'avons pas d'autre alternative, il faut la lui couper !! Le shaman de mon village m'a raconté une fois que c'était arriver à un de ses cousins, et que la queue avait poussé, poussé et poussé encore jusqu'à atteindre 6 mètres !! Le pauvre cousin ne pouvait plus dormir à cause de ça, mais par contre, il nettoyait la tanière en moins de deux !!
le lutin répondit d’un air pire que dépité
- c'est que..... enfin...... j'ai pas envie d'en parler...j'ai fauté ! Voyez par vous-même cette pauvre bête est morte ! Je suis indigne d'Avihela.... je ne pense qu'à m'amuser et ne réfléchi pas à mes actes..... Je ferrai mieux d'abandonner cette vie..... tout lâcher.... vous, cette quête... ma religion.... après tout c'est bientôt la fin du monde.... non ? De toute manière à quoi bon ? .....
- Mais non !!! Que ferais-tu donc.....? Des ménages ?!?
Le nain se tapa sur les cuisses, plus hilare encore que quelques instant auparavant.
- Allez range la, elle n'est pas si grosse
Le nain détacha sa hache de son dot, d'un large et rapide geste et proposa au lutin.
-Oou veux-tu que je t'en débarrasse....?
Puis il repartit à rire voyant la tête du druide
- Mais au fait, j'y pense !" Réagit tout à coup Rohagus. Falco ! C'était n'importe quoi ce que tu m'as raconté ! C'était même pas vrai que c'était le sort dont tu m'as parlé qui avait aspiré Feanor ! Ou alors depuis quand Avelhia s'appelle aussi Wazaaaa ?!
Il se tourna alors vers les dos de ses camarades qui entouraient le lutin
- Les gars ! Eh, les gars ! Falco est aussi bon sorcier que moi je suis bon cuisinier... heu non... mettons que je suis bon nécromancien ! Enfin quoique... je... Les gars ?... Vous m'écoutez ?
Comme ils semblaient plus intéressés par la queue du lutin que par ses dires, Rohagus fit un moment la moue puis continua, pas désespéré
- Bon... On s'en va maintenant ? C'est bon, non ? On peut repartir ?
Falco croisa les bras, ferma les yeux, prit une profonde inspiration, et lança doucement d'une voix grave et profonde :
- Mais non mais non, enfin, voyons, Ro, tu sais bien que "Wazzzaaa" est une variation nordique d'"Avelhia" qui sont en fait les dénominations d une seule et même déesse ! Ne te laisse donc pas impressionner par ces quelques divergences de dialecte, mon ami...
- Qu'est-ce que c'est encore que ces tours de passe-passe?" Dit l'archer, un brin énervé par ce nouveau contre-temps. Qu'on lui coupe tout de suite cette queue!! On n'a pas le temps de tergiverser! Je ne sais pas ce que vous avez fait à Avhelia, lutin, mais il est évident que ça nous retarde encore!!
S'adressant aux trois personnes de petite taille :
-Ne pouvez-vous arrêter un peu de faire n'importe quoi?? Vous ne voyez que notre affaire est des plus sérieuses? Mais d'où sortez-vous bon sang? Entre le druide que se laisse pousser une queue et le gobelin et le gnome qui manque de briser inutilement notre charrette, je me demande...
- Arrête Aldebaran! Intervint énergiquement Bontyr bien que pas encore tout à fait remis. Nous n'avons pas de temps pour la discorde et la dissension dans le groupe! Garde ton énergie et ta force pour nos ennemis! Tu nous feras part de tes états d'âmes plus tard! Viens plutôt m'aider à m'installer sur mon cheval et me raconter ce qu'il s'est passé.
Aldebaran fustigea du regard la "bande des trois" mais n'en rajouta pas, les paroles du paladin étaient sages.
- Belharut, il faut partir immédiatement, les deux autres cavaliers pourraient revenir!!
- Oui, vous avez raison, Allons-nous-en ! encore que je ne pense pas que les deux fuyards reviendront de si tot. Ils avaient l’air chargé d’une mission des plus urgente, repartir à Morn pour donner notre position et notre direction par exemple. Nous aurons bientôt des poursuivants assurément.
Le regard de Rohagus se posa enfin sur Feanor qu'un interstice entre ses compagnons permit enfin de voir clairement :
- Mais ? Feanor ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Tu as remarqué que tu as un truc qui ressemble à une queue de tamanoir qui te pousse dans les fesses ? Comment tu as fait ? Tu peux m'apprendre à faire ça, ça a l'air rigolo ?
Là, le gnome réfléchit un moment...
- Non, en fait non, je n'ai pas envie d'avoir de queue... Si on y allait ?
- je vous ai déjà dis, je n'ai pas envie d'en parler......ET LE PREMIER QUI ESSAYE DE LA TOUCHER, JE L'ENSSERRE DANS UNE PLANTE JUSQU'A L'ETOUFFEMENT !!! Que ce soit bien clair ! Fichez-moi la paix !
Après ces paroles, le lutin essaya tant bien que mal de dissimuler sa queue dans son habit et partit sur le chemin, laissant les autres planté-la....
- Wow ! Nous enserrer dans une plante jusqu'à étouffement ? Ce n'est pas un peu contraire aux lois de la nature d'Avelhia, ça ? Il ne faudrait pas qu'elle sache ça, elle risquerait un jour de te punir d'une manière ou d'une autre...", murmura le gnome, circonspect.
Puis, Rohagus leva un œil interrogateur vers Belharut l'air de dire
- On y va ?
- On est parti!!!, Tu as raison mon bon gnome !!! le pretre nous dira ce qu’a a nous dire Tafkap en chemin. rétorqua le nain
Alors tous regagnèrent leurs montures qu’elles soient à roues ou à pattes, il survint bien un problème lorsque Bontyr réalisa enfin que son état ne lui permettrait pas de se hisser sur sa selle et encore moins de s’y tenir. Il fallut encore de longues minutes de discussions avec son comparse le prêtre pour que celui ci le décide à monter dans la charrette pour la journée alors que lui-même monterait son cheval
Pendant ce temps le druide traçait sa route, jouant les éclaireurs bien malgré lui. Enfin la caravane se mit en mouvement et tous prirent consciemment ou non la peine de faire le tour du tapis de feuille reste de l’apparition de la divinité avant de regagner la route pour continuer vers le Nord.
Ils récupèrent le druide au bout d ‘un petit moment qui n’avait pas pu prendre beaucoup d’avance avec ces petites jambes, il n’y avait plus trace de queue, rangée quelle était dans son habit. Il fut « ramassé » au passage de la carriole. Il manifesta son mécontentement, puis voyant la détermination des autres à l’emmener avec eux, il baissa la garde et resta prostré. Il se détendit enfin lorsque Tarabas le nouveau venu leur expliqua comment il en été arrivé à jouer les messagers pour eux. Attisé par la curiosité, le lutin oublia presque son nouvel appendice et écouta comme les autres le récit du prêtre.
- La nuit dernière, je dormais bien tranquillement dans ma chambre du temple d’Ankhmar avec vue imprenable sur la place des fils de Banth. Lorsqu’une déflagration me réveilla en sursaut, suivit d’une autre puis d’une autre encore. Je me rua à la fenêtre et découvris le début d’une attaque contre le temple voisin de Kaleus. Je décidais de me rendre sur place sans délais pour voir si je pouvais porter assistance a mes « cousins ». Voyant la porte d’enceinte du devant bien encombrée, je décidais donc de trouver une porte a l’arrière. Je découvris là ce que j’ai pensé être certaines de vos victimes après coup. Mais je ne connaissais pas votre existence a ce moment. Je pénétrais donc dans le bâtiment et alerté par des hurlements de terreur, je découvris un mage qui porte le nom de Korevas entrain de torturer mentalement votre ancien ami, bien vite oublié par certains d’après ce que j’ai entendu, Tafkap. Voyant que j’avais fait appel a mon dieu pour qu’il me protége contre les créatures maléfiques, le mage abandonna les lieux en se dématérialisant sachant d’avance qu’il ne pourrait vaincre un serviteur d’Ankhmar sans s’y être préparé auparavant. C’est à ce moment donc que Tafkap juste avant de mourir de donna une information qu’il disait capitale pour la quête dont vous devez être au courant.
Il marqua une pause pour voir si tout le monde suivait à première vue oui, ils avaient l’air de savoir exactement de quoi le prêtre voulait parler.
Le gnome ne put s’empêcher de poser une question, pour une fois il fit dans la synthèse a l’extrême.
- Et…. ?
le prêtre repris
- Et pendant que ce Korevas était en train de lire dans les pensés de Tafkap pour voir, je ne sais quoi, parce que je ne vous ai pas précisé que j’ignore tout de la quête que vous étés en train de mener, peut être même était-elle contre les percepts d’Ankhmar pensez-je tout d’abord, mais la présence d’un paladin dans vos rangs m’a rassuré à ce sujet. Donc pendant que le mage lisait dans les pensées de Tafkap disais-je, Tafkap lui aussi a eu accès aux pensées de Korevas mais celui ci ne devait pas craindre ce phénomène puisqu’il pensait le tuer. Mon arrivée a un peu perturbé ces plans et voilà ce que Tafkap m’a dit juste avant de mourir : « Ils ont déjà une épée en leur possession, il faudra leur reprendre, dites leur seulement qu'ils ont déjà récupéré une épée.... » je ne sais pas du tout ce qu’il voulait dire par-là. Il parlait des assaillants ça c’est sur, mais j’espère que vous savez de qu’elle épée il parlait.
Cette nouvelle jeta un froid sur le groupe et le reste de la journée fut plutôt morose, on expliqua la situation au pretre qui entra lui aussi dans un etat de reflexion intense, il devait se poser quelques questions sur son avenir : suivre ou ne pas suivre le groupe, tel devait etre la question…
il fallait faire route le plus au Nord possible pour se rapprocher des prophètes noirs eux pourraient les aider à localiser les gardiens qui portaient les épées du temps. En fin de journée alors que le soleil commençait à décroître sur l’horizon, la question d’ou passer la nuit et de manger pour certains, commença à se poser. Elle se posa d’autant plus que le forêt s’arrêtait et au loin on apercevait non pas une ville mais une grosse bourgade. Ou allaient-ils passer la nuit. Qu’elle était la meilleure solution pour ne pas se faire prendre par leurs poursuivants, si poursuivants il y avait.
- Je pense qu'il vaut mieux ne pas traîner en pleine nuit au milieu de cette forêt ... dit Falco, Ne te vexes pas, druide, mais j'ai plus confiance en une bonne vieille auberge, qu'en une meute de loups ou de je ne sais quelle bestiole qui doivent roder par ici....
- D'un côté, je suis d'accord avec toi, monsieur l'affabulateur..., fit Rohagus, curieux de voir la réaction de Falco. ….Car j'aimerais en profiter pour faire quelques emplettes dans cette bourgade. Mais... D'un autre côté, est-ce que vous avez une fois de plus l'intention de mettre le feu à cette ville aussi si elle est gardée par les prêtres d'Oblitor elle aussi ? Ne vaut-il pas mieux qu'on dorme à l'orée de la forêt, dans un endroit discret ?
- Affabulateur, affabulateur.... tssss ... enfin, au moins nous sommes du même avis : Allons à la ville, et faisons nos emplettes ! J’ai hâte de voir les trésors et artefacts dont doivent receler les boutiques de cette bourgade.
- Je n'ai pas très envie d'aller dans cette ville. La constitution de notre groupe est connue donc il vaudrait mieux pas que nous débarquions tous. Trouvons donc une clairière ou une grotte pour établir un camp et ceux qui voudront iront voir ce qu'il se passe dans ce trou. voir s’ils trouvent tracent du cavalier qui a fuit vers le Nord.....
le nain regarda les "aventuriers" pour voir s'ils étaient toujours aussi déterminés...
- Je suis d'accord avec Belharut, il est hors de question que je dorme en ville ce soir, dit Aldebaran. J'en ai plus qu'assez des villes en ce moment. J'ai besoin de me ressourcer, seul. Je dormirai au pied du plus bel arbre que nous pourrons trouver. Et si j'ai encore assez de force pour me porter, j'y grimperai afin de vraiment être seul...
Le paladin d'Ankhmar pris alors la parole :
- Que ceux qui veulent dormir parmi les fleurs et les oiseaux le fassent si ça leur plait! En ce qui me concerne, je suis encore un peu faible et mon dos me fait toujours un peu mal. Le lit d'une bonne auberge m'aurait fait le plus grand bien.
Tchak-Tchuk ne pût s'empêcher de sourire lorsqu'il entendit l'elfe en culotte verte dire qu'il voulait dormir en haut d'un arbre .... il imaginait simplement qu'un cauchemar puisse le faire tomber de l'arbre pendant son sommeil, et cette pensée l'amusait beaucoup ! Quant à lui, cela faisait bien longtemps qu'il avait quitté ses cavernes natales, et comme il ne lui restait pas que des très bons souvenirs, il décida de partir visiter ce patelin :
- Vous autres n'avez qu'à vous occuper de la charrette et de nos affaires, et surtout ne vous faîtes rien voler, hein ?! Moi, je vais voir si les bourses de ces quelques villageois sont bien remplies, hé hé hé .... allez, remuez-vous un peu !
- Bon, fit Rohagus. Je vais faire dans la diplomatie ce soir ! Je suis d'accord avec vous tous, là, voilà ! Je vais donc dormir dans la forêt avec nos amis des animaux, mais avant ça, j'irais dans la ville voir si je peux y trouver un marchand et voir si nous y sommes attendus
- Personnellement, je dormirais bien là où vous voudrez. Déclara la psioniste.
- Une bonne nuit dans une auberge ne serait pas superflue soupira Tarabas en considérant la petite assemblée d'un œil circonspect... Les évènements se sont bousculés, j'ai besoin d'un bon bain et de reflechir à cette fameuse quête
Il se passa la main sur son front encore trempé et regarda malicieusement Rohagus:
- J'ai autant de questions que ce brave gnome friand de jambon et j'ai besoin de réponses avant de décider de mon chemin à l'aube.
Le gnome ouvrit de grands yeux surpris et apeurés face au regard malicieux du prêtre.
Décision fut prise que le groupe se séparerait pour passer la nuit, Feanor, Aldebaran, Riesz, Belharut et Nadrahir resteraient en forêt, établissant un camp, tandis que Bontyr, Rohagus, Tchak-Tchuk, Tarabas et Falco iraient voir dans cette bourgade pour faire quelques emplettes plus ou moins légales, mais aussi pour voir si le cavalier qui les précédait était passé par-là. Il se pouvait même qu’il y soit encore, a l’affût, attendant leur arrivée.
Le groupe de " forestiers " s’écarta du chemin et se mis en quête d’un endroit acceptable pour planter le campement
L’autre groupe lui, prit le strict minimum pour les quelques centaines de mètres qui les séparaient encore des habitions. Il fallait tout de même ressembler à des voyageurs. ils furent obligés de prendre la carriole avec eux, effectivement celle ci ne pouvait pas suivre le groupe qui se faufilerait à travers les arbres pour trouver un refuge ou passer la nuit dans la forêt. De toute façon Bontyr n’était pas en état de remonter sur un cheval. Ils donnèrent donc deux beaux jambons aux campeurs et se mirent en route.
Il fut décidé aussi que Tarabas qui n’était pas connu de leurs poursuivants irait lui aussi en ville pour semer un peu le doute sur l’identité de ce groupe, incomplet et inédit, s'il y avait un comité d’accueil. La présence d’un prêtre d’Ankhmar n’était pas attendue et cela leur donnerai peut être l’avantage.
La charrette sortit donc de la forêt en fila vers la civilisation, elle devint de plus en plus petite aux yeux de ce qui étaient restés à couvert pour disparaître au coin du premier bâtiment.
L’ambiance dans le groupe était assez lourde finalement ils ne savaient pas du tout ce qu’il s allaient trouver, peut être l’amour, peut être la mort…..ou peut être rien qu’une bonne taverne bien achalandée de bière et de rôtis juteux pour finir dans un édredon de plumes jusqu’au lendemain.
Les rues n’étaient pas désertes mais vu l’heure avancée la population était plus a l’intérieur qu’au dehors. La ville se résumait a deux grandes rues se croisant ou toutes les activités et commerces étaient regroupées. Des ruelles qui n’avaient a première vue aucune règle d’urbanisme partaient de ces deux axes centraux pour desservir les habitations de la population. Il n’eurent aucun mal a trouver non pas les auberges mais l’auberge de la ville.
Elle s’appelait " la tête de troll " ce n’était pas écrit sur la devanture, mais le trophée qui ornait la façade ne faisait aucun doute la dessus. Fichée dans une hampe de lance une véritable tête de troll siégeait au dessus de la porte principale.
Ils se dirigèrent tous, naturellement vers l’écurie de la dite taverne pour y laisser leur charrette. Le page qui était là, un adolescent humain tout boutonneux, fit une drôle de tête quand ils les vit arriver c’était pas tous les jours que l’on voyait des serviteurs d’Ankhmar dans sa bonne vieille bourgade de Marld. Et la représentation vivante d’un dieu et surtout de l’autorité qu’elle évoquait ne parut pas plaire au page.
- Faut payer d’avance ! ! ! dit-il simplement avant qu’ils ne pénètrent dans l’écurie. a mon père le gros derrière le bar. Sinon je vais encore me prendre des coups de ceinturon.
Le paladin lui jeta un regard noir, ne fit pas de commentaire, mais n’en pensait pas moins. Il descendirent tous de la charrette et pénétrèrent un a un dans la taverne. Une odeur aigre leur sauta a la gorge, on aurait dit de l’urine mais ça ne pouvait être ça, on était dans une auberge quand même, la sueur assurément pensèrent-ils. Deux hommes qui devait être des paysans, une femme habillé de rouge et de noir qui pouvait être la serveuse et le patron se retournèrent pour voir qui entrait.
Effectivement le patron et donc père du vermisseau rencontré dans l’écurie était très gros. Mais l’ado n’avait pas tout dis il était aussi très sale et on aurait pu dire si on avait le cœur assez bien accroché quels avaient étés les plat du jour depuis des mois en examinant de près son tablier.
- Par mes fûts de jus de patates !! qu’est ce qu’un paladin vient faire dans mon établissement, je ne veux pas d’histoires moi, que voulez vous ?
- Houuuuuu, fit Rohagus ! Excusez-moi les gars, mais voyez-vous, l'odorat d'un gnome est particulièrement fine et... Je sens que je vais devoir vous quitter avant de... avant de... Mbbrrrgll..."Le gnome porta ses mains à sa bouche et sortit en courant de l'auberge
Tarabas observa placidement le gnome filer la bile aux lèvres pour considérer Bontyr. Le paladin lui sembla décidément encore trop groggy pour prendre la parole même devant une assemblée aussi modeste... Il prit une profonde inspiration pour oublier les miasmes de l'endroit et se dirigea vers l'aubergiste adipeux avec toute la nonchalance que sa mise trempée lui permettait encore.
- Pas de soucis à vous faire, mes ...compagnons de route et moi-même avons un petit accident à auteur de rivière, nos chevaux se sont emballés, nous cherchons juste un endroit pour récupérer et passer la nuit.
En entrant dans l'auberge, Tchak-Tchuk prit une bonne bouffée d'air " frais ".
- Mmm ... quelle délicieuse odeur ! Enfin un établissement qui sait faire partager aux clients son goût authentique ! Tarabas, pousses-toi un peu, c'est moi le chef incontesté de l'expédition !! Aubergiste, félicitation pour la tenue de ton commerce ! Je suis Tchak-Tchuk, en mission secrète. Vois-tu, quand l'affaire sur laquelle je suis sera terminée, tu repenseras à cette soirée où je suis passé à « la tête de troll » ! En attendant, j'ai faim et mes compagnons aussi ! Prépare nous ton meilleur plat, et sors-nous tes meilleurs bouteilles ! Qu'est-ce-que vous avez à me regarder vous autres ? Quoi on avait dit qu'on devait être discret et rester incognito ? Bah, je vais arranger ça .... aubergiste ! Quand nous sortirons d'ici, tu nous aura oublié, c'est compris ? Attends, euh...euh... tiens, Tarabas, tu n'aurais pas quelques pièces pour le silence de notre ami ?
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Gladrel avait reçu comme un coup a l’estomac une seconde après que la porte s’ouvre. Elle s’attendait à voir entrer des habitants de Marld, sentant la bouse et le jus de patate, seul alcool disponible dans l’auberge. alcool que distillait lui-même Adolf son tortionnaire de patron esclavagiste.
Celui ci avait récupéré Gladrel lorsqu’elle fut abandonnée et laissée en " paiement " d’une semaine d’orgie par un groupe qu’elle avait joint pour se rendre à Marld quelques semaines auparavant. Depuis Adolf claironnait qu’ils allaient se marier et qu’ils allaient faire des enfants. Puisque le deuil de sa pauvre femme s’était achevé quelques mois plus tôt, elle était morte à la tache officiellement mais tous savait qu’elle avait succombée aux coups répétés que lui donnait son tyran de mari.
Au lieu de ça, des étrangers franchirent la porte. Son sang ne fit qu’un tour, elle reconnut instantanément les signes distinctifs de l’ordre d’Ankhmar, sur deux des personnages qui venaient d’entrer. De plus il y avait parmi ces deux là, un paladin, bras armé de l’ordre du dieu de la justice. Avec eux il y avait un mage elfe, un gobelin et aussi un gnome qui ne resta que quelques instant a première vue dégoûtée par l’odeur du jus de patate.
"Que font ces deux représentants d’Ankhmar en compagnie de ces trois créatures", se dit-elle.
Mais c’était peut être sa chance, elle avait déjà essayé de fuir, par deux fois, se résignant finalement à abandonner sa harpe et son équipement de voyage. Adolf le crasseux avait lancé la moitié du village a ses trousses pour la récupérer. Et depuis elle n’avait de cesse de trouver une solution pour sortir de cet enfer de puanteur.
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Le gnome avait pris la tangente, pas que l’odeur le gênait, il avait connu bien pire dans l'écurie des « trois vestales » avec son regretté pote Philibert, mais il avait envie de faire un petit tour dans cette bourgade. Il avait déjà repéré de l’autre coté de la rue une échoppe qui était encore ouverte. Il traversa celle ci en deux ou trois petits bons et pénétra dans la boutique.
Il y avait à l’intérieur un bazar incroyable, de tout, des armes, des potions, des habits et d’autres choses difficilement identifiables. Le gérant de cette échoppe était un elfe mais a la grande surprise de Rohagus, il avait le teint jaune.
- Bienvenue dans ma modeste boutique étranger. Mon nom est Tung, Je sais ce qu’il te faut, j’ai une potion là qui te fera grandir. Et tu en as besoin d’après ce que je vois
Le gnome ne s’offusqua pas, il expliqua seulement de quoi il avait besoin. L’elfe partit à la recherche d’une " armure " pour gnome. Il disparut pendant un bon moment tellement long que Ro se demanda s’il ne s’était pas endormi sur un tas de tapis. Quelques bruits et jurons le rassurèrent l’elfe cherchait toujours. Il réapparut avec une carapace de tortue a la main.
- Qu’est ce que c’est que ça ? demanda le gnome
- C’est une commande que l’on m’a faite, il y a des mois et la famille est morte avant de pouvoir revenir le chercher. mangé par des orcs...
- C’est une carapace ?
- C’est fait avec des écailles de tortue marine géante, et c’est très dur.
Pour prouver ce qu’il disait l’elfe jaune pris une dague et la planta violemment dans une des écailles. Seul un petit fragment sauta mais la lame ne pénétra pas ou que très peu dans l’écaille choisie
- Intéressant, laissez moi la passer
- Elle devrait vous aller c’était prévu pour un enfant humain
Rohagus enfila la veste d’écailles et attacha les trois crochets du devant, elle tombait juste, le gnome fit quelques mouvements, les écailles crissèrent mais il n’était pas handicapé pour bouger. Le seul problème était l’odeur, on se serait cru à marée basse sur une plage des contrées les plus au sud d’Ishel un jour de grand soleil d’été.
- Ca pue ! !
- Il faut la laver à grande eau tous les jours pendant deux semaines et l’odeur partira, mais pour la conserver, mieux valait pas la laver, il te faudra la nourrir de temps en temps de graisse, animal ou végétal mais il ne faut pas quelle sèche.
Le gnome sortit une de ces pépites et la mit juste sous le nez de l’elfe
- Ca ? Ça suffit ?
L’elfe ne répondit pas mais commençait à détacher les crochets pour l’ôter de sur le dos du gnome.
- Pas assez, beaucoup de travail…
Rohagus, sortit donc la deuxième pépite de sa poche
- >C’est mon dernier prix ! ! t'façon j'ai rien d'autre...
L’elfe reboutonna le crochet qu’il venait de défaire.
- Affaire conclue, l’étranger ! ! Autre chose…. ma potion pour grandir....?
Rohagus sachant qu’il était maintenant à sec ne prit même pas le temps de regarder ce qu’il y avait d’autre, remercia le marchand qui examinait déjà les pépites à la loupe et sortit de l’échoppe. Il se retrouva dans la rue avec un nouveau sentiment de " sécurité ". Il était un peu plus a l’abri d’un mauvais coup de couteau venu de nulle part. Il retraversa donc la rue pour aller se promener en ville voir s'il ne remarquait rien de suspect. L’adolescent le héla
- Alors ? Vous avez payé ? Je la rentre vot’ chariote pourrie…. ?
Sûrement encouragé par la petite taille du gnome, se sentant supérieur pour une fois. puis il se rendit compte de l'accoutrement du gnome
- Bein ça alors une tortue sur pattes, dites moi vous pouvez rentrer dedans complètement et il y a les commodités a l'intérieur...?
Il partit à rire de bon cœur content de sa blague, Rohagus fustigea le jeune du regard.
- Bizarre cette odeur de poisson, y’a bien longtemps que l’on en a pas vu ici...
- Tiens d’ailleurs comment ça s’appelle ici, jeune boutonneux, demanda le gnome sans relever la remarque sur l'odeur "il fallait qu'il fasse quelque chose a ce sujet" se dit-il
Le jeune ne parut pas très content du sobriquet dont il était affublé, mais répondit tout de même
- Malrd, c’est le nom du premier fermier qui c’est établit ici y’a bien longtemps paraît-il.
Le gnome n’avait pas remarqué mais le jeune page mâchait quelque chose, il regarda aux alentours et découvrit l’os d’un jambon dépassant d’un linge qui avait du être jeté à la hâte dessus lorsque Rohagus était sortit de la boutique de l’elfe.
Il comprit que le jeune avait fait l’inspection de la charrette et un peu plus…..
- Il y a deux solutions, jeune boutonneux, soit tu réponds à quelques questions et tu gardes le jambon, dit il en pointant du doigt la table et la grosse bosse sous le torchon. Soit j’explique à ton père quel voleur tu es…..
- j’écoute !!!
Il avait répondu à la vitesse de l’aigle plongeant sur sa proie, motivé soit par l’appât du gain soit par la peur paternelle.
- Un cavalier encapuchonné de noir sur un cheval noir ça te dit quelques chose.
- Arrivée dans l’après midi, elle a mangé puis et repartit filant plein Nord comme si elle avait des poursuivants….
Il s’arrêta net, comprenant qu’il avait sûrement en face de lui un des poursuivants, il blêmit... Rohagus lâcha vers le gamin :
- Gamin, tu vas aller dans l'auberge dire à mes camarades que je ressors de la ville, et que tout va bien. Et au passage, n'oublie surtout pas ça : tu vas donner l'os de ce jambon au Gobelin qui les accompagne, c'est quelque chose de très important pour lui. Tu devras lui glisser dans la main sans rien dire, surtout sans rien dire, puis tu ressortiras de la salle surtout sans répondre à ses questions ! Est-ce bien clair ? N'oublie surtout pas, d'accord ? Pense à ce que ferait ton père s'il savait...
Une fois le message fait au jeune boutonneux, Rohagus reprit le chemin dans l'autre sens, il aurait bien voulu voir la tête de Tchak-Tchuk mais son achat fait il préférait retrouver ses amis trappeurs. En peu de temps il se retrouva en foret a l'endroit ou il avait quitté ses compagnons et se mit en quête de les retrouver, il n'avait pas beaucoup de notions de pistage et cela lui pris un moment avant de retrouver leurs traces. C’est au son qu'il se repéra, deux individus du groupe qu'il ne pur identifier parlais assez fort a tour de rôle. il se dirigea dans cette direction et aperçut la lueur d'un feu entre les arbres a une cinquantaine de mètres. il cria
- Houuuuuuu !!!!….
puis il courut jusqu'a ce qu'il devinait être une clairière
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- Il a raison faites moi voir de l'or et tout ira bien, vous allez manger, boire, vous allez passer la nuit et je ne vous aurai jamais vu...je crois que l'on va s'entendre reptile! Finalement ces ceux qui paraissent le plus bizarre qui sont les plus normaux ! je peux même répondre à des questions si vous en avez beaucoup de l'or....
Il se retourna vers la fille qui était là, humaine comme lui, elle était jeune et d'une beauté pure.
- Va nous chercher une fiole de jus de patate, ah oui parce qu'ici c'est jus de patates ou jus de patates pour l'alcool. Et si vous en voulez pas, bein... se sera jus de patates quand même.
Il partit à rire grassement
- C'est moi qui la distille, elle est forte...
La femme le regarda d'un air froid et dur mais s'exécuta.
- C'est ma fiancée, dit-il
Cette phrase déclencha des gloussements a la table des habitués
- Silence, vous autres, vous ne voyez pas que je suis en affaire... asseyez-vous étrangers nous allons vous servir à manger et à boire.... arf bizarre journée quand même....!!
Après quelques secondes de réflexion Tarabas décida de s'abstenir de tancer son nouveau compagnon verdâtre, un tel groupe ne pouvait de toute façon visiblement pas passer incognito, et il s'en accommoderait le temps d'en savoir plus sur les récents évènements: un rapport en bonne et due forme serait précieux pour le Temple...
- Soit, attablons-nous gob...euh Tchak-Tchuk c'est bien ça? Messire Bontyr ne restez pas planté sur votre tabouret, venez nous rejoindre Il se retourna pour fixer le gobelin
- Et bien ce bain forcé m'en aura au moins appris sur vos qualités de nageur... (il baissa le ton pour ne se faire entendre que de Tchak-Tchuk et du paladin) J'ai nombre de questions qui viendront en leur temps murmura t-il en lançant une œillade en direction de l'aubergiste dans son dos; par Ankhmar mangez, buvez si vous en avez le cœur, nous verrons par la suite.
- Aubergiste? J'aurais une petite question... rémunérée à vous soumettre une fois que nous serons servis.
La jeune femme, quand elle vint servir le jus de patate aux étrangers, glissa discrètement dans la main de celui qui lui semblait être un prêtre d'Ankhmar, un billet sur lequel elle avait griffonné à la hâte quelques mots :
"Si comme je le suppose vous servez le dieu de la justice, venez en aide à une femme à qui l'on fait du tort ! Un groupe d'aventurier m'a laissé en "paiement" à cet ignoble individu. Si vous m'accordez votre aide pour m'enfuir et récupérer mes possessions, je saurais me montrer reconnaissante et généreuse... Que l'un de vous essaye de se glisser discrètement dans la cour, nous pourrons y parler à l'insu de l'aubergiste."
Ele revint à sa place derrière le tenancier, sous le regard méfiant de celui-ci, et attendit avec espoir un signe d'assentiment de l'un d'entre eux.
Le prêtre prit discrètement le pli que venait de lui remettre la serveuse et le lu iscrètement sous la table. "Par Ankhmar il faut faire quelque chose pour elle » se dit-il. Tarabas commençait à s'impatienter, tapotant du bout des doigts le bois de la table, s'appliquant à éviter les nombreuses surfaces collantes non identifiées... Le tenancier de la « Tête de Troll» ne semblait visiblement pas pressé de servir ou de parler malgré les promesses de rétribution, et voilà que cette étrange serveuse réclamait à présent de l'aide.
- Tchak-Tchuk, Bontyr? Je vais aller voir ce que devient Rohagus dehors, j'ai besoin de prendre l'air lâcha t-il d'un air entendu. S'il n'a pas filé avec la charrette son jambon me semble une pitance préférable au plat du jour.
Il se pencha autant qu'il pût de l'oreille du gobelin sans tourner de l'œil
- Vous pouvez même boire ma ration d'eau-de-vie si bon vous chante murmura t-il; Je vais dehors voir de quoi il en retourne pour cette fille. Tenez-vous sur vos gardes, ce bouge me semble louche et je doute que nous y passions la nuit...
Le prêtre attendit un instant que l'aubergiste tourne le dos pour faire un signe furtif à la serveuse, et se dirigea posément vers la cour... Le gobelin avait maintenant choisi sa cible, si l’aubergiste était un " esclavagiste " il n’avait pas de scrupules à le détrousser. « Dommage, un homme qui avait l’air bien sous tout rapport » se dit-il pour lui-même.
C’est à ce moment qu’arriva le jeune boutonneux qu’il avait rencontré dans l’écurie. Il tenait un os de jambon dans sa main droite. Il se dirigea droit sur le gobelin et lui dit
- j’ai un message de la part de votre petit compagnon qui sent mauvais le poisson. Il a dit que tout allait bien et qu’il repartait d’où vous veniez et il m’a dit de vous donner ça, car c’est très important pour vous noble…. seigneur
Il avait choisit ce terme car il ne savait pas comment définir le gobelin. Il mit l’os dans la main de Tchak-Tchuk et disparu par ou il était venu sans donner le temps a quiconque de poser une question. Le patron arriva avec une grosse marmite fumante qu’il posa sur leur table.
- Voilà messeigneurs avec ça vous aurez grande force pour repartir demain…. Vous repartez bien demain ?
Puis il souleva le couvercle de la marmite tous se penchèrent et reculèrent instantanément, sauf Tchak-Tckuk qui lui se rapprocha pour en prendre une bonne prise.
- c’est du Gruau de patates et du bon c’est moi qui le fait, je récupère les patates que j’ai distillé pour faire l’alcool ça donne du fumet
Tchak-Tchuk tendit son assiette, ce fut le seul. Le Gobelin était fort décontenancé que cet homme qui débordait de qualité soit un tortionnaire ? Cette fille disait-elle la vérité. Tarabas allait tirer ça au clair. Une louche compacte arriva dans l’assiette du gobelin ponctué d’un bruit inattendu pour de la nourriture. Il se pencha vers Tchak-Tchuk et dit à voie à peine plus basse
- Vous vouliez savoir quoi contre ces p’tites piécettes dont il était question tout à l’heure. son œil brilla
Celui du gobelin aussi, il devait en avoir beaucoup là pas très loin c’était sur, il puait la magouille et l’engraissement illicite.
- C’est quoi ça ? Demanda Adolf,
Ah oui ! Adolf était le prénom qu’avaient choisi ses parents pour celui qui parlementait sans le savoir avec un voleur.
- C’est quoi ça, d’où ça sort ? Redemanda t’il en pointant le doigt sur l’os de jambon a nu et tout mâchouillé.
Bontyr suivait la scène sans intervenir le gobelin avait l’air dans son élément et il attendait le rapport de son congénère au dehors, mais lui cet Adolf ne lui plaisait pas du tout du tout du tout……
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Le prêtre sortit, sa première goulée d'air pur lui fit presque tourner la tête. Il regarda alentour, pas de trace de Rohagus, ni de la jeune femme il alla donc vers la charrette pour apercevoir l'arrière du bâtiment et attendit. Tarabas s'attendait à tout après une journée aussi singulière. Après avoir jeté un œil à la charrette pour voir si les jambons du gnome s'y trouvait encore, il s'éloigna de l'entrée et se mit à la recherche d'un point d'observation discret dans la cour. Même s'il ne parvenait pas à rester totalement furtif, il aurait tout du moins le temps de réagir efficacement si la serveuse l'avait attiré dans un quelconque traquenard...
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Lorsque la jeune femme vit l´un des hommes lui faire signe, son cœur bondit dans sa poitrine, enfin elle allait avoir une chance d´échapper à son tortionnaire !!! Elle adressa intérieurement une rapide prière à Ankhmar pour le remercier. L´homme se dirigea vers la porte et sortit. Elle passa alors dans l´arrière salle, en prétextant qu´elle allait préparer d´autre fiole de jus de patate comme cela lui arrivait souvent. Là, elle ouvrit la fenêtre qui donnait sur la cour et s´y glissa. Une fois à l´extérieur, elle chercha des yeux l´aventurier et le trouva adossé contre un mur, à l´attendre grignotant un bout de jambon. Elle vint jusqu´à lui en tâchant d´avoir l´air détendu, mais cela lui était difficile : elle attendait tellement de cet inconnu !
- Bonsoir messire, je vous suis reconnaissante d´avoir bien voulu accepter cette entrevue, car je suis actuellement dans une situation assez...désespérée : Je suis retenue en esclavage dans ce bouge peu fréquentable par un monstre qui a tué son épouse à force de coups et qui tient à renouveler l´expérience avec moi ! Voici pourquoi je me suis retrouvée dans cette position peu enviable : une rumeur m´avait mise sur la piste de mon oncle, que je recherche depuis des années. D´après cette rumeur, il serait passé dans cette région il y a moins d´un mois. Je me suis donc résolu de m´y rendre moi-aussi, m´étant arrangé pour faire le voyage avec un groupe d´aventuriers qui s´y rendaient. Malheureusement, j´avais mal choisi mes compagnons, qui, après avoir passé une semaine à bâfrer dans cette auberge, contre tout bon sens, vous en conviendrez, ont fini par me laisser là en remboursement de tout le dérangement qu´ils avaient causé. J´ai bien sûr tenté de m´échapper à plusieurs reprises mais le village se ligue à chaque fois avec l´aubergiste pour me rattraper... Comme vous le voyez, je ne vous cache pas les difficultés...une autre, d´ailleurs, serait de récupérer mon équipement, enfermé dans un placard au rez-de-chaussée, mais si votre équipe comporte par chance un voleur, ce ne devrait être qu´une simple formalité. Quant à moi, il m´enferme chaque nuit dans une chambre au fond du couloir, à côté de la sienne . Là il faudra de la discrétion pour crocheter la serrure car il a le sommeil léger, ou une corde pour passer par la fenêtre si vous estimez l´autre possibilité trop hasardeuse...Ensuite il faudrait trouver un moyen de transport assez rapide pour nous mettre à l´abri des villageois s´il décide de nous poursuivre. Voilà ! Vous savez tout ce qu´il y a à savoir pour prendre votre décision en votre âme et conscience...Qu´en pensez-vous messire ?
Le prêtre écouta silencieusement la jeune fille, scrutant de temps à autre ses traits anxieux: si elle jouait la comédie, elle le faisait plutôt bien.
- Ce village est donc damné... Par Ankhmar, vous demandez de l'aide, vous l'aurez. Je suis Tarabas, vous avez probablement deviné quel est mon clergé. Il sourit. Pardonnez cette mise dépenaillée... une série d'évènements inquiétants qui ne m'a guère laissé le temps de souffler depuis mon départ de Morn. Nous parlerons de toutes nos mésaventures un peu plus tard, pour l'instant la priorité est de vous arracher à ce verrat... Pour le moyen de transport nous avons ces deux chevaux et la charrette. Avec vous nous serions cinq: nous, mon camarade paladin, le mage et...ce gobelin; ça nous laisse la possibilité d'abandonner la charrette et de filer à bride abattue si nous ne nous montrons pas assez discrets. Filer immédiatement est tentant mais la poursuite serait organisée trop rapidement et il faudrait faire une croix sur vos possessions, oublions cette option. Voyons voir... Le gobelin me semble avoir quelques capacités de crocheteur, mais c'est un allié pour le moins imprévisible... Je lui ferai part de la situation ce soir à l'abri des oreilles indiscrètes, il devrait être en mesure de récupérer votre équipement. Crocheter la serrure de votre chambre me semble trop risqué. Vous veillerez à votre fenêtre cette nuit, nous viendrons avec les chevaux une fois vos biens récupérés, mes compagnons ont probablement une corde, et même sans nous devrions pouvoir éviter de vous voir vous rompre le cou... Une autre solution serait de maîtriser l'aubergiste mais si nous nous y prenons mal il risque fort d'ameuter tout le quartier. Si vous avez une meilleure solution tête, n'hésitez pas et parlez vite, il ne faut pas trop nous attarder dans cette cour, vous allez rentrer la première, je rejoindrai mes compagnons peu après. Il soupira...Si Tchak-Tchuk -le gobelin- fait de l'esclandre il faudra improviser, on ne sait jamais avec lui... Tenez vous sur vos gardes tout à l'heure, et n'hésitez pas à prendre un de nos chevaux si besoin est!
A cette réponse, l´expression inquiète qu´avait arboré Gladrel jusque là se mua en une expression de joie et un sourire radieux :
- Mon seigneur, vous n´imaginez pas quel soulagement vous m´apportez !!! Il y a quelques heures encore, je me voyais finir mon existence dans ce sinistre village avec pour toute compagnie celle de ce...verrat, comme vous dites !
Elle se serait jetée dans ces bras si sa bonne éducation ne lui avait pas conféré une certaine retenue face à ce genre de réaction . Elle eut soudain l´air contrite :
- Excusez mon impulsivité messire : je vous ai exposé ma situation sans même prendre la peine de me présenter, je me nomme Gladrel et je suis barde. Mais vous avec raison, les détails de notre condition respective peuvent attendre. En ce qui concerne votre tenue, rassurez-vous, elle ne peut sembler que princière face à celle de nos charmants villageois...C´est donc convenue, je vous attendrais à la fenêtre : ma fenêtre se trouve sur la façade sud au premier étage : c´est celle de droite. Vous me lancerez la corde et je l'attacherai au montant du lit qui est très massif : je pense qu'il supporta mon poids sans bouger d'un pouce. Quand l´aubergiste aura fermé son bouge et sera allé se coucher, généralement sur les coups de 1H, vous pourrez chercher mes affaires au rez-de-chaussée, le réduit est facile à trouver : c´est la seule porte verrouillée de cette étage-là. Voilà, je crois n´avoir rien oublié ! Bonne chance, messire, et merci mille fois.
Elle lui lança un dernier regard reconnaissant à celui qu´elle considérait déjà comme son sauveur et regagna lestement l´auberge en passant par la fenêtre qui lui avait permis de s´éclipser. Elle revint prestement en salle en prenant garde de ne pas oublier les précieuses fioles de jus de patates.
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pendant ce temps la discussion se poursuivait a l’intérieur
- Tiens donc ... je voyage pourtant avec plusieurs personnes de bonne foi, et je n'ai pas eu connaissance de pèlerinage dans la région ... dans quelle direction est-elle partie ?
- Bein c'est ce qu'elle a dit, je pose pas de question moi .... bein j'sais pas faudrait voir avec le môme dehors. p'tet y pourrait savoir...
Tchak-Tchuk attendit la réponse de l'aubergiste puis rajouta :
- Oh mais je vois peut-être de qui il s'agit ! Une ami d’un compagnon je crois .... attendez, nous allons vérifier .... à quoi ressemblait-elle ?
- grande, maigre, long cheveux noirs, pas très belle finalement... mais nous n'avions pas parler de p'tits piécettes j'prefererai les voir et même les avoir là dans ma bourse pour répondre a vos aut' questions, voyez vous, j'suis pas du genre a me faire avoir moi ....on lui fait pas à l'Adolf
Tarabas revint vers la table quelques minutes après s'être éclipsé dans la cour. Il remplit le verre (étrangement) vide de Tchak-Tchuk.
- Nous avons une nouvelle mission mon bon gobelin...et pas plus tard que ce soir, elle concerne cette demoiselle, vous allez avoir l'occasion de faire étalage de vos talents...
et il debuta le recit de son entrevue
Le paladin d’Ankhmar écoutait sans mot dire, mais sa colère montait progressivement. Il explosa juste avant la fin du récit de Tarabas. Il se leva et alla droit vers le bar. Adolf le voyant arriver face a lui et croyant a une nouvelle requête d’ordre alimentaire ou informative. ou encore pensant qu'il était le premier a vouloir monter dans sa chambre
- Qu’est ce qu’il y a pour votre service monseigneur demanda t il sur le ton le plus mielleux possible.
Le paladin n’y alla pas par quatre chemins
- La liberté de cette citoyenne….
Adolf rougit d’un coup d’un seul et Tarabas s'en voulu de ne pas avoir anticipé la réaction de son congénère. le plan qu'il avait mis au point avec Gladrel tombait a l'eau
- Mais c’est ma fiancé déclara t il dans un tremolo de voix inattendu
Ppuis il se reprit et a l’adresse de le femme il dit
- Qu’as tu encore raconté femme ? Tu le paieras lorsque ces nobles voyageurs seront partis, ne vous inquiétez pas monseigneur, elle a du mal a se faire a la vie ici car c’est un peu dur et elle est un peu fainéante, mais je vous assure qu’elle ne vous embêtera plus jusqu'à votre départ et que la correction qu’elle va recevoir lui passera l’envie de troubler le paisible repos de mes nobles clients.
Il la regarda encore et lui dit
- Tu vas t’en rappeler, crois moi ….
Iil joint un geste de la main a son propos. Les deux clients qui étaient encore présents sentirent le vent tourner et s’éclipsèrent ventre a terre. Il ne payèrent donc pas leurs consommations mais Adolf ne le remarqua même pas, trop prit par les révélations que Gladrel venait de faire a ces visiteurs. Bontyr quand a lui, était bien plus en colère après les arguments du tenancier qu’avant.
- Je te le répète une fois encore, aubergiste, tu vas laisser partir cette jeune femme avec nous si elle le désire.
- Sûrement pas ! ! ! elle est a moi, je l'ai gagné a la sueur de mon front et je la garde. et ce n’est pas un Chevalier de pacotille qui va me dicter ce que devrait être ma vie de " famille "
Alors tout s’enchaîna a une vitesse vertigineuse, Adolf sortit un gourdin orné de clous rouillés de derrière le bar, dans le même temps le paladin fit appel a Ankhmar. Quelques secondes plus tard a peine, il fut recouvert par " le bouclier sacré d’Ankhmar " : aura que lui conférait son dieu pour le protéger. Il savait qu’il n’en avait pas besoin contre ce mollusque mais l’effet était purement dissuasif. Il étincelait d’une lueur blanche et pure.
- Je ne suis pas impressionné par vos tour de passe-passe de curé ! ! dit-il
Alors Bontyr défourailla et d’un seul coup trancha le gourdin, le bar et le tonneau de jus de patate qui était en dessous qui se rependit aux pieds du tenancier. Le paladin était rouge d’énervement devant tant d’impertinence, violet même tellement le sang affluait a son visage
- Tu oserait t’opposer a un dieu, vermine…. ? oserait tu t’opposer a Ankhmar, celui qui défend les opprimé……écoute moi bien…
Et Adolf cette fois ci écoutait très attentivement puisque la lame de Bontyr était juste sur son cœur
-…..Cette femme va venir avec nous puisqu’elle désire quitter cet endroit, de plus tu vas la rétribuer…..grassement pour le travail qu’elle a fait ici…..
L’aubergiste faillit perdre connaissance entendant le déclaration du paladin au sujet de l’argent qu’il allait devoir remettre a Gladrel.
- …..et pour finir tu ne tenteras rien pour la rattraper, sinon je reviendrait avec une escouade de paladins pour brûler ton auberge puante et offrir ton âme maléfique a Ankhmar qui se fera un plaisir de la ré-éduquer avant de l’envoyer de l’autre coté. As tu compris vermine ?
Pas de réaction instantanée de l’aubergiste
- AS TU COMPRIS… ? il joint a la question un grand moulinet de son épée et fit voler la moitié, voir plus, des verres posés sur une étagère voisine pour revenir a son point de départ le torse d’Adolf
L’aubergiste ne put faire qu’un signe de tête marquant son approbation. Bontyr se tourna vers la femme en question
- As tu quelque chose a ajouter…. ? avant que nous partions....
il regarda ses compagnons d'aventure et déclara d'un ton dès plus ferme
- Nous ne passerons pas la nuit ici, l'air y est trop vicié....
A ce moment de la " discussion " apparu le jeune boutonneux de l’écurie qui avait suivit l’échauffourée, alerté par la fuite des deux poivrots qui d’habitude faisait la fermeture. Il se dirigea vers le gobelin a qui il avait adressé la parole quelques minutes auparavant et lui souffla a l’oreille
- Dites monseigneur, il ne peut pas le tuer de suite …. ? il ajouta un sourire presque gêné qui voulait dire : ça nous ferais du bien a tous ici.....
Gladrel en voyant le paladin s´approcher en fulminant de l´aubergiste craignit le pire : elle ne voulait pas que sa fuite entraîne la moindre effusion de sang . Après tout, ce pauvre bougre avec son intelligence, très comparable à celui du baudet, était persuadé d´être dans son bon droit en la retenant ici, la preuve étant qu´il ne s´en cachait pas. Bien sûr, il lui répugnait mais elle pouvait tout de même comprendre son point de vue :
- Il n´a pas à me payer grassement car il faut déduire de ce qu´il me doit les frais d´une semaine de logement et de nourriture pour le groupe d´aventuriers qui m´a si galamment abandonné ici pour effacer leur dette. Si quelqu´un doit réellement me dédommager, ce sont ces rustres et si un jour ils ont le malheur de croiser à nouveau mon chemin, il me le payeront, d´une manière ou d´une autre,...et avec les intérêts, n´ayez crainte. J´aimerais également récupérer mon équipement et l´or que contenait ma bourse lorsque je suis arrivée, c´est à dire 134 pièces d´or. Messire, pourriez-vous vous occupez de mon « salaire » pendant que je vais chercher mes possessions ?
Puis, elle se tourna vers Adolf pour lui demander la clé qu´il lui tendit avec précipitation sous la menace de l´arme de Bontyr. Elle alla au réduit, en retira ces affaires et se prépara au départ, ce qui ne lui prit guère. longtemps. Comme elle l´avait supposé, sa bourse avait été soigneusement soulagé de l´or qu´elle avait contenu Elle revint dans la salle ou Bontyr, qui tentait de rester impartial, discutait encore des honoraires que lui devait son tortionnaire. Celui-ci s´efforçait bien sûr de tirer le plus sur la corde pour conserver son or, cela n´avait rien d´étonnant car c´était un véritable Arpagon qui entassait soigneusement chaque sous gagné, ce qui expliquait l´état délabré de l´auberge . Le seul fait d´envisager de payer quoi que ce soit pour entretenir son gagne pain lui arrachait le cœur. Elle était donc presque sûre qu'Adolf ne tenterait rien pour les rattraper, car la menace qu'avait proféré le paladin contre son cher établissement semblait avoir porté .
Rapidement alors, tous se mirent en mouvement, il était évident maintenant qu'ils ne passeraient pas la nuit dans cette auberge.
Gladrel fut de retour rapidement, d'autant plus rapidement qu'elle s'était plus ou moins changée. Elle n'était pas dans son habit de voyage optimum, mais elle avait troqué sa robe pour une partie de son équipement, disons qu'elle pouvait monter à cheval.
Bontyr, fit sortir sa bourse a Adolf commença a l’ouvrir afin d’y extraire la somme voulue
- Ca ira ! dit Bontyr
- Elle a dit 134 pièces y'en a plus dans cette bourse. C’est une escroqu.... il ne finit pas son mot sous le regard noir de Bontyr.
- Ca ira....
- Oui, ça ira qu'elle la prenne
Pendant ce temps Tchak-Tchuk qui avait compris que cette bourse ne lui reviendrait pas, soulagea le jeune de la sienne sans que quiconque ne le voit. Il ne restait plus que cette victime potentielle. Pour ce faire, il réussit à capter son attention en lui demandant comment il voulait que l'on procède pour tuer son père, l'adolescent se rapprocha du gobelin et lui décrit quelques horreur mais cela lui fit fatal enfin pour sa bourse tout du moins. De toute façon on avait pas besoin d'une bourse si jeune se dit le gobelin et s’il était comme son père il devait amasser lui aussi et tout garder sur lui de peur que son père ne la lui vole.
Falco ramassa les derniers de leurs effets et le paladin donna le signal du départ. Tous sortirent calmement, le fils d'Adolf en tête pour préparer la charrette.
Avant de sortir le paladin interpella le tenancier une dernière fois.
- A la prochaine ville que je rencontre, je demanderai que l'on vienne de temps en temps par ici pour voir ce qu'il s'y passe. attention aubergiste Ankhmar te surveille...
Et il fit une sortie magistrale dans la grande tradition du paladin fier du devoir accompli.
- Allez retrouvons maintenant nos amis campeurs. Nous avons les informations que nous désirions, c'est l'essentiel.
Ils se mirent en route et rebroussèrent donc chemin. Arrivés à leur point de séparation, il faisait nuit. La charrette ne pouvait toujours pas s'enfoncer au cœur de la forêt. Ils désattelèrent le cheval et la camouflèrent du mieux qu'il purent. Puis il partirent à la recherche de l'autre partie du groupe. Ils les trouvèrent après un bon moment d'errance dans la forêt le plus silencieusement possible
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au bout d’une dizaine de minutes ils trouvèrent " l’endroit " une clairière tapissée de mousse au sol, faisant face a une grotte naturel peu profonde mais assez spacieuse pour accueillir les montures de ce petit groupe. Enfin c’est l’estimation qu’en avait fait Belharut en y jetant un œil. Un ruisseau coulait même non loin de là, on entendait son gargouillis et les chevaux purent se désaltérer a loisirs.
Ils étaient a une bonne distance du chemin et donc ils s’autorisèrent a allumer un feu pour la soirée. En peu de temps les tentes furent dressées puisque la grotte était destiné aux chevaux, mieux protégés des éventuels prédateurs a l’intérieur. le feu fut allumé d’une main d’expert par le nain et les jambons furent sortis, les tranches découpées et englouties se remémorant déjà les évènements des heures dernieres sur le ton de la plaisanterie mais tous savaient que leur futur était très incertain.
Puis vint le moment de dormir pour tous, harassés qu’ils étaient de leur journée de voyage dans des conditions plus ou moins confortable. Aldebaran alla chercher les chevaux au ruisseau pour les rentrer a l’abri. Tout se déroula sans accrocs jusqu'à l’entrée de la grotte, le premier quadrupède a franchir le seuil de la caverne eut un brusque mouvement de recul accompagné d’une violente ruade. apres cela il fut impossible de lui faire faire un pas de plus, en avant tout du moins. Il ne voulait pas entrer dans cette antre, perturbé par on ne sait quoi…..
- Diable ! tu vas rentrer maudit canasson ! tu as intérêt a avancer sale bête ! ma parole c’est pas un cheval c’est une bourrique ! "dit Aldebaran, poussant a deux mains de toute la faible force que ses petits bras étaient capables de développer... allez ! rentre dans cette grotte ! venez m'aider vous autres, c’est qu il est lourd cet andouille de cheval....
- Ho... mais qu'est ce encore... un monstre ? un ignoble étins ? je n'en ai que faire..... on va se faire dévorer et hop, à la trappe notre aventure, à la trappe Ishel et toute cette existence moisie...
Feanor replongea dans ses pensées d'un air amorphe puis un quart de seconde plus tard rugit
- Pas moyen de passer une nuit tranquille sans qu'il n'arrive quelque chose !! que quelqu'un jette une torche à l'intérieur et si cette chose est de nature animale, j'irais... SEUL !
- Et bien soit, acquiessa Riesz. Feanor, ta taille ne semble pas restreindre ton courage, mon petit homme... Mais qu est ce qui peut bien effrayer cette bourrique de la sorte ? cette grotte est elle maudite ? a moins que ce ne soit un monstre ? des morts vivants ? des araignées géantes ? des orques et des gobelins ? des trolls dans les souterrains ? des sorciers ? des guerriers maudits ? des rats mutants ?
Le groupe était maintenant devant l’entrée de la grotte ne comprenant pas pourquoi le cheval était si retissant a pénétrer dedans. Toutes sortes de possibilités avaient été avancées mais rien n’était dit avec assurance. Il fallait aller voir, donc il fallait d’abord y voir. Belharut se saisit d’une branche dans le feu et la lança dans la grotte, celle ci s’éclaira d’un coup et il furent quelques peu surpris elle était vide. C’est ce qu’il pensaient jusqu’au moment ou ils perçurent un râle, probablement d’origine animal.
Feanor entendant cela entra sans hésiter et commença a fouiller plus méticuleusement la caverne au fond et a droite il découvrit une tanière, il pensa tout d’abord a une famille de blaireau ou de putois, puisqu’il y avait là, un couple de bestioles, un male très certainement qui était debout et faisait face a Feanor, l’air plutôt menaçant, protégeant sa femelle qui venait de mettre bas d’un petit. Celui ci ne ressemblait pas encore a ses parents, il était sans poils, tout rose et les yeux encore clos.
Feanor ne le vit pas de suite mais la mère n’avait pas survécue a la mise au monde de son petit et celui ci n’avait pas une chance de vivre sans sa mère. Le male lui guidé par des instinct " familiaux " continuait a défendre sa famille. Le lutin fit un pas en arrière prudemment, la bestiole n’était pas si grosse mais le lutin non plus et il y avait un risque si celle ci attaquait, voyant le mouvement du druide, l’animal, tel un chat, se mis de cote, hérissa son poil et releva la queue pour paraître plus volumineux, plus impressionnant aux yeux de celui qui lui faisait face.
Cet a ce moment seulement que le druide se rendit compte que cette bête avait huit pattes, quatre de chaque cote bien entendu. Il resta subjugué ne savant plus quoi penser, mais se dit il « c’est un animal donc un sujet d’Avhelia » et il se devait de faire quelque chose. Mais tout d’abord il allait faire un rapport a ceux du dehors, le voyant reculer pas a pas, l’octopode se détendit un peu et baissa la garde restant tout de même très vigilant. Feanor ressortit et fit son rapport aux autres. Le premier constat fut que jamais un cheval ne voudrait entrer dans un endroit abritant la tanière d’une créature comme celle ci, si petite soit elle, l’odeur pour les chevaux était une menace. La deuxième chose qui découla du rapport de Feanor était qu’il fallait peut être tenter quelques chose pour sauver le petit, qui allait mourir de faim, ou bien dévoré par son père qui lui aussi allait avoir besoin de nourriture bientôt.
- Vous les grands gens, vous dégagez ! je ne veux plus vous voir à moins de 5 mètres de l'entrée de cette grotte ! même si je n'ai plus la confiance de ma déesse, cette affaire est de mon ressort ! vous n'avez pas à fourrez votre gros nez dedans ! pour ma part je vais réfléchir à une manière de procéder et je vous ferrai un rapport détaillé quand tout seras entré en ordre....
- 8 pattes ! ? Feanor , tu es bien sur de toi ?? 8 pattes ? ! tu ne t es pas trompé en les comptant tu es certain...? mmmm... ça n annonce rien de bon si c'est ce a quoi je pense.... "
Riesz, perplexe, soucieuse et a la fois intriguée par ces révélations du lutin devenu si subitement autoritaire
- OUI 8 pattes ! je sais que c'est étrange, mais maintenant si vous le voulez bien, laissez moi travailler ! nous discuterons de cela tout à l'heure au tour d'une bonne chope d'hydromel, okay ?
- Feanor, si ce que tu dis est vrai, si tu ne t es pas trompé, alors tu sais comme moi a qui nous avons affaire, ou plutôt a quoi... il ne faut pas perdre une minute, il faut intervenir, maintenant ! dans 2 minutes il sera peut être trop tard... !
le lutin commença à trépigner d'impatience de les voir s'en aller.... il faut dire qu'il préfèrait les voir loin afin qu'ils ne se rendent pas compte que pour le moment le pauvre druide n'avait aucune idée de comment gérer la situation... mais pour ne pas perdre la face, il saisit son courage à deux main et entra d'un pas décidé dans la grotte résolument sombre
- J'ai dis que je ne voulais pas de votre aide, j'arriverai bien à me débrouiller seul ! cette histoire est de MON ressort !
« mais de quoi veut elle parler » pensa le druide tout bas.... enfin bon, quoi qu'il en soit, il se dirigea vers l'intérieur de la grotte d'un pas mal assuré
Riesz saisi le lutin par le bras
- Attend mon ami, ne pars pas seul, si c'est bien ce que je pense, nous allons droit au casse pipe de cette façon..., je ne connais qu un seul animal de la taille d un blaireau, qui vive dans une grotte, et qui possède 8 pattes,....de la description que tu nous a fait de l'adulte, pour moi, il s agit la d'un AUROMVORAX ! Mieux vaut que nous entrions a plusieurs, je doute que ton grand courage suffise face a la force de cette puissante bête ! comme dirait un de mes cousin coureur de donjons, "il va falloir utiliser la ruse", mon petit ami
- AUROMVORAX ?? jamais entendu parler ! lâche moi le bras, j'y vais... et SEUL !
Riesz saisi son ami suicidaire par la taille et le soulèva de terre, tout gesticulant qu’il etait ! et l emmèna avec lui hors de la grotte, hors de danger, avec les autres...
- Ne m’en veut pas, fier druide, mais je ne veux pas apprendre a Rohagus et aux autres que leur lutin adoré a fini dans l estomac du plus dangereux mammifère des royaumes.... écoute moi j’ai une idée...
- Mais ça suffiiiiiiit !!! dis le lutin en secouant ses jambes sous le bras de Riesz ! je veux qu'on me laisse tranquille ! et qu'on arrête de profiter de ma taille ! il faut secourir ces créatures d'Aviehla ! elles sont males en point et en danger !!
A peine reposé à terre Feanor essayera de s'échapper de l'emprise de l'elfe
- Calme toi, lutin , nous ne devons pas nous précipiter, je ne veux pas plus que toi faire de mal a ces aurumvorax, bien au contraire, mais ce serait de l'inconscience de te présenter a deux reprises devant ce fauve... S'il s'agit bien d'un aurumvorax, on va devoir être très prudent, car ces bestioles là vous sautent dessus, et lorsqu elles vous serrent dans leur gueule, elle ne vous lâchent plus ! Mais tout aussi dangereux que sa mâchoire, sont également ses griffes ! avec ses 8 pattes l aurumvorax vous déchiquette en moins de temps qu il ne faut pour le dire !...
Riesz amplifiait a peine son récit, peut être pour essayer de suffisamment effrayer le petit homme que son sens du devoir rendait trop imprudent... elle poursuivit.
- Inutile de vouloir l'enfumer ou même le brûler, les aurumvorax résistent totalement au poison et le feu n'a que très peu d'effet sur eux... il va falloir ruser pour secourir ce petit aurumvorax malgré lui et ...malgré son père....Je crois que la solution la plus sage serait d attirer la bête hors de sa tanière, et la faire fuir dans la foret le temps qu on porte secours au petit, et qu on file en vitesse, car il reviendra très probablement ensuite... mais tant qu on restera dans son antre, il restera sur la défensive et nous nous serons en position d’infériorité... mieux vaux essayer de le faire sortir, les aurumvorax ne peuvent pas prendre les petits dans leur gueules, ça nous laisserait une chance pour secourir cette pauvre bête.. Il doit être la depuis plusieurs jours maintenant, et ils ont sûrement faim.... il faudrait essayer de l attirer...
- Bon, IL SUFFIT !!! je n'ai jamais entendu parler de ces auromavoracilox ou que sais je ! et pourtant je pense avoir une connaissance bien plus précise que toi du règne animal ! de plus, ai je précisé que cet animal que j'ai vu n'avait absolument pas le pelage doré ? amie Riesz, je commence à croire que tu délire, le cavalier sur le pont et cette onde de choc t'ont quelque peu fait perdre la raison... alors amis elfe et humain, je vais entrer dans cette grotte, voire de quoi il s'agit et ENSUITE vous faire un rapport... quand à toi, n'essaye plus de m'en empêcher ou je vais finir par voir rouge ! l'heure n'est pas à la plaisanterie ! ces petites bêtes ont besoin d'assistance ! nous avons perdu bien assez de temps comme ça !
Ce coup ci, Feanor se dirigea d'un pas résolu vers la grotte, bien décidé à ne plus se laisser mettre de bâton dans les roues... il avait décidé de venir en aide à ces petits ! et il le ferrai quel qu'en soit le prix à payer !!
Aldebaran qui observait l'échange entre Riez et Feanor, prit la parole alors que Feanor s'engouffrait dans la grotte :
- Attends petit druide! Je suis tout à fait de ton avis. Je ne sais pas pourquoi Aviehla n'a plus ta confiance mais je pense que cette épreuve est un test. Seul toi est en mesure de faire quelque chose. A toi de te débrouiller pour trouver la meilleure solution. Il n'y a pas d'autre alternative si tu veux devenir un grand druide!
Le nain qui lui aussi ne comprenait pas tout les tenants et aboutissants de l'histoire regarda la psioniste et haussa les épaules
- Puisqu'il y tient tant que ça .... peut être que l'archer a raison, il cherche peut être la rédemption...
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Le druide réussit finalement à entrer dans la caverne envers et contre tous. Il avança doucement et dès qu’il aperçut la bête il fit appel a Avhelia, la prière qu’il fit là fut une des plus pur qu’il n’avait jamais faites. La rencontre avec la déesse lui avait remis les idées claires et les mises en garde de la psioniste lui dictaient la plus grande prudence. Il eut tout de même une appréhension, il ne savait pas si Avhelia allait lui apporter soutient et assistance, mais contre toute attente l’aura verte le recouvrit et il sut qu’il pouvait maintenant communiquer avec la bête
- Bonjour ! dit-il d’un râle rauque qui le surpris lui-même
La bête recula, sûrement déstabilisé, par le fait que cette petite chose parlait son langage
- Qu’est ce … ? répondit-il, toujours sur ses gardes, mais plus très sur que l’intrus était un danger
- Je suis Feanor, druide au service d’Avhelia, notre mère a tous et c’est grâce à elle d’ailleurs si nous pouvons nous comprendre. Nous ne voulons que t’aider. Le petit est en danger et nous voulons seulement le sauver d’une mort certaine. Il ne survivra pas sans notre assistance
- Personne ne touche à ma descendance, il avait durcit le ton
- Oui mais tu n’auras pas de descendance si tu ne nous laisse pas faire, qui va le nourrir…… ?
Un long, un très long silence s’en suivit, Feanor ne bougeait pas d’un pouce pour ne pas troubler la réflexion de son interlocuteur un peu particulier.
- Quelle assurance ai-je que vous n’allez pas mal agir un jour ou l’autre avec lui… ?
- Aucune…uniquement ma parole et ma bonne foi, nous prendrons soin de lui c’est tout je te le jure
- Tu ne le peux, druide….Il te dévorerait des qu’il en aurait la possibilité, c’est un male…. et l’instinct reprendra ses droits, nous sommes une race sauvage et solitaire
- Tu préfères donc le voir mourir ou le tuer toi-même …. ?
Là encore le silence, dura un bon moment , la question de Feanor posait un cas de conscience a l’aurumvorax.
- Oui je préfère ça et tu vas mourir petite chose, je laisserai ta dépouille a ses coté et il se nourrira de tes chairs.
- Sans dents, sans pouvoir voir, sans assistance extérieure, il périra à coup sur…..Et toi aussi si tu me tues, mes amis au dehors ne te laisseront pas la vie sauve, ni celle de ton rejeton d’ailleurs, assurément.
Une fois de plus, silence prolongé
- Tant pis druide, je ne me laisserai jamais avilir par des bipèdes, je vais mourir mais dans l’honneur et combat
Il fit claquer ses dents, le bruit fut métallique, cette bestiole était tout de même très spéciale. Feanor se sentait tout a coup partit dans une bien mauvaise situation, il avait pensé l’enchevêtrer, mais est ce que sa déesse lui accorderait ça, entraver les mouvements d’un animal probablement pas. Son esprit criait au secours, sa voix ne le pouvait pas elle pour ne pas provoquer la bête devant lui, Il était aux abois, tous ses sens étaient en alerte, l’aurumvorax allait attaquer et effectivement il bondit sur Feanor, a la gorge. Celui ci n’eut d’autre idée ou de solution que d’esquiver d’un retrait du buste par la gauche. L’octopode, manqua donc sa cible. Handicapé par la petite taille de sa proie, un humain aurait été plus facile à attraper et l’issue du combat n’aurait pas fait de doute, a un contre un l’humain aurait péri en quelques minutes, voir même quelques secondes. Fort de ses deux cents cinquante kilos, des armes redoutables que sont ses dents et ses multiples griffes effilées comme des rasoirs et de la résistance de sa peau. Il retomba donc au sol et se retourna pour attaquer à nouveau. Les positions étaient inversées. La dernière chance de Feanor était de faire appel a sa divinité pour enchevêtrer son assaillant, récupérer le petit, prendre ses jambes a son coup et préparer ses amis au combat….Pour la sortie du père très certainement pas content de ce rapt, mais c’était pour la bonne cause, on ne pourrait lui reprocher en au lieu.
Il lança instantanément l’invocation de sa prière, au lieu de l’aura verte qui le recouvrait lorsque Avhelia répondait à ses prières, apparut dans la grotte une violente lueur verte. Avhelia se matérialisa entre les deux combattants.
- ASSEZ ! ! Dit-elle.
La bête était déjà couchée en position de soumission totale, Feanor lui était une fois de plus abasourdit.
- SALUT A TOI SKRAUGBASSOR ET REBONJOUR A TOI FEANOR…. LE LUTIN A RAISON ET TU LE SAIS MAIS TU ES TROP FIER POUR L’ADMETTRE, QUANT A TOI C’EST PAR FIERTE QUE TU FAIS TOUS CA. RAVALEZ VOTRE FIERTE TOUS DEUX.
Elle ne parla plus pendant un moment qui sembla interminable au lutin, mais aucun des deux belligérants ne rompirent le silence.
- PARFAIT QUI NE DIT MOT CONSCENT. DONC LE LUTIN VA PRENDRE LE PETIT, ENFIN PAS LUI …. PARCE QU’IL EST TROP LOURD, DONC FEANOR TU AS POUR MISSION DE TROUVER UNE PERSONNE DE GRANDE TAILLE POUR LE RECUPRER, PUIS LE NOURRIR ET POUR A LA LONGUE L’APPRIVOISER
La bête poussa un râle rauque, Avhelia se retourna vers Skraugbassor
- AURAIS-TU QUELQUECHOSE A REDIRE… ?
- Les puniras-tu s’ils agissent mal avec ma descendance ?
- JE PUNIRAI FEANOR
Même silence que précédemment et même méthode d’approbation des deux parties, pas un mot.
- BIEN ! FEANOR SI TU AS DES QUESTIONS POSES-LES. D’AUTRE PART MONSIEUR LE DRUIDE QUI SOUFFLE LE CHAUD ET LE FROID. TON ACTE EST REMARQUABLE, IL Y A TRES PEU DE NAISSANCES D‘ARUMVORAX ET EN SAUVER UN DE LA MORT EST UN ACTE QUI MERITE D’ÊTRE REMARQUE ET MERITE UNE RECONAISSANCE, DEMAIN MATIN TU REVEINDRA DANS CETTE GROTTE POUR ME DEMANDER UNE FAVEUR, PREND LA NUIT POUR Y REFLECHIR .
Elle le laissa déjà a sa réflexion et se tourna vers Skraugbassor.
- QUANT A TOI TU PEUX RE TOURNER SUR TON TERRITOIRE, FEANOR VEILLE SUR TON PETIT ET JE VEILLE SUR FEANOR
L’aurumvorax se redressa d’un bon et partit à une vitesse hallucinante, il savait que son territoire était en danger car inoccupé et qu’un autre était peut être en train de le lui ravir, c’était le risque à courir pour avoir au moins une descendance abandonner son territoire le temps d’une gestation. A cet instant il était libre et il en profita au plus vite.
- Veuillez me pardonner ma déesse mais mes agissement ne sont point le fruit de la fierté mais plutôt le fruit de mon repentir qui je vous l'assure est des plus sincère... je ne recommencerais plus mes farces stupides, même si cela est dans ma nature.... enfin je ne ferrai plus rien qui pourrait nuire à l'ordre druidique... je le jure ! que des oreilles de souris et des dents de lapin m'en pousse si je ment ou si je venais à transgresser ma parole !
- TON REPENTIR EST LOUABLE MAIS CE NE SONT PAS LES FARCES QUI SONT PUNISSABLE FEANOR MAIS LA MISE EN DANGER ET EN CE CAS LA MORT DE MES SUJET. T'AI JE RAPPELER A L'ORDRE POUR CET ARBRE ?
la déesse n'attendait pas de réponses
- Heu... des questions, ou j'en aurais... quel est le régime alimentaire de ce brave petit ? il me semble avoir compris qu'il était exclusivement carnivore...
- PAS EXACTEMENT IL LUI FAUDRA AUSSI DE L'OR ET DE METAUX QU'IL CHOISIRA PAR LUI MEME. C'EST UN ANIMAL TRES PARTICULIER QUE L'ARUMVORAX
- il me faudra donc tuer d'autres animaux pour en laisser vivre un seul... est vous sûr sans vouloir vous manquer de respect que de sauver un animal ayant un tel régime alimentaire est une bonne chose ? l'espèce est elle à ce point menacée ?
- OUI FEANOR CES ANIMAUX SONT TRES RARE ET IL N'Y A DE NAISSANCE QUE TOUT LES 8 ANS
- Si c'est le cas je pense la nourrir de lapins, ils sont adorable, je le sais bien mais se reproduisent à une vitesse remarquable... je pense que cela me déchirera le cœur systématiquement mais si il le faut, je le ferrai.... après leur en avoir parlé bien entendu.... je prendrais le plus faible... celui ayant le moins de chance de survie... ou alors le plus dépressif si il y en a un, ou celui ayant le moins de famille..... je sens que cette tâche va être ardue... mais j'essayerai de bien choisir...
- TU N'AURA PAS A FAIRE TOUS CA L’HOMME DE GRANDE TAILLE QUE TU CHOISIRAS LE FERA POUR LUI ET IL N'EN TUERA PAS PLUS QUE SA MERE L'AURAIT FAIT POUR LUI
Quand à la récompense, je n'en veux point, votre pardon me suffira amplement et comblera bien plus que mes espérance...
- TU AS LA NUIT FEANOR
le lutin tourna des talons et s'apprêta à sortir de la grotte quand une idée lui frappa l'esprit...
- Si, finalement j'ai un vœux... enfin si il n'est pas trop tard et que vous acceptez de le prendre encore en compte.... j'aimerais... enfin... rendez la vie à la mère du petit, je pense qu'une famille unie sera bien mieux pour l'avenir de ce petit être que des parents humains elfe et lutin... ainsi les tradition et le style de vie de sa race se perpétueront en même temps que sa descendance... ce qui n'aurais été le cas si nous nous occupons de lui... enfin, ne pensez pas que je veuille me décharger de cette lourde tâche qui m'incombe mais je pense que ce serait sincèrement bien mieux pour le petit... mais bon, si cela va à l'encontre de votre volonté ou que ramené une créature à la vie est contre vos préceptes, je serais ravie de m'en occuper...
- NON CA JE NE LE PEUX MALHEUREUSEMENT PAS. SON AME NE M’APARTIENT PLUS, IL TE FAUDRA CHOISIR AUTRE CHOSE ET SI C'EST MON PARDON QUE TU DESIRES TU L'AURA. MAIS TU N'AURA PAS A T'OCCUPER DE CET ANIMAL FEANOR. TU NE SERA PAS SON MAITRE OU SON PERE COMME TU PEUX LE PENSER. TA TAILLE L’EXCLUE. IL TE TUERAI RAPIDEMENT PAR JEU. SACHE LE FEANOR LA PERSONNE QUE TU CHOISIRA AURA DE GRANDE CHANCE DE SE FAIRE BLESSER UN JOUR OU L'AUTRE. C'EST UN ANIMAL D'UNE FORCE INCROYABLE. PAR CONTRE JE TE FAIS GARRANT DE CE QUE CET INDIVIDU FERA DE LUI.
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- S'il est aussi coriace que vous le dites. qu'il y reste dans sa grotte si c'est la sienne. les chevaux dormiront dehors voila tout. quant au p'tit....
Le nain écarta les bras et les fit retomber sur ses cuisses. personne ne sut réellement si il parlait du nouveau né ou du lutin car un râle rauque leur parvint depuis l'intérieur de la caverne. puis se fut un concert de ces drôles de raclement de gorge
- il communiquent...? demanda Nadrahir
il n'eurent pas le temps non plus de répondre a cette question puisque une voie se fit entendre non loin de là dans la foret.
- Houuuuuuu !!!…
Rohagus fit irruption dans la clairière, il avait subit un sort metamorphique terrible : des écailles lui avait poussées partout sur le corps. enfin non, seulement sur le torse dans le dos et sur les bras. il s'approcha et ils découvrirent qu'il était affublé d'une nouvelle veste faites d'écailles dont ne savais quoi .... il arriva et fit un tour sur lui même....
- Alors ? dit il...
- Alors ça pue le poisson !!! poahh !!! rétorqua Belharut va falloir me jeter ça au feu au plus vite ami gnome... ou as tu été chercher ça dans les poubelles de la poissonnerie de cette bourgade pourrie ? poahh !!! enlève là de suite s'il te plait poahhh !! mais comment as tu pu ne serait ce que l'enfiler. on va avoir tous les prédateurs du coin qui vont rappliquer d'ici peu c'est sur .
Le gnome parut assez surpris de la réaction du nain et de Nadrahir qui se cachait le nez du revers de la main. mais ils ne purent poursuivre leur discussion car les râles dans la grotte se firent tous a coup plus violent. Belharut avait déjà la main sur sa hache et s'apprêtait a entrer lorsqu'une violente lumière verte sortie de la grotte et éclaira toute la clairière comme en plein jour pendant une trentaine de secondes. Rohagus qui n'était au courant de rien roulait de gros yeux interrogateurs. soudainement de ce halo de lumière surgit un animal pourvu de huit pattes, il détala plein ouest s'en faire attention a eux. quoiqu'il tourna la tête pour flairer l'air ambiant de la clairière, intrigué qu'il fut. la lumière s'éteignit alors. ils restèrent bouche bée. se regardant les uns les autres pendant un long moment. qu'était devenu Feanor, avait il terrassé l'aurumvorax a lui tout seul ou non. ils avaient peur de la réponse et personne ne voulais ne serait ce qu'imaginer ce qu'il avait bien pu se passer. le premier a rompre le silence fut Belharut.
- Poaahh !
Et il regarda le gnome d'un air mauvais....
- Oh Hé !, fit Rohagus qui sentait poindre une once de son énervement fatidique. C'est moi le gnome ici, c'est moi qui ai un nez capable de vous dire ce qui sent bon et ce qui ne sent pas bon ! Ce qui ne sent pas bon, c'est Tchak-Tchuk ! Ce qui sent bon, c'est Riesz ! Ce qui ne sent pas bon, ce sont tes bottes Belharut ! Ce qui sent bon, c'est ma nouvelle carapace de... de... de truc ! Et ce qui ne sent pas bon, c'est aussi cette horreur pattues ! Qu'est-ce que c'était?!
Mais comme le gnome vit que ses camarades regardaient le fond de la grotte, sans réfléchir, il s'avança vers elle et voulut regarder à l'intérieur :
- Feanor est parti là-dedans ? Mais pourquoi faire ? Feanor, tu es là ? Ouhouuu !? Viens me dire si tu trouves qu'elle est pas belle ma carapace !
- Il n'y pas de doute possible ! je ne m'étais pas trompé. c'est bien d'un aurumvorax qu il s'agit ! je l'ai vu ! nous l'avons tous vu ! Pauvre Feanor, il n avait aucune chance... je l avais pourtant prévenu... paix a son âme... une âme qui fut aussi grande que son corps fut petit.... puisse t il trouver le repos au paradis des lutins...
Riesz, toute triste d’avoir sûrement perdu un ami aussi petit que têtu...
- Heiin ?! quoi ?! Qu'est-ce qu'il est arrivé à Feanor ?! Riesz, qu'est-ce qui s'est passé ? Feanor, tu es là ? Tout va bien ? Allo !!!?"
- hélas.. il ne répond même plus.. ce monstre l'a sûrement dévoré en un gniak! avec un peu de chance il l'aura gobé et peut être Feanor est encore dans l estomac de ce fauve!?
- Gniak ?......
Rohagus resta planté là, les yeux grands ouverts, comme en transe après avoir entendu les paroles de Riesz.
- Feanor... gniak ?... gn... i.... ak ?ak ? ak ak ?"
Puis le gnome se reprit
- Comment ça, gniak le Feanor ? Je peux avoir une idée plus précise de ce qui s'est passé ?
Et sans attendre la réponse, il se tourna vers la grotte, porte ses mains à sa bouche et hurle :
- FEAAAANOOOOOOOOR !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Heu... t'es là ? demanda-t-il ensuite plus doucement et la voix un peu cassée
Feanor sortit de la grotte
- C'est pas la peine de crier comme ça, dit il au gnome, qu'est ce que c'est que cette odeur de poisson? ajouta t'il n'ayant pas remarqué la nouvelle veste d'écailles de tortue de Rohagus.
- Poooaahh !!!! entendit on…
- L'odeur de poisson, fit Rohagus, c'est Belharut qui a mal digéré son dernier repas. Comme tu peux le voir, il a l'air tout malade... Ceci dit, tu es un ami des bêtes, Feanor, tu ne dois donc pas être dégoûté par une odeur de ces merveilleux habitants de l'élément aquatique... hmmm... n'est-ce pas ? Riesz m'a raconté que tu t'étais fait manger par un Aurasthmluwmutrucmuche... un machin... est-ce que c'est vrai ? Tu as l'air bien portant, non ?
- Poooaaah !!! Quoi ?? Mais non c'est sa veste en écailles de j'sais pas quoi qui pue la marre un jour d'équinoxe. Brûlez-moi ça je vous ai déjà demandé. On va avoir à faire à une horde de lynx dans peu de temps.
- Heu...... non je ne me suis pas fait manger....le père est d'accord qu'on emmène son petit mais...heu.... il faut que je trouve quelqu'un des plus responsable pour s'en occuper! je le ferai bien moi-même mais ma taille me l'interdit...ainsi, si l'un d'entre vous voulait bien le prendre sous son aile et s'occuper de le nourrir jusqu'à ce que je trouve quelqu'un de réellement fiable, qualifié, compétent et motivé... ça m'ôterait une épine du pied.... heu... s'il vous plait...dit le lutin en se tournant vers les grands gens
- Feanor comme je suis heureux de te revoir ! j'ai bien cru que tu avais fini dans l’estomac de cet aurumvorax ! !
- Euh... sans moi, le bestiau, faut vraiment qu'on l'emmène Feanor ? et puis, je ne suis pas de "grande" taille de toute façon, qu'est ce que c'est encore que cette idée farfelue, commence à me courir tous ça ....
Le nain avait rosi, signe avant ciourreur du rougissement…
- Heuu... Feanor, il faudrait qu'on adopte un bébé de ces monstrueux trucs à 8 pattes ? Il est hors de question que je brûle ma carapace ! Fit Rohagus qui suivait 2 conversations en même temps. Déjà, je ne fais pas le poids face à un de ces trucs, mais en plus pourquoi faudrait-il l'adopter ? Vu le prix qu'elle m'a coûté, je ne vais sûrement pas m'en débarrasser ! Et ça mange quoi en plus ces horreurs? Et vous, vous trouvez pas que votre haleine de bière va attirer tous les éttins de la région ? Mais surtout comment en êtes-vous arrivés à faire cette proposition à son père, Feanor ? Bon, et puis, on s'est bien habitué à l'odeur de Tchak-Tchuk, vous vous habituerez à l'odeur de ma carapace, Messire Belharut. Eh, Riesz, tu veux adopter un tigre à dents de sabres à 8 pattes ? Nadrahir, c'est un truc pour un guerrier comme toi, ça, non ? Aldebaran, toi, l'ami des animaux, tu veux vraiment pas ? Sinon, ça va, Feanor, tu ne risquais rien dans cette grotte ? Vous avez mangé, au fait ? On va dormir ici, dans la grotte d'un animal sauvage, c'est ce que vous avez prévu ?
tout le monde devisagea le gnome, abasourdis… personne ne repondit…. A aucune des questions pour la plupart oubliés sous le flot.
- On l'emmènera ou alors je ne bouge pas de la ! C’est nous deux ou ce sera sans moi ! A vous de voir.... faites votre choix ! Si vous voulez nous en rediscuterons demain matin, vous aurez la nuit pour réfléchir moi je vais me coucher ! Feanor sortit de son sac une petite couverture tissée à l'aide d'éléments végétaux la jeta sur le sol à coté du feu, se coucha dessus, l'enveloppa autour de lui même et se laissa aller à de doux songes qui se transformèrent rapidement en cauchemar ou il finissait dévoré par une effroyable créature à 8 pattes qui mesurais 2 à 3 mètre de long....
- Soit druide ! mais moi je ne m'en occupe pas.
On entendit soudain un hurlement qui déchira la nuit, il dura sur un ton monocorde un temps qui parut interminables
- Des loups !! voila je l'avais, on va se faire bouffer par une meute de loups , ôtez moi cette saloperie par Kaleus, vous voulez vous faire dévorer ou quoi...?
Certaines parole du gnome lui revinrent a l'esprit
- Le prix !!!! vous avez acheter ça ? enfin je veux dire vous avez payer pour un truc qui va nous envoyer tous dans des estomacs de loups...? je rêve !!!
Se reprenant pensant a autre chose il dit
- Attendons Falco il pourrait peut etre s’en occuper ? j‘ai déjà vu certains mages qui avaient des animaux a leur cotés, ils leurs donnaient un nom particulier que j'ai oublié....enfin en son âme et conscience bien sur, je ne sais pas vraiment quels risques il peut y avoir...
- Des loups ? hummm je ne saurais le dire, j'étais à moitié endormis au moment des hurlements ! enfin bon, je vais me coucher maintenant et si es loups arrivent, réveillez moi, j'essayerais de les raisonner..... MAIS EN AUCUN CAS n'attaquer les ! ce ne sont que de pauvres créatures innocentes ! enfin bon, sur ce, bonne nuit dit le druide en se retournant dans son couchage....
- Messire Belharut ? a-t-on jamais vu des loups piscivores ? Non ! S'il y a bien un animal piscivore, ce n'est pas le loup, mais plutôt l'ourssss...
A ces mots, le gnome tiqua un grand coup.
- L'ours ?, s'étrangle-t-il.
Rohagus semble réfléchir 2 secondes.
- Suis-je bête, ce n'est pas une région à ours, nous ne risquons rien. D'autant que notre druide est là pour lui expliquer que je ne suis pas un saumon. Et que Falco est un grand mage désormais accompagné d'un truc à huit pattes. Et que...
Le gnome accorda à son auditoire soulagé 5 secondes de répit.
- Bon ! Je grimpe dans cet arbre pour dormir ! On se retrouve demain ?
Sur ce, Rohagus choisit un gros arbre dont le tronc épais semble totalement inescaladable, sortit son matériel d'escalade, et entama son ascension difficile en marmonnant tout bas :
- Qu'il y vienne, l'ours, il saura jamais monter là-dedans, c'est clair.. j'espère
La nain se dirigea vers lui et le rattrapa par le fond de son pantalon et le fit redescendre.
- Pas si vite, avez vous eu quelques indices sur notre fameux cavalier....
- Iiik !, fit Rohagus, tentant d'atteindre le tronc de son arbre de ses petits bras tandis que Belharut le retenait par le pantalon.
-Je pensais que vous seriez trop fatigué pour en parler maintenant...
Le gnome arrêta de bouger, se redressa et se tourna vers le nain.
- Bon, votre cavalier est passé par la ville, s'est arrêté le temps de se restaurer dans l'auberge que le reste de notre groupe fouille consciencieusement pendant mon absence, j'en suis sûr, puis il est reparti à cheval vers le Nord... et sans doute vers l'endroit où nous nous dirigeons nous-mêmes... Bon, ils ont un temps d'avance sur nous, d'accord, mais que cela ne nous empêche pas de dormir.
Sur ce, le gnome tira sur son pantalon pour en détacher la main du gnome et reprit son escalade.
Aldebaran avait tous ses sens en éveil. Il sentait qu'un danger approchait, les loups sûrement mais il n'en dit rien à personne...
- Excusez-moi mais maître gnome, mais puis-je vous posez une question?
Sans attendre la réponse de Rohagus, il prit un air plus sévère :
- Pourquoi pensiez-vous que nous serions trop fatigués?? Cette information est capitale! C'était la première chose qu'il fallait nous dire en arrivant!! Les serviteurs d'Oblitor ont déjà une épée et maintenant encore plus d'avance sur nous et vous pensiez que nous serions trop fatigués pour en parler MAINTENANT? Et puis ou avez-vous trouvé cette chose affreuse qui empeste!! J'espère qu'elle vous protège autant qu'elle pue sinon....
- hohohohohohohoooooooo !!!! ARRETEZ DE HURLER !!! IL Y EN A QUI ESSAYENT DE DORMIR !!!
- Comment peut on avoir de l'avance lorsque l'on ne sait pas ou l'on va .... lança Belharut. il n'y a que nous qui savons vers ou nous dirigeons et un prêtre même d'Oblitor, y réfléchirait a deux fois. moi même je m'y suis résolu en dernier ressort.
Le nain semblait réfléchir...mais ne trouvant pas de réponses convenables a ses yeux, il livra sa pensée :
- Alors ou va ce cavalier et pourquoi si vite....? ne faudrait il pas mieux qu'il nous suive pour savoir ou nous nous rendons...? ou alors il ne va pas là ou nous allons.....?
Il regarda si certains pouvait avoir une hypothèse...Depuis sa branche d'arbre, Rohagus paraissait intrigué :
- Eeeeh... Les prêtres d'Oblitor n'aimeraient vraiment pas aller où nous allons ?... Vous... Je me trompe où vous ne nous avez pas encore donné de vraies précisions concernant l'endroit où nous allons ? Où est-ce précisément et pourquoi est-ce si dangereux ?
- Tiens, tiens je pensais que certains voulaient se reposer ou encore pensais que nous étions fatigués au choix. mais qui maintenant ne se préoccupe guère ni de l'une ni de l'autre.....
Le nain regarda le gnome d'un œil noir
- Vous le saurez bien assez tôt, de toute façon mourir la bas ou ailleurs.....qu'est ce que cela peut bien faire maintenant, nous sommes en retard sur le cavalier, nous sommes en retard sur les épées....alors, savoir.....
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Le nain avait pris le premier tour de garde pour se calmer de cette petite discussion qu'il venait d'avoir avec le gnome et pour réfléchir aux évènements qui venaient de se passer quelques instants auparavant. Il mit du temps avant de passer la première étape : se calmer, l'odeur étant toujours présente mais il y parvint tout de même...
Soudain, il fut tiré de sa réflexion, il était sur d'avoir entendu le souffle d'un cheval. De par sa race, il pouvait voir la nuit mais rien devant lui ne bougeait. Puis un craquement lui confirma que l'on approchait.
Il abandonna la garde pour aller réveiller tout le monde, tous n'étaient qu'à peine endormis, enfin pour ceux qui étaient restés à terre pour les autres le nain les savait en sécurité. Ils se préparaient au combat, attendant avec anxiété l'arrivée de la bête prédite.
Au lieu de ça c'est le visage jovial de Tchak-Tchuk qu'ils virent pénétrer dans la clairière. Ils se regardèrent tous, n'en croyant pas leurs yeux. Le Gobelin s'avança vers eux suivit du reste de la troupe quelques peu modifiée. Premièrement il n'y avait plus de charrette et deuxièmement une femme les accompagnait, à moitié habillée ou pas encore tout à fait déshabillée selon les interprétations de chacun.
- Rassurez-moi frère d'arme, vous n'avez pas perdu notre charrette et pas non plus ramenée cette fille ici au camp pour .....? Enfin bon ! Qu’est ce que vous faites là? demanda le paladin au paladin
Bontyr ne put répondre, car le gobelin lui vola la parole de toute façon il était épuisé et ne voulait qu'une chose après cette terrible journée pour lui : se reposer
- Ca sent bon ici comme dans les égouts de Morn près de la poissonnerie mais en plus ..............il cherchait son mot. En plus pur voila ! Il regarda les autres. Vous trouvez pas?
- Ils vous expliqueront. il faut que je récupère....
Ce furent ses derniers mots avant qu'il ne s'étale lentement par terre avant de s'endormir en quelques secondes.
- Raaaahhhhh ! encore du bruit !! mais quand est ce qu'on arrivera enfin à trouver le sommeil !! vous n'étiez pas censé dormir en ville vous ? bon, alors installez vous ET SANS BRUIT.....heu.... vous aussi mademoiselle d’une voix plus calme à la vue d'une nouvelle future connaissance, enfin bon, faites vite, couchez vous et essayez de ne pas ronfler !... ça compte aussi pour toi Tchak-Tchuk nous ferrons les présentations demain matin aux aurores à tête reposée !
Puis les uns après les autres tous les regards du groupe de campeurs se portèrent sur Gladrel. Puis sur les autres puis sur Gladrel à nouveau.....d'un air de dire "Accouchez !!!!
- Beuh, une femme de ces grandes gens...
Du haut de sa branche d'arbre inaccessible, Rohagus ne s'était qu'à peine retourné pour voir la nouvelle arrivante. Mais déjà, tout énervé de n'avoir pas encore suffisamment pu dormir à son goût, il se retourna, ferma à nouveau les yeux, se pelotonna plus confortablement dans sa jolie veste en carapace et ne fit que dresser un peu l'oreille pour écouter la description de qui était la femme en question.
Quelque peu intimidée par les regards insistants qui pesaient sur elle, Gladrel, qui avait fini par se rendre compte du manque de décence de sa tenue, prit le partie de s´éclipser derrière un buisson pour remédier à cela et ainsi, laisser le loisir à ceux qui l´avait recueilli de s´expliquer avec leurs amis
Tarabas se porta à hauteur du paladin.
- Messire Bontyr? Votre intervention à l'auberge fut tout à fait déraisonnable, mais le fait est qu'elle a porté ses fruits. Avec cette fureur vous étiez dans le vrai, et j'étais dans le faux. Vous avez honoré Ankhmar, et j'ai fait preuve de pleutrerie...
Belharut profita de l’absence de la dame et du fait que le druide n’atait toujours pas endormi pour tenter de regler un de leur probleme. Il raconta toute l’histoire de la grotte et de l’aurumvorax et demanda a Falco s’il ne voulait pas etre le tuteur.
- erm.. je suis assez .. euh.. fasciné... par ces puissants fauves... un bébé aurumvorax en guise de familier me plairait beaucoup... le régime alimentaire de ces bébêtes... est un peu... erm.. particulier... en fait leur nom signifie tout simplement "qui mange de l'or..." même si dans la pratique n importe quel metal précieux ou même des gemmes de valeur feront parfaitement l affaire... et puis bien sur, il y a la viande ! mais bon je suis sur que Tchack-tchuck n'hésitera pas une seule seconde a partager son jambon avec cet adorable chaton….
Feanor se releva de son couchage, fixa le mage et lui répondit d'un ton sec
- D'accord ! tu t'en occuperas mais rien n'est dit que je t'en laisserais la garde ! si tu arrives à lui témoigner l'attention, l'amour, et le dévouement qu'il faut ET que tu arrive à gagner ma confiance, je te le laisserais ! dans le cas contraire.... je me verrai dans l'obligation de lui trouver un autre maître !
Le mage entra donc dans la grotte suivit du druide. Ils ressortirent rapidement. Falco avait un gros Hamster dans les bras, un gros hamster a huit pates…
Falco étreint tendrement Félindra, car c'est ainsi qu il l'a déjà baptisée cette adorable petite aurumvorax, elle se tient là, bien au chaud, calée contre sa poitrine, et mâchonne un bout de tissu qui dépasse de la tenue du mage...
- Oui oui, Rohagus, avant que tu me le demande je te le confirme, il s agit bien d une femelle... Erm.. et oui .... l'odeur de l'aurumvorax est peut être un peu forte... et bien oui, c'est vrai, mais elle reste un fauve après tout, et pis ce n'est rien a coté des relents insoutenables qui émanent de ta cape, mon malicieux ami... Feanor, j'aimerais que vous acceptiez d'être le parrain de Felindra, si un jour il devait m'arriver malheur, je vous demande de bien vouloir vous occuper d'elle... au moins jusqu'a ce qu elle ait ouvert les yeux... certains disent que ces animaux identifient la première personne qu ils voient comme leurs véritables parents... Et puis il y aura des avantages plus tard, quand elle sera devenue une grande fifille... parce qu'avec votre petite taille, couplée a sa force sa robustesse et son agilité, elle pourrait devenir votre fier destrier ! Je vois cela d ici. Hola ! passants écartez vous devant "Feanor le terrible", le sinistre chevaucheur d'aurumvorax, place place, laissez passez ! "regardez.. elle a déjà mémorisé votre odeur on dirait, peut être parce que vous avez été le premier en contact direct avec elle... comme c'est attendrissant..
Ecoutez mon brave, ce que je vous propose est très simple, promettez moi de bien vous occuper de Felindra en toute occasion, et en échange je vous laisserai en faire votre fidèle monture, protecteur et même ami.... Aller, aller donnez moi une petit piécette, pas de chichi.... c'est pour qu elle prenne bien confiance en vous.... elle est en pleine période de dents de lait la... faut qu elle se fasse les gencives. et puis regardez comme elle manque de fourrure.. elle est aussi nu qu un ver.... il lui faut un peu d or... ça accélèrera sa pousse du poil... je compte sur votre bon sens et un peu aussi sur votre charité, ami lutin....Ô regardez ! vous avez vu comme elle se calme quand elle est contre moi ? on dirait qu elle m'aime bien... je me demande lequel de nous deux a adopté l autre...
- pour ce qui est d'être le parrain de cette créature, cela me parait..... normal pour le moment c'est moi qui en suis responsable ! je ne fais que vous en confier la garde....... et si je vois que vous en étés dignes, je vous la laisserais... enfin bon, je vous ai déjà expliqué tout cela tout à l'heure ! soyez assuré que si vous veniez à mourir, j'essayerais de lui trouver un autre tuteur ! je l'ai promis à ma déesse ! mon destin est maintenant lié à cette étrange créature ! quand à l'or, c'est mon devoir que de la nourrir ! voici donc une poigné de ce précieux métal.....MAIS ATTENTION, si je vous voie l'utiliser à d'autres fin qu'à sa nutrition, je vous en enlève la garde !
Aldebaran regarda Falco d'un air suspicieux. Il n'arrivait pas à cerner ce magicien excentrique. Ce dernier continua a parler s’adressant au seul qui dormait deja profondement.
- Bontyr, voyez vous mon brave, si ce petit huitieme-d'homme se retrouve affublé d une queue parce qu'il a fauté... et oui, il est forcement ainsi.. d'ailleurs s'il n'a pas eu la garde de cette charmante petite bête, en montrant Felindra, c'est tout simplement parce que son dieu n'a plus confiance en lui ! j'en veux pour preuve justement cet appendice reptilien qui dépasse de sa culotte ! J'ai déjà eu affaire a ça dans le passé, et je sais parfaitement ce que c'est ! Je suis d'ailleurs le seul a savoir ce que c'est...erm.. erm.. je vais vous expliquer ... c'est a mon oncle Guérart qu'il était arrivé la même chose... il avait une exploitation de navets qu il cultivait lui même, au sud de Valinor, o la la... une merveilleuse entreprise familiale si vous aviez vu çà... c'était magnifique, surtout la petite dernière du fermier local, lorsqu'il faisait beau, qu'il faisait chaud, très chaud, son corps musclés luisait au soleil comme une mandarine parfaitement épluchée, aaaaah la la.. que d'agréables souvenirs j'ai pu garder de cette époque ou nous batifolions nus a travers les foins, c’était l insouciance de la jeunesse... enfin, jusqu au jour où.. où... le sort en voulu autrement : une queue commença a pousser sur l arrière train du tonton ! au début on pensait a une farce de sa part. mais lui même ne comprenais pas ce qui lui arrivait... mais moi j avais compris ! car je savais ce qu il était en train de lui arriver et j'étais le seul a le savoir ! j avais devant moi un cas manifeste de possession ! il a fallu exorciser le grand père ... euh .l oncle.. enfin remarque on aurait pu exorciser les deux... les démons de la sénilités avaient déjà eu le temps de frapper la papé... le pauvre.. papé si tu nous regarde de la haut... paix a ton âme... euh.. je ne vous dérange pas au moins ? vous me le diriez ?
Voyant que personne ne l écoutait... Falco se consola avec son familier et poursuivit le monologue pour elle, attendant désespérément un signe de sa part... un mouvement de paupière...ou même un p'tit miaulement.... mais n'obtiens tout au plus qu un gargantuesque bâillement de sa petite bestiole.... pour la réveiller un peu, il la saisit sous les pattes avant et la soulève au niveau du visage, ses deux petites papates arrières pédalant dans le vide....
" Et il est ou le bébé a son papa ! et ou c'est qu'il est le bébé... ôoooo c'est une brave fifille ça hein... mais oui je sais je sais... a non pas sur la figure.. tu a la langue rappeuse.. Felindra... non ! beurk... Mais oui je vais te trouver de l'or.. mais oui. mais pour l instant tu vas te contenter d un morceau de jambon que tonton Tchak-Tchuk va te couper... tu vas voir... mais non n ai pas peur de lui.... je sais qu'il est pas beau et qu il sent pas bon... mais c'est normal.. c'est pas sa faute.... je t expliquerais tout ça plus tard .. Felindra.. quand tu auras plus de poils.... disons pour l instant que Tchack-Tchuk est l essence du groupe, il est pétrit dans de l extrait d aventurier, regarde : il a l'odeur de Rohagus, la malice de Feanor, la brutalité de Bontyr, et son fond de l'œil jaunâtre rappelle quelque chose qu on ne trouve que dans les plus belles créatures comme toi, ou comme Riesz.. il a les yeux qui sentent le c.. ourage de Bontyr, enfin bref... Tchak-Tchuk ferait un formidable père nourricier j en suis sur... vas y entraîne toi... fait les yeux doux... voila comme ca.. maintenant on va aller le voir...
sur ce la dame ramenée de la ville réaparut
« Tiens » se dit Aldebaran, « un fille maintenant? Mais ou donc sont-ils allé la chercher?? Pfff...Je n'ai même pas envie de l'entendre... Et bien, j'aurai vraiment tout vu avec de groupe...D'ailleurs, j'en ai trop vu, trop entendu pour le moment! Je vais finalement allé me reposer. Je n'en peux plus...Pour mon équilibre, il faut que je puisse revenir en paix sur tous ces événements...il me faut de l'harmonie...celle de la Nature. »
Sur ce, l'archer grimpa avec l'agilité qui caractérise son peuple à l'arbre le plus haut se trouvant dans les environs. Il voulait du calme, de la solitude et il en aurait. Enfin, il l'espérait...
- Mais oui .... viens-là petite bête poilue, je ne te ferai pas de mal ...
Tchak-Tchuk tendit alors la main droite en direction de l'animal, et vérifia également de la main gauche que sa dague est à portée. "Je me demande si j'ai déjà mangé de ce genre de bestiole ... »se demanda-t-il silencieusement. « Bah, ça ne peut pas avoir mauvais goût. Je la ferai griller, et arrosée d'un bon jus de patate, ça sera parfait ! D'un autre coté, son maître ne voudra peut-être pas partagé ... hum ... je lui offrirai la tête, ça compensera ... »
Le gobelin aperçut alors la figure décomposée de Riesz qui ne croyait pas son cerveau d'avoir perçut les pensées de Tchak-Tchuk. Celui-ci lui fit un geste de la tête : « Ben quoi ? »Puis se tournant de nouveau vers l'animal « Allez, viens là petite peste, on va s'amuser tout les deux hé hé hé ... »
- Ah, et j'oubliais, ne comptez-pas sur moi pour le tour de garde, je suis bien trop fatigué ! C'est toujours les même qui font le boulot ici ! Et oui, j'ai encore récupéré des informations ultra-importantes, on en discutera demain .... Et toi, Tarabas, je te déconseille de réciter tes poésie à 3 pièces de cuivre toute la nuit ! On est pas dans un concours de niaiseries, et moi je veux dormir tranquille ! Allez, bonne nuit !
Tchak-Tchuk se leva et s'enfonça de quelques mètres dans la forêt, à la recherche d'un endroit pour passer la nuit ...
la nouvelle arrivante se decida a intervenir maintenant qu'ils avaient visiblement terminé leur prise de bec.
- Merci à tous de m´avoir aidé, je vous en suis fort reconnaissante . Pour commencer, je pense qu´il est de mon devoir de monter la garde cette nuit, puisque je suis certainement celle qui manque le moins de sommeil et qui a le moins fourni d´efforts durant cette journée . quelqu’un n´aura qu´à me réveiller dans une heure, cela me suffira pour cette nuit .
Elle se rapprocha alors de Tarabas pour lui dire quelque chose sans que les autres l´entende . Elle alla ensuite chercher sa couverture, s´enroula dedans et s´endormit aussitôt qu´elle eut posé la tête sur le sol
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Au matin c’est le gnome qui fut éveillé le premier, effectivement une colonie de fourmis avait entreprit de débarrasser "l’armure" de Rohagus de toutes ses substances organiques. Vestiges de la tortue qui avait " habité " dans ces écailles quelques temps auparavant. La démangeaison devenait intolérable est seul le réveil fut salvateur. Il se débarrassa de ces bestioles et descendît de son arbre. Peu de temps après, toute la troupe se réveillait alertée par les premières lueurs du jour.
Le départ fut organisé rapidement, après une collation faites de ………Jambons !! Une fois de plus. La réserve était entamée mais loin d’être épuisée. Ils avaient fait une bonne razzia dans les réserves des " trois vestales " avant de se mettre en quête
Ensuite il fallut retrouver la charrette, camouflée par Bontyr et Cie la veille au soir. Ceci fait le signal du départ fut donné et la caravane se mit en route pour une nouvelle journée de chevauché. Celle ci se passa sans aucun accroc, ils n’eurent pas de nouvelles de leur poursuivant ni d’ailleurs du cavalier qui les précédaient, ils redoublaient pourtant de vigilance, mais aucun signe du passage, ni de poursuite ne fut décelée.
L’ambiance se détendit quelques peu et les discussions allèrent bon train passant d’un sujet a l’autre, l’aurumvorax, la carapace du gnome, le stock de jambon qu’il fallait peut être penser à rationner, les aventures de Gladrel enfin ils occupèrent la journée à faire plus ample connaissance et à s’informer des choses qui s ‘étaient passé alors qu’ils étaient séparés. Tout s’y prêtait, le paysage plat et monotone le sentiment de relative sécurité.
Ils avaient suivit le cours d’eau toute la journée car sa source se trouvait-elle aussi au Nord, au cœur des montagnes qu’ils apercevaient au loin sur leur gauche. Ce paysage leur permettait d’être sur qu’ils n’étaient pas attendus, mais aussi qu’ils n’étaient pas suivit. Ils passèrent la nuit sur une colline, seule au milieu de nulle part sur cette plaine, parfaitement régulière, assez bizarre au demeurant mais qui offrait un point de vue incomparable pour prévenir de toutes arrivées de quoi ou de qui que se soit.
Il se remirent en route, le lendemain et quittèrent le fleuve pour se diriger plus au Nord encore vers une chaîne de montagne gigantesque qui obstruait l’horizon. La température restait agréable même si elle n’était plus la chaleur étouffante que l’on pouvait trouver à Morn. Ils chevauchèrent toute la journée a une allure raisonnable et lorsque le soleil se coucha, ils étaient arrivés aux contreforts du massif montagneux. Cette nuit là, il la passèrent dans une vaste grotte rencontrée en fin de journée.
Ce que fut le troisième jour, ne restera pas gravé dans la mémoire de nos aventuriers comme un bon souvenir il fallait parvenir à franchir un col pour passer de l’autre cote de cette barrière infranchissable autrement. L’ascension fut longue et pénible. Le chemin qui se faisait moins large et de plus en plus cassant serpentait sans cesse pour offrir une inclinaison raisonnable. Ils franchirent le sommet du col peu après la mi-journée. Mais le pire restait à venir, la descente. En effet, celle ci fut beaucoup plus éprouvante physiquement et moralement, du fait des nombreuses glissades contrôlées ou non, Des chevaux, des marcheurs et de la charrette. Il y eut beaucoup de chutes mais aucune ne fut vraiment grave. Ils ne purent finir avant la nuit et restèrent sur le chemin pour établir le camp et dormir tant le paysage était peu propice au « camping ». Ils étaient tous extenués et n’avaient plus les forces d’aller plus loin.
Ils ne terminèrent la descente et ne firent donc leurs premiers pas sur un sol plat que le lendemain matin. Ils n’empruntèrent pas la route mais suivirent la montagne vers l’Est. Ils n’étaient pas entrés dans le marais, ils le devinaient seulement au loin, ils ressentaient sa présence par l’humidité ambiante, par l’odeur aussi. le gobelin et le gnome ne gênaient plus personne, par la brume qu’ils discernaient au loin et par la nature de la terre sur laquelle ils marchaient grasse et gorgée d’eau. Les chevaux et l’attelage avaient du mal à progresser et ils leurs fallut encore cette journée entière pour atteindre leur but. Enfin pour voir leur but devrait-on plutôt dire.
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